« Il m’a trahie » : l’ex-compagne de Cédric Jubillar s’effondre après ses aveux, 5 ans après leur histoire

Avril 2021. Cédric Jubillar vient de perdre sa femme Delphine, disparue quatre mois plus tôt. Il enchaîne pourtant les rencontres, et Séverine, 45 ans à l’époque, tombe amoureuse de lui sans se douter de ce qui l’attend. Cinq ans plus tard, ses aveux la laissent anéantie, et elle raconte tout à Paris Match.
Une histoire d’amour bâtie sur un lourd secret
Tout commence mi-avril 2021, quelques semaines seulement après la disparition de Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans volatilisée de son domicile de Cagnac-les-Mines. Le peintre plaquiste, alors suspect numéro un dans cette affaire qui tient la France en haleine, entame une relation avec Séverine. Elle a 45 ans, elle tombe sous le charme, mais un doute la ronge en permanence.
« Je passais du doute aux certitudes et inversement », confiait-elle déjà à Paris Match en 2022. Un soir, elle ose poser la question qui la hante : qu’a-t-il fait de sa femme ? La réponse de Cédric Jubillar la glace sur le coup, avant que l’enquête ne le disculpe sur ce point précis grâce à un alibi de chantier.
Pendant cette période trouble, Séverine devient bien plus qu’une simple compagne. Elle s’installe parfois à Cagnac pour s’occuper des enfants du couple, Louis et Elyah, pendant que Cédric séjourne chez elle, près d’Albi. Une vie à deux vitesses, entre tendresse quotidienne et soupçons qui planent sur chaque geste de son compagnon.
Sous surveillance permanente, elle paie le prix fort
Ce que Séverine ignore alors, c’est à quel point sa vie privée bascule sous le regard des enquêteurs. Son téléphone est placé sur écoute, ses moindres déplacements sont suivis, tout comme ceux qu’elle partage avec Cédric Jubillar. Elle finira même par connaître trente-six heures de garde à vue pour « recel de cadavre », les gendarmes espérant qu’il lui ait fait des confidences.
Elle parvient à convaincre les enquêteurs de son innocence, mais le mal est fait. Certains proches et membres de sa famille lui tournent le dos, la soupçonnant d’avoir été complice ou simplement naïve. En 2022, seule sa mère accepte encore de la revoir régulièrement, un isolement qui rappelle d’autres affaires glaçantes où l’entourage paie collectivement le prix du soupçon.
Malgré tout, Séverine soutient Cédric Jubillar deux mois durant, puis continue pendant quatre mois de lui envoyer des mandats alors qu’il est déjà incarcéré. Un engagement total pour un homme qui se qualifiait lui-même, à l’époque, de « meurtrier idéal ». Une formule que l’on retrouve aujourd’hui d’un tout autre œil, cinq ans après.

Les aveux qui changent tout, cinq ans après
Le lundi 6 juillet, coup de tonnerre : Cédric Jubillar avoue enfin avoir tué sa femme dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. L’aveu prend la forme d’une lettre détaillée adressée à son avocat, Pierre Debuisson, qui parle d’un « écrit détaillé » formulant des « aveux de culpabilité ». Le peintre plaquiste, qui clamait son innocence depuis le début, retourne totalement sa version.
Jointe par téléphone, Séverine fond en larmes. « Je suis anéantie. Il m’a trahie. Je me suis battue pour lui, je l’ai soutenu pendant deux mois et après, pendant quatre mois avec des mandats en prison », confie-t-elle, la voix brisée, à Paris Match. Toutes ces années de doute, de soutien et de sacrifices s’effondrent en une seule lettre.
« Il m’a épuisée pendant toutes ces années. Je ne souhaite de mal à personne, mais là, franchement, qu’il reste en prison très longtemps », lâche-t-elle, avant d’ajouter, cinglante : « C’est un taré ce mec. Je me sens si seule ce matin. » Une phrase qui résume à elle seule cinq années de manipulation dont elle dit avoir été la victime silencieuse.
Reste une pensée qui ne la quitte pas : celle des enfants. « Je pense si fort à ses enfants.
J’ai passé des moments merveilleux avec eux, Louis surtout que je protégeais parfois des colères soudaines de son père », confie-t-elle, avant de conclure que c’est aujourd’hui « la seule chose qui me console un peu ».
Cédric Jubillar, désormais, « se tient à entière disposition » de la justice selon son avocat, et ses aveux devraient permettre de localiser le corps de Delphine.
Une femme trahie deux fois : par l’homme qu’elle a aimé, puis par la vérité qu’il lui a cachée pendant des années. Le procès en appel, prévu en septembre, pourrait désormais être reporté à la lumière de ces révélations. Reste à savoir si ces aveux tardifs suffiront un jour à apaiser ceux qui, comme Séverine, ont vécu cette affaire de l’intérieur.