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Il découvre que sa femme, députée RN, le trompe avec son collaborateur : 15 mois de prison ferme

Publié par Cassandre le 26 Août 2026 à 13:58

Six heures de route. C’est le temps qu’il a mis pour aller régler ses comptes. Maxime Gaucher, 37 ans, vient d’apprendre en fouillant le téléphone de sa femme qu’elle le trompe. Pas avec n’importe qui.

Homme regardant un téléphone dans une voiture de nuit

Tiffany Joncour, députée RN du Rhône, entretient une liaison avec son propre collaborateur parlementaire, Tim Bouzon. La découverte se fait pendant des vacances familiales dans les Landes. Le couple y séjournait tranquillement, jusqu’à ce que le téléphone parle.

Une nuit d’août qui bascule

Le 20 août 2026, vers 1h15 du matin, Maxime Gaucher débarque à Neuville, dans le Rhône. Il se rend chez Marie d’Herbais, une proche de la famille Le Pen qui organise une soirée entre amis, enfants compris.

Tim Bouzon, élu à la métropole de Lyon, fait partie des habitués de la maison. Il est même proche de la famille Gaucher depuis des années. « Il assistait à tous les anniversaires », confie Maxime Gaucher à la barre, comme pour souligner l’ampleur de la trahison ressentie.

Selon la propriétaire des lieux, le prévenu force la porte pour entrer. Lui conteste cette version. Peu importe : Tim Bouzon n’est pas dans la maison. Il fait son footing dans le jardin, sans se douter de ce qui l’attend.

Le passage à tabac qui a marqué l’audience

C’est là que tout dégénère. Maxime Gaucher se jette sur l’élu lyonnais. Coups de poing, coups de pied, presque exclusivement au visage.

Jardin sombre éclairé la nuit avec chemin

Les photographies versées au dossier montrent un visage couvert d’ecchymoses. Le procureur parle sans détour d’un homme « défiguré » par les coups. Une violence qui rappelle d’autres affaires récentes impliquant des militants identitaires dans la région lyonnaise.

Dans le box, l’attitude du prévenu tranche avec la brutalité des faits. Tête baissée, mains jointes, il sanglote devant le tribunal. Sa question, lâchée dans le silence de la salle : « Qui est la victime dans l’histoire ? »

Une phrase qui interroge quand on connaît la suite de son parcours judiciaire, et surtout ce qu’il a écrit juste après l’agression.

Ce qu’il a écrit avant et après les coups

Maxime Gaucher assure au tribunal que « la violence ne fait plus partie » de sa vie. Un ami proche, Thomas Perret, vient pourtant contredire cette version à la barre.

Il le décrit comme quelqu’un de « violent et impulsif ». Et c’est justement à cet ami que le prévenu envoie un message juste après l’agression, message que le procureur lit à voix haute : « Ce qu’il a eu c’est le minimum. »

Avant même de prendre la route pour Neuville, il avait aussi contacté directement Tim Bouzon pour le menacer : « Je vais te tuer, je n’ai peur de rien. » Des mots qui pèsent lourd dans la balance du tribunal, bien plus que de simples paroles en l’air.

Un passé qui ne joue pas en sa faveur

Le profil de Maxime Gaucher n’a rien d’anodin. Fiché S, il a déjà été condamné pour violences, pour dégradations, et pour du travail dissimulé.

Façade d'un tribunal français au crépuscule

Au moment de l’agression, il était toujours sous le coup d’un sursis probatoire lié à cette dernière condamnation. Autant dire qu’il jouait déjà gros avant même de prendre la route vers le Rhône.

Son passé militant refait surface pendant les débats. Il a fréquenté plusieurs mouvances identitaires lyonnaises, un milieu où les tensions et les règlements de comptes ne sont pas rares, comme l’a montré une autre affaire tragique impliquant un militant identitaire.

Dans un message à Thomas Perret, il résume sa vision des rapports de force à Lyon avec une franchise glaçante : « De base, je suis pas un mec sympa. Pendant 10 ans, tout le monde se chiait dessus à Lyon. Bouzon a eu de la chance. »

La défense minimise, le tribunal ne suit pas

À l’audience, l’avocat de la défense tente une autre stratégie. Il insiste sur les séquelles médicales, jugées finalement limitées au regard de la violence des images. « Le diable est derrière moi », concède-t-il tout de même, avant de nuancer.

Il met en avant les cinq jours d’incapacité totale de travail attribués à Tim Bouzon. « Cinq jours, c’est étonnant. En réalité, les plaies sont impressionnantes mais superficielles », plaide-t-il. Il ajoute qu’il n’y a, selon lui, « pas de risque de récidive ».

Le tribunal n’est pas de cet avis. Maxime Gaucher est condamné à 24 mois de prison, dont neuf mois avec sursis probatoire pendant deux ans. Il devra donc purger 15 mois de prison ferme, les neuf mois restants ne s’appliquant que s’il commet une nouvelle infraction dans les deux prochaines années.

Une affaire qui, au-delà du fait divers, relance les débats sur la porosité entre vie privée, mouvances militantes et sphère politique locale. Le RN, déjà confronté à plusieurs polémiques ces derniers mois, n’a pas commenté publiquement le dossier.

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