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Un motard tué par un faisan en plein vol alors qu’il livrait un KFC à sa femme hospitalisée

Publié par Cassandre le 13 Août 2026 à 19:30

Il y a des histoires tellement absurdes qu’on peine à croire qu’elles soient vraies. Celle-ci vient d’Angleterre, et elle a le goût amer d’un drame qui n’aurait jamais dû arriver. Un homme roulait tranquillement sur sa moto, un simple repas à emporter accroché au guidon.

Sa femme l’attendait à l’hôpital. Ce trajet, il l’avait fait pour lui apporter un peu de réconfort. Il n’est jamais arrivé.

Un trajet du quotidien qui devait rester banal

Faisan s'envolant au-dessus d'une route de campagne au coucher du soleil

Tout commence comme une scène ordinaire. Cet homme, la cinquantaine, enfourche sa moto pour rejoindre l’hôpital où sa femme est hospitalisée. Dans son sac, un menu KFC, celui qu’elle lui avait demandé pour se remonter le moral.

La route est connue, familière. Rien ne laisse présager le moindre danger. C’est justement ce qui rend la suite si difficile à encaisser.

Motard roulant sur une route de campagne anglaise au crépuscule

Sur cette route de campagne anglaise, un faisan surgit soudainement des bas-côtés. L’oiseau s’envole au mauvais moment, sur la mauvaise trajectoire. Il percute le motard de plein fouet, en plein visage.

Une collision minuscule aux conséquences irréversibles

Le choc paraît presque dérisoire sur le papier. Un oiseau sauvage, quelques centaines de grammes, contre un homme casqué sur son deux-roues. Mais la vitesse change tout.

Déstabilisé par l’impact, le motard perd le contrôle de sa machine. La chute est violente, immédiate. Les secours, alertés rapidement, ne peuvent malheureusement rien faire pour le sauver.

L’homme décède sur les lieux de l’accident, à quelques kilomètres seulement de l’hôpital où sa femme l’attendait. Elle apprendra la nouvelle depuis son lit, sans avoir pu lui dire au revoir.

Pourquoi cette histoire bouleverse autant l’Angleterre

Ce n’est pas tant la mort qui choque, tragiquement banale sur les routes, mais son origine. Un faisan, une intention aussi tendre qu’un repas apporté à l’hôpital, et voilà une vie basculée en une fraction de seconde.

Les médias britanniques ont largement relayé l’affaire. Beaucoup y voient l’illustration d’un risque que l’on sous-estime largement : la faune sauvage sur nos routes, capable de provoquer des drames aussi graves que n’importe quel autre accident de moto.

Le faisan, en particulier, est réputé pour ses envols imprévisibles et brutaux. En Angleterre comme en France, cet oiseau est responsable chaque année de nombreuses collisions, rarement mortelles, mais parfois destructrices pour les véhicules légers et les deux-roues.

Ce que dit vraiment l’assurance quand un animal est en cause

En France, les collisions avec des animaux sauvages sont loin d’être rares. Sangliers, chevreuils, cerfs : chaque année, des milliers d’accidents impliquent la faune, notamment en zone rurale ou forestière, à l’image de ce sanglier aperçu récemment dans le Var.

Pour les automobilistes, la prise en charge dépend du contrat souscrit. La garantie « dommages tous accidents » couvre en principe les collisions avec un animal sauvage, qu’il y ait ou non un tiers identifié.

En revanche, une simple assurance au tiers ne couvre généralement pas les dégâts causés au véhicule du conducteur lui-même. Seuls les dommages causés à un tiers seraient indemnisés, ce qui laisse souvent la facture à la charge du propriétaire du véhicule.

Pour les motards, la situation est encore plus délicate. Sans carrosserie protectrice, l’impact avec un animal, même petit, peut provoquer une chute et des blessures graves, voire fatales comme dans ce drame anglais.

Un risque méconnu mais bien réel sur nos routes

Selon plusieurs études européennes, les collisions avec des animaux sauvages représentent une part significative des accidents de la route en zone rurale. La faune la plus problématique reste les grands mammifères, mais les oiseaux causent eux aussi leur lot d’incidents, notamment lors de leurs envols brusques au printemps et en été.

Les autorités françaises recommandent la prudence sur les axes traversant des zones boisées ou agricoles, particulièrement au lever et au coucher du soleil, moments où la faune est la plus active.

Ralentir dans ces zones, rester attentif aux panneaux de signalisation spécifiques, et anticiper une possible traversée animale : ces gestes simples peuvent parfois faire toute la différence entre un simple sursaut et un drame.

Panneau de signalisation animaux sauvages sur une route forestière française

L’histoire de ce motard anglais rappelle une évidence trop souvent oubliée : la route ne réserve pas que des dangers humains. Parfois, c’est la nature elle-même, dans ce qu’elle a de plus imprévisible, qui frappe sans prévenir.

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