« Je n’étais plus la première cible » : une accusatrice de Patrick Bruel évoque une autre femme visée le même jour
L’affaire qui vise Patrick Bruel prend un nouveau tournant. Une attachée de presse belge, Karine Viseur, avait déjà raconté des gestes non consentis qu’elle attribue au chanteur lors d’une journée promotionnelle à Bruxelles. Mais son témoignage, dévoilé en détail, contient un élément supplémentaire, resté jusqu’ici dans l’ombre : celui d’une autre femme, présente ce jour-là, et que Karine Viseur affirme avoir vue devenir à son tour la cible du chanteur.

Une journée de promotion à Bruxelles qui vire au cauchemar
Tout se joue le 23 avril 2010, lors de la promotion du film Comme les cinq doigts de la main. Karine Viseur travaille alors comme attachée de presse et croise Patrick Bruel dans les locaux de la RTBF. C’est là, selon son récit rapporté par Paris Match, que tout bascule : elle affirme avoir été suivie jusqu’aux toilettes, puis entraînée à l’intérieur par le chanteur.
« Il a fermé la porte à clé, en une fraction de seconde, ses mains étaient de nouveau sous ma robe en contact avec ma peau », déclare-t-elle dans son audition. Elle assure s’être débattue avant de parvenir à sortir.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large : le chanteur est mis en examen dans quatre dossiers distincts et quatre plaintes similaires ont marqué l’actualité people récente autour d’accusations de ce type.
Comme dans d’autres affaires médiatisées, la présomption d’innocence reste la règle tant que la justice n’a pas tranché.
Une seconde femme aurait croisé le chanteur quelques heures plus tard
Selon son témoignage, Karine Viseur affirme que Patrick Bruel l’aurait suivie hors des toilettes en lui disant « que ce n’était pas fini et qu’il aimait qu’on lui résiste ». Mais c’est la suite de sa déposition qui apporte l’élément nouveau : quelques heures plus tard, à l’UGC Toison d’Or, elle dit avoir observé le chanteur auprès d’une animatrice de télévision, ancienne reine de beauté.
Un trajet en voiture suit, qu’elle décrit ainsi : « Tout le trajet, il prenait ma main et la sienne. À de nombreuses reprises, il a tenté de passer sa main entre ses jambes alors qu’elle le repoussait en répétant qu’elle était fidèle.
» C’est à ce moment précis que Karine Viseur formule la phrase qui donne sa portée à ce nouveau témoignage : « Nous sommes allés au restaurant, je n’étais plus à ce moment-là la première cible. Il avait trouvé une nouvelle proie.
» Comme dans certaines affaires où un témoignage tardif rebat les cartes, cette femme pourrait être entendue par les enquêteurs.

La version de Patrick Bruel, radicalement différente
Face à ces accusations, comme souvent lorsqu’un souvenir précis manque, le chanteur oppose une mémoire vide. Interrogé, il affirme n’avoir « aucun souvenir » d’avoir touché Karine Viseur. Concernant l’épisode des toilettes, sa réponse est catégorique : « Cette scène n’a pas existé. » Il dit également ne pas se rappeler avoir rencontré l’animatrice évoquée dans le témoignage.
Sur les gestes décrits pendant le trajet en voiture, Patrick Bruel les récuse point par point : « Absolument pas, je ne m’en souviens pas, mais ce ne sont pas des choses que je fais […] Jamais je ne vais passer les mains entre les jambes de qui que ce soit.
» Il évoque enfin le message d’une ancienne compagne, qui lui aurait confirmé avoir été à ses côtés ce jour-là, un élément qui pourrait, selon lui, contredire le déroulé rapporté. Comme certaines versions publiques qui se contredisent frontalement, ces deux récits devront désormais être confrontés par la justice.
Le chanteur, présumé innocent, a annulé sa tournée de 35 concerts prévue à partir d’octobre. Deux versions, un même jour, et une justice qui devra départager le vrai du faux. L’enquête se poursuit, et cette « nouvelle proie » évoquée par Karine Viseur pourrait bien devenir la prochaine à témoigner.