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Un père Noël accusé de tentative de viol sur des enfants et sa propre fille

Publié par Cassandre le 19 Sep 2026 à 5:07
Costume de Père Noël suspendu dans un atelier vide

Il incarnait le Père Noël depuis dix ans dans un parc d’attractions fréquenté par des familles entières. Le 5 septembre, tout s’est effondré en quelques minutes, à cause d’un piège tendu par un homme bien décidé à le confondre. Ce que révèle ensuite sa propre fille rend l’affaire encore plus glaçante.

Un Père Noël populaire au cœur d’un piège tendu en ligne

À Ticonderoga, dans l’État de New York, tout le monde connaît Clarence V. Russell. Depuis une dizaine d’années, cet homme de 75 ans jouait le rôle du Père Noël, surnommé « Rusty », dans un parc d’attractions très populaire, l’atelier du Père Noël à Wilmington.

Sa notoriété locale a pourtant volé en éclats à cause d’un homme de 40 ans, Eric Arthurs, alias « The Underagent ». Ce dernier consacre son temps à piéger les prédateurs qui sévissent en ligne, en se faisant passer pour des enfants.

Comme dans d’autres affaires qui font la chronique judiciaire, ce type de dispositif repose sur une mise en scène soigneusement préparée. Un mécanisme qui rappelle d’autres enquêtes complexes, comme l’affaire Émile, où chaque indice compte pour faire avancer la vérité.

Eric Arthurs a publié une annonce sur un site obscur, en se faisant passer pour une mère prête à soumettre ses trois filles à un prédateur. Clarence V. Russell y aurait répondu, selon les propos qu’il a lui-même rapportés à la chaîne CBS6.

Les échanges qui ont suivi ne laissaient, d’après lui, que peu de doute sur les intentions du septuagénaire, un scénario qui n’est pas sans rappeler certaines révélations tardives dans des affaires restées longtemps opaques.

Costume, préservatifs et lubrifiant : l’arrestation qui confirme les soupçons

« The Underagent » a fixé un rendez-vous avec le prédateur présumé. Clarence V. Russell s’y est présenté en costume de Père Noël, avec dans ses poches des préservatifs et du lubrifiant, selon le récit d’Eric Arthurs.

Ce dernier a immédiatement alerté la police, qui a procédé à l’arrestation du septuagénaire pour tentative de viol et mise en danger d’un enfant. Une accusation grave, qui reste à ce stade encadrée par la présomption d’innocence, comme dans toute procédure en cours.

Eric Arthurs a ensuite publié la vidéo de son piège sur les réseaux sociaux. Elle a suscité une vague de réactions, dont celle, inattendue, de la fille de l’accusé, un peu à l’image des remous provoqués par certaines plaintes rendues publiques ces derniers mois.

Sur Facebook, elle a écrit : « Il a finalement été arrêté, révélant son passé de pédophilie et de crimes sexuels ». Une phrase qui a poussé la presse locale à recueillir son témoignage, ouvrant un second volet à cette affaire déjà lourde. Comme souvent dans ce type de dossiers, une accusation publique en entraîne rapidement d’autres, tout aussi sensibles.

Menottes posées sur un banc de tribunal en bois

Sa fille l’accuse aussi : une plainte classée des années plus tôt

Dans les colonnes de l’Adirondack Daily Enterprise, la fille de Clarence V. Russell affirme avoir été agressée sexuellement par son père durant son enfance. Elle assure ne pas avoir été entendue par le reste de sa famille à l’époque.

Elle explique avoir malgré tout porté plainte devant un tribunal, une démarche restée sans suite. Son dossier aurait été classé, selon elle, par une personne qu’elle décrit comme « un proche » du Père Noël, une situation qui évoque d’autres histoires familiales complexes, comme celles révélées lors de certains conflits d’héritage médiatisés.

Elle appelle aujourd’hui d’éventuelles autres victimes à se manifester publiquement. Une démarche qui rappelle, par certains aspects, les rebondissements récents observés dans d’autres affaires familiales suivies de longue date.

À l’issue de sa garde à vue, Clarence V. Russell a été laissé libre dans l’attente de son audience de comparution, fixée au 23 septembre. L’enquête, elle, se poursuit sur les deux volets de cette affaire.

Un Père Noël adulé pendant dix ans, un piège tendu en ligne, et une fille qui brise enfin le silence : cette affaire illustre à quel point les apparences peuvent tromper une communauté entière. Que révélera l’audience du 23 septembre ?

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