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Il filmait une fillette dans les vestiaires d’une piscine près de Nancy : la sanction tombe

Publié par Cassandre le 20 Sep 2026 à 16:44
Parent inquiet devant des vestiaires de piscine

Un fait divers glaçant vient de secouer une piscine municipale près de Nancy. En mai dernier, une fillette a surpris un employé en train de la filmer discrètement dans les vestiaires. L’affaire a fini devant le tribunal correctionnel de Nancy, et la sanction est tombée. Voici ce que la justice et la collectivité ont décidé pour que ça ne se reproduise jamais.

Une fillette surprend un employé en pleine action

Le 9 mai dernier, une enfant se change tranquillement dans les vestiaires de la piscine Ovive, à Écrouves, près de Toul. Elle aperçoit alors un homme qui la filme avec son téléphone portable. Selon les informations rapportées localement, elle décrit avoir vu « un truc qui dépassait » depuis une cabine voisine.

Sa famille ne perd pas de temps. Une plainte est déposée dans la foulée, permettant aux enquêteurs de se pencher sur l’affaire. Les policiers exploitent alors les images de vidéosurveillance des parties communes du centre aquatique, un travail minutieux qui va s’avérer décisif pour la suite de l’enquête.

L’homme visé n’est pas un inconnu de l’établissement : il vient d’être recruté comme agent par la communauté de communes Terres Touloises. Un détail qui va peser lourd dans la réaction immédiate de la collectivité, comme le confirment les suites judiciaires de cette affaire.

Interpellé à sa prise de poste, jugé trois mois plus tard

Le suspect est finalement interpellé le 1er juin, alors qu’il prend simplement son service. La communauté de communes réagit sans attendre : suspension immédiate de ses fonctions, dépôt de plainte par le directeur du centre aquatique, et constitution de partie civile de la collectivité elle-même.

Le dossier arrive devant le tribunal correctionnel de Nancy le 11 septembre. Le parquet réclame 18 mois de prison, dont 9 mois ferme. La justice tranche finalement pour 15 mois de prison avec sursis probatoire, assortis d’une obligation de soins.

Mais la peine ne s’arrête pas là. L’homme écope aussi d’une interdiction définitive d’exercer tout emploi en lien avec des mineurs, et son nom est désormais inscrit au FIJAIS, le fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Il devra en plus verser 1 000 euros aux parents de la fillette, précise son avocate, Me Pauline Favaretto.

Téléphone posé dans un casier de vestiaire

Les mesures radicales prises par la piscine

La communauté de communes Terres Touloises ne s’est pas contentée d’attendre le verdict pour agir. Trois mesures concrètes ont été mises en place pour éviter qu’une telle scène ne se reproduise dans ses bassins.

Premier changement, et pas des moindres : tous les agents doivent désormais déposer leur téléphone dans leur casier dès la prise de service. Fini le smartphone en poche pendant les heures de travail au bord des bassins ou dans les couloirs des vestiaires.

Deuxième mesure, pensée pour les créneaux les plus sensibles : le samedi matin, moment où l’activité des enfants est encadrée par un club, un adulte doit désormais être systématiquement présent pendant les temps de changement. Enfin, la sensibilisation des agents aux questions d’intégrité et de sécurité des usagers a été renforcée, selon le communiqué de la collectivité.

« Cette réaction immédiate a permis d’obtenir le jugement correctionnel qui interdit notamment à l’agent d’exercer toute activité en lien avec des enfants », précise la communauté de communes. Une manière d’assumer, sans détour, que la procédure disciplinaire ira jusqu’au bout, sans concession.

Un employé, un téléphone, une fillette qui a eu le réflexe de parler : voilà comment une piscine de Lorraine a fini par revoir toutes ses règles. La prochaine fois que vous laisserez votre enfant se changer seul, cette histoire vous reviendra sans doute en tête.

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