Un poney découvert dans un coffre de voiture sur un ferry : une enquête choc s’ouvre

Un dimanche comme un autre à bord d’un ferry reliant l’Italie à l’île d’Ischia. Sauf que ce jour-là, une passagère suisse a filmé une scène que personne n’imaginait voir sur un pont de bateau. Ce que sa vidéo a révélé a depuis déclenché une enquête et l’indignation de tout un pays.
Une traversée qui vire au malaise général
Le dimanche 5 juillet 2026, un ferry de la compagnie Medmar Navi effectue sa liaison habituelle vers Ischia, petite île touristique très prisée au large de Naples. Parmi les passagers, une touriste suisse observe une Citroën C1 garée sur le pont véhicules. Rien d’anormal à première vue, si ce n’est un détail qui attire son regard vers l’arrière du petit véhicule.
Ce genre de traversée maritime attire chaque été son lot de familles et de vacanciers pressés d’embarquer, un peu comme lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques où l’organisation logistique peut vite déraper. Sauf qu’ici, l’anomalie ne vient pas d’un embouteillage, mais de ce qui se cache dans le coffre de cette petite citadine. La scène, filmée au téléphone, va rapidement circuler bien au-delà du bateau, un peu à la manière de cette chienne assise dans un bus qui avait fini par alerter tout un quartier.
Un poney d’une heure enfermé à l’arrière
Selon la voyageuse, citée par le média suisse 20 Minuten, il s’agit bel et bien d’un poney. L’animal se trouverait tassé à l’arrière de la Citroën C1, coincé dans un espace largement trop exigu pour lui. D’après son témoignage, la traversée aurait duré environ une heure, temps pendant lequel le poney serait resté enfermé sans surveillance apparente.
La vidéo, publiée sur les réseaux sociaux, a immédiatement suscité l’indignation. Des situations comme un chien laissé enfermé sous 35 degrés rappellent régulièrement à quel point l’habitacle d’un véhicule peut devenir un piège pour un animal. Ici, pas de chaleur extrême rapportée, mais l’enfermement seul suffit à choquer. Deux figures publiques italiennes montent au créneau : le militant animaliste Enrico Rizzi et le député écologiste Francesco Emilio Borrelli, tous deux réclamant une enquête approfondie sur ce transport pour le moins insolite.

La compagnie maritime dans la tourmente
Face au tollé, certaines affaires de véhicules et d’animaux finissent en drame judiciaire. Ici, Medmar Navi a réagi vite et fort. Dans un communiqué relayé par l’agence de presse italienne ANSA, l’entreprise qualifie l’incident de « fait extrême grave et honteux, totalement incompatible avec les principes, les valeurs et les règles de notre compagnie ».
Une enquête interne a été ouverte pour déterminer les responsabilités éventuelles du personnel présent à bord ce jour-là. Les premières vérifications ont déjà mis au jour « une série de graves anomalies opérationnelles », précise Medmar Navi. Parmi elles : la voiture concernée aurait été embarquée sans titre de transport valide, ce qui soulève la question du contrôle réalisé avant l’embarquement.
Un point reste néanmoins en suspens. Selon ANSA, il n’a pas encore été établi avec certitude qu’il s’agissait d’un véritable poney et non d’une grande peluche particulièrement réaliste. La compagnie assure vouloir coopérer pleinement avec les autorités chargées de faire la lumière sur cette affaire, tout en rappelant que si les faits sont confirmés, ils relèveraient de comportements strictement individuels, étrangers à sa politique fondée sur le respect du bien-être animal.
Vrai poney ou fausse alerte, l’histoire aura au moins eu le mérite de rappeler qu’un coffre de voiture n’est jamais une place pour un être vivant. L’enquête tranchera peut-être la question dans les prochaines semaines. En attendant, difficile de dire ce qui inquiète le plus : l’hypothèse d’un animal maltraité, ou celle d’une simple peluche ayant suffi à provoquer un tel emballement collectif.