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« Je vois un gamin qui jette un caillou » : ce père reconnaît son fils de 16 ans sur les vidéos des pillages de Lille, lui met 2 gifles et lui demande de s’excuser

Publié par Cassandre Jolivet le 24 Oct 2026 à 11:40

Un patron, un téléphone, une vidéo qui tourne en boucle. Rien d’extraordinaire, jusqu’à ce qu’un visage connu apparaisse à l’écran. Philippe, cuisinier, a reconnu son fils de 16 ans parmi les casseurs de Lille. Ce qu’il a fait ensuite, au commissariat, devant les policiers, il l’a raconté en direct sur RMC.

Image extraite de la vidéo publiée sur X par Estelle Midi

Une vidéo, un caillou et un fils reconnu en une seconde

Philippe travaille entre 14 et 16 heures par jour dans une cuisine. Il n’a pas le temps de suivre l’actualité. C’est son patron qui lui montre les images de ce qui se passe à Lille, alors que lui est à Armentières, à la frontière belge.

Sur l’écran, un adolescent ramasse un caillou et le lance. « Il n’était pas cagoulé, il n’avait pas de lunettes », raconte-t-il, mais il l’a reconnu tout de suite. Une heure plus tard, le commissariat l’appelle : son fils est en garde à vue.

Il a su, dit-il, que son fils allait manifester le samedi. Il pensait simplement qu’il irait s’exprimer sur ses conditions d’éducation. Il se rend au commissariat de Lille en tenue de cuisinier. Et ce qu’il y découvre l’a « outré ». C’est ce qu’il raconte lui-même, dans l’émission Estelle Midi, relayée par le compte du même nom.

Deux gifles, un OPJ et une punition

Sur place, Philippe dit avoir vu 14 ou 15 jeunes qui insultaient les policiers et « crachaient presque à la figure » des agents. Son fils était mêlé à tout ça. Quand il le retrouve, il lui met deux gifles devant les policiers, la première fois qu’il le frappe, et lui ordonne de s’excuser.

Un officier de police judiciaire lui aurait alors dit qu’on aimerait « beaucoup de pères de famille aussi responsables ». Philippe répond qu’il allait « lui casser les côtes ». Sur le plateau, le présentateur le reprend : la loi interdit de gifler son enfant.

Le plus frappant vient après. Selon Philippe, l’adolescent n’a aucune suite judiciaire : pas de convocation. À la maison, il est puni : plus de téléphone, plus de télé, et des vacances passées à plonger dans un hôtel en manque de personnel. Sa mère, militaire de carrière, n’a pas apprécié non plus.

Ce témoignage, c’est la version d’un père, sans confirmation officielle des suites données. Mais il pose une question qui divise : faut-il afficher les casseurs sur les réseaux ?

Un père qui livre son fils, c’est rare. Mais ce policier roué de coups à Belfort raconte une tout autre histoire de jeunesse et de violence. Et cet ado de 16 ans arrêté dans le Doubs pour des vidéos envoyées à ses amis pose la même question à l’envers.

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