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Philippe de Villiers contrôlé avec un gyrophare non autorisé : 750 euros d’amende et une pratique qui inquiète la préfecture

Publié par Cassandre le 11 Juil 2026 à 7:03
Philippe de Villiers arrêté sur une voie de bus : « sirène deux tons » et gyrophare non autorisés

Une voiture qui roule sur une voie de bus, ça n’a rien d’exceptionnel dans les colonnes faits divers. Sauf que celle-ci n’était pas n’importe quel véhicule.

À son bord : un gyrophare allumé, une sirène deux tons qui hurle, et sur la banquette arrière, un visage bien connu des Français. Les policiers, eux, n’ont mis que quelques secondes à comprendre que quelque chose clochait.

Un contrôle de routine qui tourne mal

Le 11 avril dernier, en région parisienne, une voiture attire l’attention des forces de l’ordre. Elle circule sur une voie réservée aux bus, gyrophare allumé et sirène deux tons en marche.

Un équipement qui n’a rien d’anodin : il est censé n’équiper que les véhicules prioritaires, ceux du gouvernement, du président de la République, ou des services d’urgence. Rien à voir, en théorie, avec une simple berline privée.

Quand les policiers ouvrent la portière, la surprise est de taille. À l’intérieur, ce n’est ni un ministre ni un préfet, mais Philippe de Villiers, conduit par un chauffeur.

Ce que révèle le Canard enchaîné

C’est le Canard enchaîné qui a sorti l’affaire au grand jour. Selon l’hebdomadaire satirique, le véhicule appartenait à la société du Puy du Fou, le parc d’attractions vendéen fondé par Philippe de Villiers en 1978.

Une entreprise aujourd’hui dirigée par son fils, Nicolas de Villiers. Reste une question qui intrigue tout le monde : pourquoi une voiture d’entreprise roulait-elle équipée comme un véhicule officiel ?

Entrée du parc d'attractions du Puy du Fou au crépuscule

Car sur le papier, rien ne justifie ce genre d’équipement pour l’écrivain et homme politique. Il a certes été secrétaire d’État, mais c’était il y a quarante ans, sous Jacques Chirac au ministère de la Culture.

Une amende de 750 euros, et une pratique bien plus répandue qu’on ne le croit

Utiliser un gyrophare et une sirène sans autorisation, ce n’est pas juste mal vu : c’est une infraction. L’amende forfaitaire prévue s’élève à 750 euros.

Mais le plus étonnant, c’est que ce genre de dérive semble loin d’être isolée. Toujours selon le Canard enchaîné, l’usage détourné de ces dispositifs réservés aux « véhicules prioritaires d’intérêt général » serait devenu monnaie courante dans la capitale.

Au point que le préfet de police de Paris envisagerait carrément la création d’une brigade dédiée à traquer ces faux airs de cortège officiel. Autrement dit : Philippe de Villiers n’est probablement pas le seul à avoir voulu se donner des allures de VIP sur la route.

Une affaire qui fait déjà réagir

Sans surprise, l’histoire a rapidement enflammé les commentaires. Certains internautes tournent l’incident en dérision, comparant la gravité de l’affaire à d’autres polémiques politiques du moment.

D’autres y voient une occasion de piquer l’homme politique sur son positionnement, évoquant même une possible candidature future. Ce qui est sûr, c’est que Philippe de Villiers, habitué aux prises de parole médiatiques et aux polémiques, n’échappe pas à celle-ci.

Reste à savoir si l’affaire aura une suite judiciaire, ou si elle s’arrêtera à une simple amende forfaitaire.

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