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Sept mois après le Noël qui a tué Sara, 15 ans, des experts allemands du poison débarquent chez elle

Publié par Cassandre le 01 Août 2026 à 9:01
Sara Di Vita empoisonnée au ricin à Noël : des experts allemands du bioterrorisme dépêchés en Italie

Un repas de Noël qui vire au cauchemar. Une adolescente de 15 ans qui s’effondre après le dessert. Sept mois plus tard, l’Italie n’a toujours pas résolu ce mystère glaçant, et fait désormais appel à des pointures allemandes du bioterrorisme.

Le nom de Sara Di Vita hante encore le petit village de Pietracatella, dans le sud de l’Italie. La jeune fille est morte du ricin, un poison redoutable, quelques jours après un dîner de famille en apparence ordinaire.

Un dîner de Noël qui tourne au drame

Tout commence le 25 décembre, autour d’une table familiale à Pietracatella, un village de 1 200 habitants. Sara Di Vita, 15 ans, ressent les premiers symptômes juste après le repas.

Sur le moment, personne ne s’inquiète vraiment. Nausées, douleurs abdominales : tout ressemble à une banale intoxication alimentaire.

Mais l’état de l’adolescente se dégrade très vite. Elle est hospitalisée en urgence, et meurt quelques jours plus tard dans des circonstances qui restent, à ce jour, largement inexpliquées.

Le poison qui ne pardonne pas

Village italien de Pietracatella au coucher du soleil

Le ricin est l’une des substances les plus toxiques connues. Une simple prise de cette poudre suffit à provoquer une défaillance totale des organes.

Problème : il est extrêmement difficile à détecter, surtout après plusieurs semaines. Ce n’est que deux mois après le drame que des traces du poison sont retrouvées dans le sang de Sara et sur un cheveu de sa mère.

Antonella Di Vita, 50 ans, meurt à son tour peu après sa fille. Le père, Giovanni Di Vita, 55 ans, ancien maire du village pendant deux mandats, tombe gravement malade mais survit. Son test toxicologique, lui, ressort négatif.

Un détail qui intrigue déjà les enquêteurs : pourquoi lui aurait-il été épargné, si tous étaient visés ? La question reste sans réponse claire.

Experts en combinaison blanche examinant la maison familiale

Des experts allemands débarquent sur les lieux du drame

Jeudi, la maison de la famille Di Vita a été de nouveau passée au peigne fin. Cette fois, ce sont des spécialistes venus tout droit d’Allemagne qui prennent les commandes des investigations.

Selon l’agence de presse italienne Ansa, le quartier autour de la propriété a été bouclé dès le matin. Seuls les membres du Robert Koch-Institut (RKI) de Berlin et les représentants du parquet ont pu accéder à la scène.

D’après les informations du tabloïd allemand Bild, deux noms circulent : le Dr Christian Herzog, à la tête du centre des dangers biologiques du RKI, et la chercheuse spécialisée en ricin Dr Sylvia Worbs. Les deux scientifiques auraient voyagé en Italie en début de semaine, accompagnés d’agents du BKA, la police criminelle fédérale allemande.

Sur les images télévisées, on les voit intégralement vêtus de combinaisons blanches de protection, comme pour une intervention à haut risque biologique. Un dispositif qui rappelle à quel point le ricin reste une substance redoutée des autorités sanitaires.

Que cherchent-ils vraiment sept mois après ?

La question mérite d’être posée : peut-on encore trouver des traces d’un poison aussi volatile après tout ce temps ? Les enquêteurs semblent y croire.

Selon les médias italiens, les canalisations de la maison ont notamment été examinées de près. Des prélèvements ont été effectués et doivent être envoyés en Allemagne pour analyse approfondie.

Autre information qui circule : les enquêteurs auraient déjà reconstitué le déroulé des faits. Mais il leur manquerait encore des preuves décisives pour boucler le dossier.

Un mobile toujours introuvable

Le plus troublant dans cette affaire, c’est qu’on ignore encore si toute la famille était visée intentionnellement. Une autre fille du couple, Alice, 19 ans, n’était pas présente au repas fatidique.

Les enquêteurs se penchent aussi sur le passé politique de Giovanni Di Vita. L’ancien édile, qui a exercé deux mandats à la tête du village, se serait fait des ennemis durant ses années de mandat.

Plus de 200 témoins ont déjà été entendus dans ce petit village de 1 200 âmes, certains à plusieurs reprises. Un chiffre impressionnant qui donne la mesure de l’ampleur de l’enquête, mais qui n’a pour l’instant débouché sur aucune arrestation.

Comme dans d’autres affaires criminelles italiennes qui ont marqué les esprits ces derniers mois, la vérité semble se dérober à mesure que les investigations avancent. Le pays a déjà connu son lot de drames familiaux troublants, mais celui-ci a la particularité de mobiliser une expertise scientifique internationale rarement vue pour un fait divers local.

D’ici la fin des analyses menées en Allemagne, la petite commune de Pietracatella retient son souffle. Les habitants, eux, continuent de vivre sous le poids d’un huis clos glaçant : et si le meurtrier partageait encore, sans le savoir, leur quotidien ?

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