25 ans après la mort de sa compagne dans un bain, cet homme tue sa femme et maquille tout en suicide

Une baignoire, une radio branchée, une jeune mère retrouvée sans vie. En l’an 2000, tout le monde a cru à un accident domestique bête et tragique. Vingt-cinq ans plus tard, une autre femme meurt dans des circonstances tout aussi maquillées. Le lien entre les deux drames va glacer le sang de tout un quartier.
Une mort classée accident dans une petite rue de Northampton
En juillet 2000, Rhonda Anderson, 29 ans, mère de deux enfants, est retrouvée électrocutée dans sa baignoire. Un poste radio branché sur secteur gît dans l’eau à côté d’elle. La jeune femme venait de se séparer de Michael Thompson, le père de ses enfants, mais rien ne laissait présager un tel drame. Ce genre d’affaire rappelle à quel point les faits divers peuvent parfois cacher des vérités bien plus sombres que le premier verdict.
Le postman du quartier, un certain Darren, force la porte de la maison après l’alerte donnée par les sœurs de la victime. Il découvre le corps et remarque immédiatement un détail qui le trouble : le rebord de la baignoire, identique à celui de sa propre salle de bain, ne fait que deux centimètres de large. Bien trop étroit pour accueillir un « gros ghetto blaster ».
« J’ai pensé qu’elle s’était soit suicidée, soit fait tuer », confie-t-il aujourd’hui au Daily Mail. Une voisine se souvient elle aussi avoir conseillé à Rhonda de ne jamais brancher d’appareil électrique près de l’eau. Des détails du quotidien qui, avec le recul, prennent une tout autre dimension.
Le fil rouge entre deux femmes et un seul homme
La coroner de l’époque, Anne Pember, conclut à un geste « stupide à l’extrême » : Rhonda aurait elle-même apporté la radio dans la salle de bain. Verdict : mort accidentelle. Aucune enquête criminelle n’est ouverte. Michael Thompson, lui, avait un alibi en béton : il emmenait ses enfants à la piscine ce jour-là.
Vingt-cinq ans passent. Thompson refait sa vie, se marie avec Kimberley Thompson, coach de basketball récompensée dans les East Midlands. Le couple entame une procédure de divorce. En août 2025, Kimberley est retrouvée morte à leur domicile de Northampton, entourée de bouteilles d’alcool vides et de boîtes de médicaments, mise en scène pour évoquer un suicide. Comme dans l’affaire du meurtre déguisé en accident, la vérité finit par ressurgir.
Thompson avait même envoyé des messages depuis le téléphone de sa femme, prétendant qu’elle avait bu, et déposé près du corps une photo de mariage ainsi qu’un montage de photos de la sœur défunte de Kimberley, elle-même morte par suicide. Un scénario glaçant, minutieusement construit.

Le verdict qui rouvre une plaie vieille de 25 ans
Une amie de Kimberley révèle au procès une confidence terrible : « Kim m’a dit plusieurs fois qu’il avait déjà tué sa première femme. » Une autre proche confirme que Thompson avait menacé sa femme de « faire de la prison » s’il devait la tuer pour l’empêcher de partir. Kimberley, trop effrayée, restait persuadée qu’il « s’en tirerait comme la dernière fois ».
L’autopsie établit que Kimberley est morte étouffée. Thompson, ancien videur et boxeur amateur, a été reconnu coupable de meurtre, viol et de deux chefs de tentative d’entrave à la justice. Un pathologiste raconte comment il a « stewed » pendant des heures, rongé par la jalousie après avoir visionné des vidéos intimes et appris les exigences financières de son épouse dans le cadre du divorce.
La police de Northamptonshire a rouvert le dossier de Rhonda après le meurtre de Kimberley. La détective en chef Torie Harrison confirme qu’un « appel à témoins » a été relancé vingt-cinq ans après les faits. Résultat : « preuves insuffisantes » pour rouvrir une enquête criminelle. Aucune poursuite supplémentaire ne sera engagée contre Michael Thompson pour la mort de Rhonda Anderson, malgré les soupçons persistants de tout un quartier.
Deux femmes, deux scènes maquillées, un seul homme au centre de tout. La justice n’aura tranché que pour la seconde. Combien d’autres histoires comme celle de Rhonda restent-elles enfermées derrière un simple mot : accident ?