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Un plongeur de 29 ans meurt happé par les hélices d’un canot au large de Lampedusa

Publié par Cassandre le 10 Août 2026 à 21:33
Bouée de plongée flottant près d'un canot pneumatique en mer

Un après-midi d’été qui devait rester banal. Un plongeur au large des côtes italiennes, un canot pneumatique, deux touristes à bord. Rien ne laissait présager le drame qui allait se jouer à quelques dizaines de mètres du rivage de Lampedusa.

Cristiano Giamporcaro avait 29 ans. Jeune réalisateur passionné de photographie sous-marine, il plongeait ce samedi-là comme il le faisait souvent, en professionnel prudent. Sa mort a immédiatement déclenché une enquête pour homicide en mer. Reste à savoir comment un accident aussi brutal a pu se produire à si peu de distance de la plage.

Un plongeur expérimenté fauché près du rivage

Ce samedi 8 août, Cristiano Giamporcaro plonge au large de Lampedusa, petite île italienne prisée des touristes pour ses eaux transparentes. D’après le récit du Corriere Della Sera, le jeune homme n’était pourtant pas un imprudent.

Sa compagne l’a confirmé aux enquêteurs : son sac de plongée, le fameux drapeau qui signale la présence d’un plongeur en surface, était parfaitement visible. Un dispositif censé alerter tous les bateaux alentour et leur imposer de ralentir, voire de contourner la zone.

Mais un canot pneumatique, piloté par deux touristes sexagénaires, a foncé droit sur lui. L’embarcation ne semblait pas avoir ralenti à l’approche du secteur. Le choc a été d’une violence inouïe, à quelques dizaines de mètres seulement de la côte, là où la réglementation impose pourtant une vigilance maximale.

Une hémorragie fatale et un couple interdit de quitter l’île

Les premières hypothèses des enquêteurs sont glaçantes. L’hélice du canot aurait sectionné le bras du plongeur, provoquant une hémorragie massive et probablement fatale en quelques minutes. Le corps de Cristiano Giamporcaro a été repêché par l’autorité portuaire peu après le drame.

Les carabiniers sont intervenus rapidement. Le canot pneumatique impliqué dans l’accident a été saisi pour être expertisé, une étape indispensable pour établir la vitesse et la trajectoire de l’embarcation au moment du choc.

Le couple de touristes, lui, a été interdit de quitter Lampedusa le temps que la justice fasse son travail. Une mesure logique dans ce genre de dossier, où la question de la vitesse et de la distance réglementaire par rapport au rivage sera centrale.

Un conseiller à la santé interrogé par nos confrères italiens a rappelé les règles élémentaires : rester en dessous des 200 mètres du rivage impose de naviguer sans accélérer ni glisser sur l’eau. Une consigne simple, mais visiblement pas toujours respectée.

Homme au visage grave regardant la mer depuis un quai

Une enquête pour homicide en mer et un maire qui appelle à la prudence

Le parquet d’Agrigente, compétent sur cette portion de côte sicilienne, a ouvert une enquête pour homicide en mer. L’enjeu principal : déterminer si Cristiano Giamporcaro est mort sur le coup ou si des secours plus rapides auraient pu changer l’issue du drame.

Les investigateurs vont devoir reconstituer précisément la trajectoire du canot, sa vitesse au moment de l’impact, et vérifier si le drapeau de plongée était réellement visible depuis l’embarcation. Ce dernier point sera déterminant pour établir les responsabilités pénales des deux touristes.

Le maire de l’île, Filippo Mannino, a réagi publiquement à ce drame qui secoue la petite communauté insulaire. Il a lancé un appel clair aux touristes qui affluent chaque été sur les plages de Lampedusa : « La plus grande prudence est de mise, en mer comme à terre. »

Un message qui résonne d’autant plus fort que ce type d’accident n’est malheureusement pas isolé. L’été dernier déjà, un homme de 45 ans avait perdu la vie sur le lac d’Annecy, happé par l’hélice d’un bateau après une chute, sous les yeux impuissants de ses proches.

Un drapeau visible, une réglementation claire, et pourtant un accident qui n’aurait jamais dû arriver. L’enquête d’Agrigente dira si l’imprudence a été fatale ou si le hasard a simplement été trop cruel ce samedi-là. En attendant, la petite île de Lampedusa pleure un jeune cinéaste passionné, parti faire ce qu’il aimait le plus.

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