Sécheresse en Charente-Maritime : ce groupe détourne l’eau réservée aux incendies pour laver ses véhicules

Depuis le 18 juillet, lavage de véhicules interdit et arrosage limité pour tous en Charente-Maritime. Sauf qu’à Salles-sur-Mer, un groupe se serait branché sur un point d’eau vital, normalement réservé à la lutte contre les incendies. La mairie ne compte pas laisser passer.
Une installation légale, mais des tensions immédiates
Le lundi 17 août 2026 au soir, la mairie de Salles-sur-Mer alerte ses habitants : un groupe de gens du voyage vient de s’installer sur la commune. Avec l’accord du propriétaire, ils occupent un terrain agricole privé, ce qui reste parfaitement légal en France.
Mais la mairie et la communauté d’agglomération avaient pourtant anticipé le problème en proposant deux terrains d’accueil alternatifs. Les deux ont été refusés. Le choix s’est finalement porté sur cette parcelle privée, en bordure d’une route communale décrite comme « très fréquentée et sinueuse », un détail qui inquiète déjà les riverains.
La commune précise que l’installation s’est faite « malgré le désaccord exprimé par la gendarmerie et le représentant de la mairie lors de leur intervention ». Un climat tendu, donc, avant même que la question de l’eau ne s’impose. Ce type de bras de fer entre collectivités et groupes de gens du voyage n’est pas isolé : d’autres communes françaises ont récemment connu des situations similaires, entre installations sur des zones protégées et agriculteurs contraints de réagir face à l’ampleur des campements.
L’eau de l’incendie, détournée pour laver les caravanes
C’est là que l’affaire prend une tournure plus grave. Selon la mairie, le groupe se serait branché sur un point d’eau destiné à la défense incendie, une ressource vitale en cas de départ de feu, particulièrement sensible en plein été.
Cette eau aurait ensuite servi à laver les véhicules et les caravanes installées sur le terrain. Un usage strictement interdit par l’arrêté préfectoral en vigueur depuis le 18 juillet 2026.
Ce texte est pourtant sans ambiguïté : lavage des véhicules interdit, nettoyage des façades et voiries proscrit, remplissage des piscines suspendu. Même les professionnels agricoles doivent réduire leur consommation d’eau de 20 %, et l’irrigation reste interdite de 8h à 20h sauf dérogation spécifique. Dans un contexte où plusieurs régions françaises luttent déjà contre la sécheresse, comme à Tourrettes où une réserve communale a été vidée en quelques heures, ce type de détournement passe d’autant plus mal auprès des habitants.

Une plainte déposée pour trois raisons précises
Face à ces anomalies constatées sur place, la mairie de Salles-sur-Mer a décidé de saisir la gendarmerie. La plainte repose sur trois éléments distincts, et non sur l’installation elle-même, qui reste légale puisqu’elle a été autorisée par le propriétaire du terrain.
Le premier point concerne le stationnement jugé dangereux en bordure d’une route sinueuse et très fréquentée. Le deuxième vise directement le branchement sur le point d’eau incendie, une infraction qui compromet potentiellement la sécurité de tout le secteur en cas de sinistre. Le troisième reproche l’usage de cette eau pour un lavage de véhicules explicitement interdit par l’arrêté préfectoral.
La mairie insiste sur ce dernier point : ce n’est pas la présence du groupe qui est contestée, mais bien la violation d’un cadre réglementaire qui s’impose à tous les habitants de Charente-Maritime, sans distinction. Des situations comparables de tensions autour de terrains occupés ont déjà été documentées ailleurs, notamment quand un propriétaire doit agir vite pour limiter les dégâts ou lorsqu’un exploitant voit son activité économique directement affectée.
L’affaire illustre une contradiction difficile à avaler pour les riverains : au moment même où la sécheresse impose des sacrifices à tout un département, une ressource vitale destinée à protéger des vies aurait servi à récurer des carrosseries. La gendarmerie doit désormais instruire le dossier, tandis que la question du stationnement en bordure de route reste, elle, entièrement à trancher.
- 24/08/2026 à 17:54Allez allons y, vive la justice à 2 vitesses, la première pour tous les bons payeurs (le bon Français) et la 2 ème pour les délinquants qui ne respectent aucunes règles quel quelle soit. Mais que fait la police et par la même le gouvernement. Ces gens ne se respectent qu'eux alors continuons à tout leur donner, nos terrains nos maisons nos bijoux et tout le reste. Sachant qu'ils ne risquent rien pourquoi changeraient il de politique. A qui la faute, réfléchissons tous et toutes à cela...
- 21/08/2026 à 21:22🤣🤣🤣 heureusement que chat gpt existe pour les images et le texte le journalisme a bien changé
- 21/08/2026 à 14:36ils n'ont peur de rien ils bravent tout les interdits et tout cela sous le nez des francais qui en ont ras le bol vous le petit francais moyen allait vous brancher sur une borne incendie je peux vous dire que vous allez le sentir passer avec une amende bien salé
10 commentaires