Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

« J’entendais une femme hurler » : les enregistrements glaçants de l’appel au 911 avant la mort de l’influenceuse Sara Gilson

Publié par Cassandre le 28 Juil 2026 à 8:39
« J'entendais une femme hurler » : les enregistrements glaçants de l'appel au 911 avant la mort de l'influenceuse Sara Gilson

Une influenceuse dénonce son mari comme pédophile sur TikTok. Quelques semaines plus tard, un appel au 911 glaçant précède sa mort. Entre les deux, une plainte, une arme, et un homme en fuite. Les enregistrements des secours, obtenus par TMZ, révèlent ce qui s’est vraiment passé cette nuit-là dans l’Oklahoma.

Un appel au 911 qui tourne au cauchemar

Tout commence par un coup de fil. Jeudi soir, un homme contacte les secours depuis le domicile de Sara Gilson, à Owasso, dans l’Oklahoma. Puis plus rien : la ligne coupe, et l’opérateur perd le contact.

Dans l’enregistrement, on entend le dispatcheur tenter de comprendre la situation en direct. « J’essaie de le rappeler, mais j’entendais une femme crier et pleurer en fond », explique-t-il, la voix tendue. Un « grand bruit sourd » se fait aussi entendre en arrière-plan, selon l’audio.

Ce qui glace encore plus le sang : les secours savaient déjà à qui ils avaient affaire. Le dispatcheur évoque « un homme que nous recherchions il y a quelques semaines, après avoir été surpris en train d’embrasser une mineure ».

Cet homme, c’est Jeremiah « Shawn » Duffey, 48 ans, le mari dont Sara Gilson venait de se séparer. Un peu plus tard dans la soirée, le fils de la victime appelle à son tour le 911 pour signaler que son beau-père venait de tirer sur sa mère, selon KTUL.

Le couple est retrouvé mort sur place, dans un meurtre-suicide.

La vidéo virale qui a précédé le drame

Pour comprendre l’engrenage, il faut remonter quelques semaines en arrière. Sara Gilson, 43 ans, avait surfé sur une tendance TikTok consistant à faire croire qu’un documentaire Netflix était tourné sur sa propre vie. Sauf que le sien n’avait rien de fictif.

« C’est à propos de mon futur ex-mari, dont je viens de découvrir que c’est un pédophile », lançait-elle face caméra, avant d’ajouter : « J’aimerais plaisanter. » La vidéo devient rapidement virale, portée par la gravité de l’accusation et le ton presque désabusé de l’influenceuse.

Duffey, entraîneur de basket pour des jeunes, était visé par une plainte accablante. Une mère affirmait qu’il avait embrassé et touché sa fille de 15 ans, membre de son équipe, avant de l’inviter dans sa chambre d’hôtel et de lui proposer de l’argent pour « acheter son silence ».

Une affaire qui rappelle, dans sa mécanique, d’autres dossiers judiciaires où la vérité met du temps à émerger, malgré des signaux d’alerte évidents. On pense aussi à ces affaires familiales où les proches détiennent des indices que la justice peine à exploiter à temps.

Une ordonnance de protection restée sans effet

« J'entendais une femme hurler » : les enregistrements glaçants de l'appel au 911 avant la mort de l'influenceuse Sara Gilson

Le plus terrible dans cette histoire, c’est qu’elle avait tenté de se protéger. Sara Gilson avait déjà déposé deux demandes d’ordonnance de protection contre Duffey en 2021. Une troisième, plus récente, avait été déposée le mois dernier et prolongée jusqu’au 24 août, selon des documents judiciaires consultés par l’Oklahoman.

Dans sa dernière requête, l’influenceuse alertait sur un point crucial : son mari possédait une arme, avait évoqué le suicide et « était en fuite ». Des signaux qui, avec le recul, dessinent une trajectoire tragique que personne n’a pu enrayer à temps.

La justice avait pourtant réagi. Duffey avait reçu l’ordre immédiat de quitter le domicile familial et de rester à plus de 90 mètres de Sara Gilson en permanence, selon les registres du tribunal. Une distance de sécurité théorique, qui n’a manifestement pas suffi face à un homme déjà décrit comme armé et suicidaire.

Cette histoire glace parce qu’elle montre l’écart entre les alertes lancées et la protection réelle apportée. Sara Gilson avait tout fait : plainte, ordonnance, dénonciation publique. Et pourtant, l’issue a été la pire possible. Reste une question qui dépasse ce seul dossier : combien de signaux d’alarme faut-il ignorer avant qu’un drame ne devienne inévitable ?

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *