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« Je suis là, je suis avec un bébé » : le sauvetage miraculeux qui a bouleversé la Colombie

Publié par Cassandre le 13 Août 2026 à 8:03
« Je suis là, je suis avec un bébé » : le sauvetage miraculeux qui a bouleversé la Colombie

Le 10 août dernier, la Colombie a tremblé comme jamais depuis dix ans. Un séisme de magnitude 7,4 a frappé le pays, laissant derrière lui des immeubles réduits en poussière et des familles entières sous le choc. Mais au milieu des ruines, un cri étouffé a changé le cours d’une nuit de cauchemar. Ce que cet homme a trouvé sous les gravats de Cali va vous glacer le sang, puis vous réchauffer le cœur.

Un immeuble effondré, une ville sous le choc

À Cali, un immeuble de cinq étages s’est écroulé sous la violence des secousses. Autour des décombres, des habitants hagards, encore en pyjama, certains en pleurs, d’autres tétanisés par l’ampleur du drame. C’est dans ce décor de fin du monde que Brian Osorio Zuluaga arrive, rentrant chez lui à moto au moment même où la terre a cessé de trembler.

Malgré les risques de fuite de gaz et les mises en garde des survivants, il décide de s’approcher des ruines. Ce genre de réflexe collectif, on le retrouve parfois dans des catastrophes où l’entraide surgit spontanément, sans attendre les secours officiels. Le bilan de ce séisme est déjà lourd : plus de 240 morts et un millier de blessés recensés en quelques heures seulement.

C’est alors qu’un murmure presque inaudible surgit des gravats. Une voix d’homme, étouffée sous la pierre, répète une phrase qui va tout déclencher : « Je suis là. Je suis avec un bébé ». La course contre la montre commence, à mains nues, sans matériel, sans certitude de réussir.

Un bébé violacé, sauvé en quelques minutes décisives

Avec d’autres habitants transformés en secouristes improvisés, Brian Osorio Zuluaga se met à déblayer une dalle de béton massive qui emprisonne les deux victimes. « Au premier essai, nous n’avons pas réussi à le soulever », raconte-t-il à CNN. Il faut réorganiser les forces, synchroniser les efforts, tenter encore.

« Nous l’avons tous soulevé ensemble : un, deux, trois, en haut ! », se souvient-il. Sous la dalle apparaît alors la petite tête d’un bébé, le visage déjà violacé, faute d’air. Chaque seconde compte désormais, comme dans certains scénarios extrêmes où la survie tient à un souffle.

« Une fois que nous avons commencé à dégager les décombres, le bébé a recommencé à respirer et sa couleur est revenue », précise Brian Osorio Zuluaga. La scène a été filmée : on y voit l’enfant recouvert de poussière, juste à côté d’un homme aux bras ensanglantés, encore prisonnier du béton. Un instant suspendu qui a depuis fait le tour des réseaux, comme d’autres vidéos qui circulent en ligne pour de tout autres raisons.

Décombres de béton effondrés après un séisme urbain

Deux autres miraculées, symboles d’une nation debout

Une fois le nourrisson confié aux pompiers, les habitants n’ont pas relâché leurs efforts. Ils se sont remis à l’ouvrage pour libérer l’homme toujours coincé sous le bloc de béton. « L’union fait la force, car personne n’aurait pu soulever seul ce bloc de décombres ; il était tellement gros et tellement lourd », confie le héros du jour, encore hanté par l’idée que d’autres victimes restaient peut-être ensevelies ailleurs dans la ville.

Ce sauvetage n’est pas resté isolé. À Cali toujours, une femme de 31 ans, Diana Troncoso, a été extraite vivante après 12 heures passées sous les gravats. Plus loin, à Pereira, dans la province de Risaralda, Daniela Largo, 32 ans, a tenu 36 heures avant d’être secourue, un délai qui rappelle certaines fenêtres critiques observées lors de précédentes catastrophes géologiques ailleurs dans le monde.

Le président colombien Abelardo De La Espriella a salué ces récits sur les réseaux sociaux, affirmant que cette nouvelle « nous remplit d’espoir et nous encourage à garder espoir ». Il a signé un décret le 11 août déclarant l’état de catastrophe nationale, tout en annonçant l’état d’urgence économique et sociale pour accélérer l’aide aux sinistrés et la reconstruction des zones les plus touchées.

Un bébé sauvé, deux femmes arrachées aux décombres après des heures interminables : au cœur du chaos, la Colombie a retrouvé, l’espace d’un instant, un peu d’humanité brute. Combien d’autres histoires comme celle-ci restent encore enfouies sous les gravats de Cali et Pereira ?

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