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« Qui ou quoi avons-nous incinéré ? » : macabre découverte dans la voiture de ses parents morts en Espagne

Publié par Cassandre le 06 Sep 2026 à 12:48
Femme bouleversée devant une voiture calcinée

Un couple britannique meurt piégé dans sa voiture pendant les incendies qui ravagent le sud de l’Espagne en juillet dernier. Leur fille organise les funérailles, fait le deuil, tente d’avancer. Mais quelques semaines plus tard, une question glaçante s’impose à elle en ouvrant le véhicule calciné de ses parents. Ce qu’elle y découvre remet en cause tout ce qu’on lui avait affirmé.

Un couple pris au piège par les flammes près d’Almería

Pete et Fran Gillam vivaient à Bédar, un village proche d’Almería, dans le sud-est de l’Espagne. En juillet, un incendie ravage la région : le couple tente de fuir en voiture mais ne parvient pas à échapper aux flammes. Cet épisode s’inscrit dans un été marqué par une multiplication des feux de forêt, alors que la Méditerranée enregistre des températures record qui inquiètent les météorologues.

Début juillet, un incendie dans la province andalouse d’Almería fait 14 morts, majoritairement des ressortissants britanniques et belges. Cette vague destructrice s’ajoute à une série d’épisodes extrêmes qui ont marqué l’été, entre records de chaleur et sécheresse persistante.

Après le drame, Danielle Gillam-Kirton, la fille du couple, se charge d’organiser les funérailles de ses parents. Une épreuve déjà lourde, mais qui va prendre une tournure inattendue quand elle cherche à récupérer leurs effets personnels.

Une réponse des enquêteurs qui ne colle pas avec la réalité

En voulant récupérer les alliances de ses parents, Danielle constate leur absence. Elle s’adresse alors aux enquêteurs espagnols, qui lui assurent que le véhicule a été « minutieusement inspecté » et qu’aucun effet personnel n’y a été retrouvé.

La Britannique n’en reste pas là. Elle insiste et obtient finalement l’accès direct au véhicule calciné. Sur les sièges avant, elle découvre ce qui ressemble à un os de hanche humain. Avec son compagnon, elle poursuit les recherches dans l’habitacle et met la main sur d’autres ossements, ainsi que sur les téléphones portables de ses parents, des trousseaux de clés et des bijoux.

Cette découverte intervient alors que Danielle avait déjà incinéré ses parents. « On se demande : qui ou quoi avons-nous incinéré ? », confie-t-elle au Guardian, ce samedi 5 septembre. Une phrase glaçante qui résume l’ampleur du malaise ressenti par la famille face à une enquête qu’elle juge défaillante.

Intérieur d'une voiture brûlée après un incendie

Des analyses ADN en cours et des explications attendues

Face à l’incompréhension, certaines familles touchées par des drames à l’étranger se retrouvent démunies devant des procédures administratives complexes et des réponses tardives. Danielle exige désormais des réponses claires du gouvernement espagnol et demande au ministère britannique des Affaires étrangères d’intervenir directement auprès des autorités ibériques.

Les ossements retrouvés dans le véhicule ont été envoyés pour des analyses ADN, après plusieurs semaines d’attente selon les informations recueillies par le quotidien britannique. Des experts médico-légaux ayant examiné les photos des restes ont indiqué à la famille qu’ils semblaient bien être d’origine humaine, sans pouvoir se prononcer davantage à ce stade.

« Toute cette affaire est incroyablement difficile à comprendre. On nous avait dit qu’il ne restait rien, et pourtant, lorsque nous avons enfin pu regarder nous-mêmes, nous avons trouvé d’importants effets personnels et ce qui semblait être des restes humains », déplore Danielle auprès du Guardian. Une situation qui rappelle combien le traumatisme d’un drame peut se prolonger bien après les faits pour les familles concernées.

Reste à savoir ce que révéleront les résultats ADN, seuls capables de trancher définitivement l’identité des restes retrouvés. En attendant, Danielle vit avec une question qu’aucune famille ne devrait jamais avoir à se poser après des funérailles. L’affaire soulève aussi la question plus large de la gestion des corps après des catastrophes naturelles d’ampleur, alors que les épisodes de ce type se multiplient chaque été en Europe du Sud.

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