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Marne : il tue le fils au lieu du père visé lors d’une soirée arrosée, « je ne regrette rien »

Publié par Cassandre le 16 Août 2026 à 9:18

Un verre entre connaissances, un village de 112 habitants, une soirée qui vire au drame. Dans la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 août, un homme de 29 ans a été poignardé à mort à Saint-Quentin-le-Verger, un petit village de la Marne au sud de Sézanne.

Ce que révèle l’enquête est glaçant : l’auteur présumé ne visait pas sa victime. C’était le père qu’il voulait atteindre.

Maison de village dans la Marne éclairée la nuit

Une soirée qui bascule autour d’un verre de whisky coca

Tout commence de façon banale. L’homme de 32 ans, aujourd’hui mis en examen, se rend avec un ami chez des connaissances de celui-ci pour boire un verre.

Le village accueille ce soir-là, comme l’a précisé la maire Patricia Bertaut à L’Union, des gens extérieurs venus spécialement pour l’occasion.

L’ambiance dérape progressivement. Selon le procureur de la République de Reims, François Schneider, les propos tenus par les participants mettent en colère le mis en cause, qui a déjà bu du whisky coca dans la soirée.

Ce climat de tension, alcool aidant, va déboucher sur l’irréparable quelques heures plus tard.

Il voulait s’en prendre au père, pas au fils

C’est le détail le plus troublant de cette affaire. Le mis en cause l’a lui-même reconnu devant les enquêteurs : sa cible initiale n’était pas la victime.

« Il voulait, toujours selon lui, s’en prendre au père de famille mais s’en est pris au fils et l’a poignardé avec un couteau qu’il avait dans la poche », a détaillé François Schneider.

La scène se déroule à l’intérieur d’une maison familiale, sur la rue principale du village. Selon L’Union, qui a révélé l’affaire, la victime était l’un des fils de la famille qui occupe cette habitation.

Perron d'une maison tâché de sang après un drame

Après les faits, l’homme rentre chez lui. Un geste qui interpelle : c’est lui-même qui appelle la police pour signaler ce qu’il vient de faire.

Les secours arrivent trop tard pour sauver la victime

Les secours sont appelés vers 3 heures du matin pour un homme décrit comme « entre la vie et la mort », selon la procureure de la République de Châlons-en-Champagne, Annick Browne.

Les sapeurs-pompiers tentent de le réanimer sur place, en vain. La victime présentait plusieurs plaies aux bras et dans le dos, causées par une arme blanche, précise France 3.

Une à deux heures après l’intervention des secours, l’homme de 29 ans succombe à ses blessures. Une autopsie devait être pratiquée lundi pour déterminer l’origine exacte du décès.

« Je reconnais avoir voulu tuer et je ne regrette rien »

C’est la phrase qui a marqué les enquêteurs. Interrogé après son interpellation, le suspect n’exprime aucun remords sur ce qu’il vient de commettre.

« Il reconnaît avoir voulu tuer et ne regrette rien », a souligné le procureur de la République de Reims, qui dresse le portrait d’un homme « alcoolisé et sous stups ».

François Schneider évoque un « profil très particulier et inquiétant, avec un antécédent psychiatrique non vérifié pour l’instant ». Un élément qui va peser lourd dans la suite de la procédure.

Ce profil interroge sur ce qui a pu conduire un homme à un tel passage à l’acte, en l’espace d’une soirée.

Brigade de gendarmerie au petit matin dans la Marne

Une enquête qui s’accélère en quelques heures

Le parquet de Châlons-en-Champagne ouvre une enquête en flagrance du chef d’homicide volontaire dès la découverte des faits. La brigade de recherches d’Épernay est saisie du dossier.

La magistrate de permanence se rend sur les lieux durant la nuit. Les investigations initiales orientent rapidement les gendarmes vers cet homme de 32 ans.

Il est interpellé tôt vendredi matin, puis placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de recherches. Vendredi encore, la prudence était de mise du côté du parquet.

« Les circonstances des faits, pour le moment, sont trop floues », indiquait alors Annick Browne, rappelant qu’il ne s’agissait à ce stade que d’un suspect présumé innocent.

Mise en examen et détention provisoire

Samedi en fin d’après-midi, la situation judiciaire du suspect se précise nettement. Il est mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire.

L’affaire, ouverte par le parquet de Châlons-en-Champagne, est reprise par celui de Reims, où siège le pôle criminel compétent pour ce ressort. Une information judiciaire a été ouverte le lendemain.

Dans le village, l’onde de choc reste palpable. « J’ai été réveillée par les pompiers à 3 heures du matin », a raconté à L’Union la maire Patricia Bertaut.

Vers 11 heures, des militaires de la gendarmerie de Sézanne ont mené un porte-à-porte dans les rues du village pour recueillir d’éventuels témoignages. Le perron de la maison, lui, restait encore maculé de sang au lendemain du drame.

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