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Elles se jettent dans la rivière pour sauver un enfant de 5 ans… seul le petit survit

Publié par Cassandre le 07 Juin 2026 à 8:05
Barrage calme sur une rivière espagnole en été

Un dimanche après-midi de chaleur, un gamin de 5 ans bascule dans les eaux d’un barrage espagnol. Sa mère puis sa grand-mère plongent aussitôt pour le récupérer. Aucune des deux ne remontera vivante. Le petit, lui, a été sauvé in extremis par des pêcheurs. Voici le récit d’un drame qui interroge sur les dangers invisibles des rivières en été.

Venta de Baños : un barrage populaire devenu piège mortel

Le barrage de Baños de Cerrato, dans la province de Palencia, est un spot bien connu des familles et des pêcheurs. En été, quand les températures grimpent au-dessus de 35 °C, des dizaines de personnes viennent s’y rafraîchir dans les eaux du Pisuerga.

Ce dimanche, vers 18 h 35, un enfant de 5 ans se retrouve submergé dans le bassin. La scène vire au cauchemar en quelques secondes. Sa mère, 32 ans, se jette à l’eau sans hésiter. Puis sa grand-mère, 52 ans, plonge à son tour pour tenter de les ramener tous les deux.

Les deux femmes, résidentes de la ville de Palencia située à quelques minutes en voiture, se retrouvent rapidement en difficulté. Le courant, la profondeur, la panique : tout joue contre elles. Sur les rives, un proche — l’oncle du petit — assiste à la scène, impuissant. Il sera hospitalisé dans un état de choc intense après le drame.

Des pêcheurs sauvent l’enfant, mais les secours arrivent trop tard pour les deux femmes

C’est un détail qui serre le cœur. Le petit garçon a été retrouvé conscient, accroché au tronc d’un arbre, tout près de l’endroit où sa mère se débattait. Ce sont des pêcheurs présents sur place qui l’ont localisé et extrait de l’eau avant l’arrivée des secours.

L’enfant a été transféré à l’hôpital Río Carrión de Palencia pour être examiné. Son pronostic vital n’est pas engagé. Mais pour sa mère et sa grand-mère, les équipes médicales n’ont rien pu faire. Le 112 de Castilla y León avait pourtant mobilisé les pompiers de la Diputación, ceux de la ville, la Garde civile et une UVI mobile.

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La subdélégation du gouvernement a confirmé les deux décès. La Garde civile a ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances exactes de l’accident. Ce type de drame se répète chaque été, et les chiffres sont alarmants à l’échelle nationale.

Matériel de secours posé sur une berge de rivière

472 morts par noyade en Espagne en 2025 : le fléau silencieux des eaux douces

Les statistiques sanitaires donnent le vertige. Selon le rapport annuel de la Real Federación Española de Salvamento y Socorrismo, l’Espagne a enregistré 472 décès par noyade en 2025. C’est la deuxième pire année depuis le début du recensement en 2017.

Les plages concentrent la majorité des victimes avec 241 décès. Mais les rivières, souvent perçues comme inoffensives, ont tué 88 personnes. Les embalses, ports et canaux ajoutent 94 morts supplémentaires. Les piscines, 49.

Le profil type de la victime reste majoritairement masculin. Pourtant, ce drame de Palencia rappelle que personne n’est à l’abri. Ni une mère de 32 ans, ni une grand-mère de 52 ans — deux femmes qui n’ont écouté que leur instinct face à un enfant en danger.

Un enfant est vivant ce soir grâce à deux femmes qui ont donné leur vie sans réfléchir une seule seconde. Ce drame, comme des centaines d’autres chaque été, rappelle une chose brutale : une rivière calme en surface peut tuer en quelques minutes. Et si cet article pouvait convaincre une seule personne de ne jamais sous-estimer un cours d’eau, il n’aurait pas été écrit pour rien.

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