Moha La Squale de nouveau arrêté : une femme retrouvée le « visage tuméfié » dans son appartement
Il venait à peine de retrouver la liberté. Moins d’un an après sa sortie de prison, le rappeur Moha La Squale se retrouve à nouveau face à la justice. Dans la nuit du 26 au 27 mai 2026, des voisins ont alerté la police après avoir entendu des cris et des bruits de coups dans un appartement du XVIIIe arrondissement de Paris. Ce que les agents ont découvert sur place glace le sang — et relance un passé judiciaire que beaucoup pensaient refermé.

Des voisins alertés par des cris rue Championnet à Paris
Tout commence en pleine nuit, rue Championnet. Des voisins entendent une femme appeler à l’aide derrière une porte close. Ils contactent immédiatement la police. Sur place, personne n’ouvre. Les agents sont contraints de forcer l’entrée de l’appartement. À l’intérieur, ils découvrent une jeune femme présentant de multiples traces de coups. Le suspect, lui, a déjà pris la fuite par la fenêtre.
Interpellé dans la rue peu après, l’homme est identifié comme Mohamed Bellahmed, alias Moha La Squale. Il est alors placé en garde à vue, dans un état alcoolisé selon le parquet de Paris. La victime explique aux enquêteurs connaître le rappeur depuis quelques jours seulement. Une soirée banale a basculé quand l’artiste, ne retrouvant plus sa Rolex, s’en est pris à elle avec une violence effroyable. Les photographies versées au dossier montrent un visage tuméfié. Comme si cette affaire ne suffisait pas, d’autres révélations allaient suivre.
Une seconde victime et un déférement prévu ce vendredi
Le parquet révèle qu’une deuxième femme était présente au début de la soirée. Celle-ci avait consommé de la cocaïne avant de quitter l’appartement, mais elle affirme avoir été giflée par le rappeur avant de partir. Son témoignage alourdit encore le dossier.
Au terme de sa garde à vue, le 28 mai au soir, Mohamed Bellahmed a été conduit au dépôt du tribunal de Paris. Son déférement devant un magistrat est prévu le lendemain, vendredi. Le parquet précise toutefois que la décision finale, soumise à des règles procédurales strictes, ne sera prise qu’à ce moment-là. L’enquête a été confiée au commissariat du XVIIIe arrondissement. Deux victimes, une nuit, un schéma que la justice connaît malheureusement déjà trop bien avec certains dossiers judiciaires à rebondissements. Mais le pire, c’est que rien de tout cela n’est nouveau pour Moha La Squale.
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Un rappeur condamné en 2024 et libéré il y a à peine 9 mois
En ce mois de mai 2026, le casier de Mohamed Bellahmed parle de lui-même. En septembre 2020, plusieurs jeunes femmes portent plainte dans la foulée du mouvement #BalanceTonRappeur. Mise en examen en juin 2021, détention provisoire en juillet 2022 pour violation de contrôle judiciaire, puis une nouvelle mise en examen pour viol.
Assigné à résidence, il fuit à l’étranger fin 2023. La police allemande l’arrête grâce à un mandat d’arrêt européen et le remet à la France début 2024. Le 5 juillet 2024, le tribunal correctionnel de Paris le condamne à quatre ans de prison, dont un avec sursis, pour violences, séquestration et menaces de mort sur six anciennes compagnes, entre 2017 et 2021. Libéré le 25 août 2025, il aura tenu neuf mois avant cette nouvelle interpellation. Neuf mois pour retomber dans le même engrenage.
Un rappeur déjà condamné pour violences sur six femmes, libre depuis moins d’un an, et retrouvé dans le même scénario glaçant. La question que beaucoup se posent désormais : le système judiciaire avait-il les moyens d’empêcher cette nuit du 26 mai ? Le magistrat qui le recevra vendredi aura, lui, la charge d’y répondre.