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Ce fil de cerf-volant enduit de verre pilé tue un motard de 39 ans en pleine rue

Publié par Cassandre le 06 Juil 2026 à 13:51
Avenue urbaine au crépuscule avec fil tendu invisible

Un simple trajet du soir, celui que des millions de motards font chaque jour sans y penser. Sauf que ce mardi 30 juin, ce trajet a été le dernier pour Cleuson Andrade Viana. L’origine de sa mort, aussi banale qu’improbable, révèle un danger méconnu qui circule librement dans les rues de certaines villes.

Un trajet du quotidien qui vire au drame en quelques secondes

Femme brésilienne au regard grave et déterminé

Ce mardi 30 juin 2026, en début de soirée, Cleuson Andrade Viana rentre chez lui à moto. Rien d’inhabituel pour ce maçon de 39 ans, qui circule sur une avenue de Santana, dans l’État d’Amapá, au nord du Brésil.

Le genre de trajet qu’on refait sans y penser, comme des millions d’automobilistes ou de motards chaque soir dans le monde. Mais un fil invisible, tendu en travers de la route, va tout changer en une fraction de seconde.

Ce fil n’est pas un simple lien de cerf-volant. Il est enduit de cerol, un mélange abrasif composé de colle et de verre pilé, utilisé au Brésil pour trancher les lignes des cerfs-volants adverses. Percuté de plein fouet, ce fil frappe l’homme directement au cou. Une blessure aussi soudaine que dévastatrice, semblable à celle que pourrait provoquer une lame tranchante, comme dans certains faits divers aussi brutaux qu’inattendus.

Une hémorragie impossible à stopper malgré ses efforts

Cleuson Andrade Viana ne s’effondre pas immédiatement. Conscient de la gravité de sa blessure, il parvient à s’arrêter et s’assoit sur le bord du trottoir. Il tente alors, seul, de comprimer la plaie pour freiner l’hémorragie qui se déclenche à son cou.

Mais la coupure est trop profonde. Le sang ne s’arrête pas. Selon le média brésilien G1, l’homme décède environ trente minutes après l’accident, sans qu’aucun secours n’ait pu inverser le cours des événements.

Une mort d’autant plus glaçante qu’elle survient dans un contexte parfaitement ordinaire : pas d’accident de la route classique, pas de collision, juste un fil tendu au mauvais endroit, au mauvais moment. Un scénario qui rappelle, par sa brutalité soudaine, d’autres drames survenus en quelques instants et qui bouleversent des familles entières du jour au lendemain.

La colère d’une veuve face à un commerce toléré depuis des années

Une enquête a été ouverte pour établir précisément les circonstances de ce drame et identifier d’éventuels responsables. En attendant, c’est Lenice Moreira, l’épouse de la victime, qui porte la parole publiquement.

Auprès de G1, elle a lancé un appel sans détour aux autorités locales pour un renforcement des contrôles sur la vente de ces fils tranchants. « Il ne sera pas une statistique de plus », a-t-elle insisté, dénonçant des commerces qui continueraient, selon elle, à écouler ce matériau pourtant classé dangereux.

Car la loi, elle, est claire. La police militaire de l’Amapá rappelle que fabriquer, vendre ou utiliser ce type de fil enduit de cerol constitue une infraction pénale au Brésil. Des campagnes de prévention ont déjà été menées dans la région les années précédentes.

Mais les autorités elles-mêmes reconnaissent leurs limites : l’absence de garde municipale rend l’application des contrôles particulièrement difficile sur le terrain. Résultat, le fameux cerol, ainsi que les lignes dites « chiliennes » conçues pour le même usage, continuent de circuler et de menacer piétons, cyclistes et motards.

Un fil invisible, un trajet banal, une vie fauchée en trente minutes : voilà ce que peut coûter un objet toléré par négligence. Reste à savoir si la colère de Lenice Moreira suffira à faire bouger les lignes, au sens propre comme au figuré.

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