Orléans : des premières tensions signalées en début de rassemblement, le 24 octobre
Des guirlandes colorées au-dessus des têtes, des vitrines de enseignes connues, des passants qui flânent. Et soudain, des boucliers. À Orléans, le rassemblement du 24 octobre a démarré sous tension. Une vidéo de 39 secondes, relayée sur X, montre la scène en direct, avec une ambiance de samedi shopping qui vire à autre chose. Un détail sonore y frappe particulièrement.

Des CRS casqués dans une rue piétonne, en plein décor festif
Selon le compte Cpasdeslol, publié à 12h32, « quelques tensions sont déjà signalées dans plusieurs secteurs, notamment ici à Orléans », en ce début de rassemblement. Le post ne donne pas davantage de détails sur leur nature.
La vidéo, signée @RafaelSereti, montre une rue piétonne commerciale. Des policiers en tenue anti-émeute, casques et boucliers, font face à des manifestants et à des passants. Une bousculade éclate près d’une vitrine, pendant que des personnes filment.
Les forces de l’ordre avancent ensuite en groupe compact le long de l’allée. Mais ce n’est pas tout : ce qui se passe quelques mètres plus loin change l’ambiance de la séquence. Voici le post.
Un nuage blanc devant Sephora, Skechers et Columbus
Après les craintes autour d’Orléans déjà exprimées avant ce week-end, la suite de la vidéo donne le ton. Des tirs de gaz lacrymogène ou de fumigènes, la vidéo ne permet pas de trancher, forment un nuage de fumée blanche devant les enseignes Skechers, Sephora et Columbus.
Les forces de l’ordre continuent de quadriller la zone et dispersent les personnes présentes. Côté son, les consignes fusent : « Allez ! Allez ! Du calme ! », « Oh, reculez ! », « Allez, dégage ! », « Plus vite ! ».
Et au milieu de ce vacarme, une voix lance : « C’est la fête ! ». Impossible de savoir qui parle, la vidéo ne le précise pas. Le post, lui, ne fait état d’aucun bilan.
Rien n’indique, à ce stade, l’ampleur réelle de ces tensions au-delà de ce que montre cette séquence.
Orléans, une rue de Noël avant l’heure, des boucliers à la place des badauds : l’image tient en 39 secondes. Et si vous vous demandez jusqu’où ces rassemblements peuvent aller, ce que des pilleurs revendiquent à visage découvert sur TikTok a fait réagir. Et le match de Ligue 1 décalé à cause des manifestations prolonge l’histoire à Paris.