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Cet homme a survécu à 3 tentatives de meurtre organisées par sa femme et voulait la revoir à sa sortie de prison

Publié par Cassandre le 02 Août 2026 à 8:45
« Elle gagne 1,1 million au Loto »… non : un mari veut retrouver sa femme, condamnée pour l'avoir fait tuer trois fois

Il y a des histoires d’amour qui ne ressemblent à aucune autre. Celle de Ray Weatherall en fait partie, et pas pour les bonnes raisons.

Cet homme du Kent, en Angleterre, a survécu à trois tentatives d’assassinat commanditées par sa propre épouse. Et malgré ça, il n’a jamais cessé de vouloir la retrouver.

Ray vient de mourir, quelques années trop tôt pour voir Hayley sortir de prison. Retour sur une histoire que même les scénaristes n’auraient pas osé écrire.

Un diagnostic qui change tout, pour de mauvaises raisons

En 2015, Ray Weatherall apprend qu’il a un cancer du cerveau. Les médecins lui donnent 18 mois à vivre.

Une nouvelle terrible pour n’importe quel couple. Mais pour Hayley, son épouse, et Glenn Pollard, le meilleur ami de Ray, ce diagnostic devient une opportunité macabre.

Les deux amants secrets décident qu’attendre la mort naturelle de Ray prendrait trop de temps. Ils vont donc l’aider à mourir plus vite.

Une balle, une explosion, du poison : le compte n’y est pas

Premier essai : Heather, la fille de Glenn Pollard, tire sur Ray en pleine tête près de chez lui, à Sandwich, dans le Kent. La balle touche la pommette droite. Ray survit.

Deuxième tentative : une explosion du chauffe-eau de la piscine, mise en scène par les comploteurs. Ray s’en sort avec des brûlures au second degré.

Le trio envisage aussi de l’empoisonner aux somnifères et à l’insuline, ou de le pousser par-dessus bord lors d’une sortie de pêche. Heather aurait même recherché sur internet des « techniques pour tuer discrètement » et des « façons créatives de tuer quelqu’un ».

Salle des visites de prison avec canapé double et lumière chaleureuse

Un fait divers aussi glaçant illustre à quel point la frontière entre amour et manipulation peut être ténue, un thème qui traverse d’autres affaires familiales tragiques comme cette fille qui a tué son père dans des circonstances tout aussi troublantes.

Le complot finit par s’effondrer

C’est l’enquête sur la fusillade qui met fin au calvaire de Ray. Les policiers remontent le fil et découvrent l’ampleur du complot.

En novembre 2018, Hayley et les Pollard sont jugés à la Maidstone Crown Court. Tous sont reconnus coupables de conspiration en vue de meurtre.

Glenn Pollard écope d’au moins 17 ans de prison. Heather, sa fille, est condamnée à un minimum de 15 ans. Hayley, elle, prend perpétuité.

« Si Pollard n’avait pas existé, rien ne serait arrivé »

Voilà ce qui rend cette histoire vraiment particulière : Ray n’a jamais tourné le dos à Hayley. Dans sa dernière interview, en 2024, il la décrit comme une victime, manipulée par Glenn Pollard.

« Je veux qu’elle revienne vers moi », confie-t-il alors, sans détour.

Quand on lui demande si Hayley est toujours la bienvenue chez lui, sa réponse ne laisse aucune place au doute : « Bien sûr, parce que je l’aime. Et si Pollard n’avait jamais existé, rien de tout cela ne serait arrivé. »

Cadre photo nostalgique évoquant un jardin anglais et une piscine

Il raconte aussi le moment où tout a basculé : assis dans son salon, il voit le téléphone de Glenn s’allumer avec un message sans équivoque. « Love you, Hayley. » La trahison de son meilleur ami, en une notification.

200 kilomètres par mois pour un câlin en salle des familles

Malgré la perpétuité, Ray n’a jamais coupé les ponts. Chaque mois, il parcourait environ 200 kilomètres pour rendre visite à Hayley à la prison de Bronzefield, dans le Surrey.

« Il n’y a jamais eu de rupture », expliquait-il. « Elle me fait un câlin, un bisou, et on s’assoit ensemble dans la salle des familles, sur le canapé double. »

« C’est agréable. Je ne voudrais pas ne plus la voir, disons-le comme ça. Je me sentirais vraiment mal », ajoutait-il, sans une once d’amertume dans la voix.

Il ne verra jamais sa libération

Hayley avait encore environ sept ans de peine incompressible à purger avant de pouvoir espérer une libération conditionnelle. Ray espérait tenir jusque-là.

Il est finalement décédé cette semaine, au début de la soixantaine, sans avoir pu revoir sa femme en homme libre.

Sam, son fils, a annoncé la nouvelle sur Facebook avec une photo des deux hommes ensemble et une légende sobre : « Envole-toi, papa. »

Des dizaines de proches ont changé leur photo de profil pour rendre hommage à Ray, multipliant les cœurs et les emojis d’ange en commentaire. « Déchirant. Repose en paix, oncle Ray », a écrit l’un d’eux. Un autre a résumé ce que beaucoup pensaient : « Un des héros de la vie. Parti, mais jamais oublié. »

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