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« Je voulais les terroriser » : le tueur de la rue d’Enghien condamné à 7 ans pour une attaque au sabre

Publié par Cassandre le 15 Sep 2026 à 17:55
« Je voulais les terroriser » : le tueur de la rue d'Enghien condamné à 7 ans pour une attaque au sabre

Un an avant de semer la mort au sein de la communauté kurde à Paris, un homme s’en prenait déjà, sabre à la main, à des exilés endormis dans un campement de fortune. L’affaire avait fait peu de bruit à l’époque, éclipsée par le drame qui allait suivre.

Ce lundi 14 septembre, la justice a tranché. Le tribunal correctionnel de Paris vient de rendre son verdict, et la phrase lâchée à l’audience par l’accusé donne le vertige sur ce qui l’a réellement animé.

Un camp de réfugiés attaqué en pleine nuit

William Malet, 73 ans, comparaissait pour des violences avec arme commises en raison de la race, des faits qui remontent à décembre 2021. Ce jour-là, un campement d’exilés installé près du parc de Bercy à Paris avait été pris pour cible en pleine nuit, sans le moindre avertissement.

Deux hommes, arrivés en France après avoir fui leur pays en guerre, avaient été grièvement blessés lors de cette attaque à la machette. Une agression d’une violence rare, restée relativement discrète dans l’actualité, contrairement à ce que William Malet allait commettre un an plus tard.

Le contexte social autour de ces campements précaires reste tendu, entre gestion des flux migratoires et sécurité urbaine, un climat que certains commentateurs politiques n’hésitent pas à instrumentaliser, comme on a pu le voir récemment dans le débat sur les aides sociales et l’immigration.

Ce climat de défiance, parfois alimenté par des prises de parole médiatiques comme celles évoquées sur certains plateaux télé, sert de toile de fond à des passages à l’acte d’une extrême gravité.

Sept ans de prison pour cette première attaque

Le verdict est tombé : sept ans d’emprisonnement pour William Malet, reconnu coupable des violences commises à Bercy en 2021. Une peine lourde, à la mesure de la gravité des faits et du caractère raciste retenu par le tribunal.

Mais ce procès a surtout permis de mesurer l’ampleur de la haine qui animait l’homme bien avant qu’il ne devienne, un an plus tard, l’auteur d’un massacre au sein de la communauté kurde de la capitale. Une trajectoire de violence qui n’a cessé de s’aggraver.

Ce type d’engrenage judiciaire, où une première affaire violente précède un drame bien plus lourd, interroge sur les failles du suivi. Un mécanisme que l’on retrouve parfois dans d’autres affaires de sécurité publique où la réactivité fait toute la différence.

À l’audience, les avocats des parties civiles ont insisté sur le fait que cette attaque au sabre n’avait rien d’un dérapage isolé, mais s’inscrivait dans une haine construite, mûrie, revendiquée. Un point que le tribunal a manifestement pris en compte dans le quantum de la peine.

« Je voulais les terroriser » : le tueur de la rue d'Enghien condamné à 7 ans pour une attaque au sabre

« Ils n’ont qu’à rester chez eux » : l’aveu qui glace le tribunal

C’est la phrase qui a marqué toute la salle d’audience ce lundi. Interrogé sur ses motivations, William Malet a lâché, d’un ton froid et assuré : « Ils n’ont qu’à rester chez eux. Moi, je suis resté chez moi. » Une déclaration qui balaie tout doute sur l’intention réelle derrière l’attaque de Bercy.

L’homme, barbe et cheveux blancs, n’a jamais montré le moindre signe de remords devant les juges. Malgré des années passées en détention, notamment à l’isolement, sa haine des exilés semble être demeurée intacte, presque figée dans le temps.

Une autre phrase, prononcée plus tôt dans la procédure et rapportée par le tribunal, résume l’objectif recherché ce soir de décembre 2021 : « Je voulais les terroriser. » Un aveu glaçant qui a pesé lourd dans la décision finale des magistrats.

Ce procès pour l’attaque de Bercy s’ajoute désormais au dossier bien plus lourd de William Malet, impliqué dans le drame qui a frappé la communauté kurde parisienne un an plus tard. Deux affaires, une même haine, jamais démentie.

Sept ans de prison pour une attaque au sabre qui n’était, selon ses propres mots, qu’un prélude à une violence bien plus terrible. Cette phrase lâchée à l’audience restera sans doute comme la trace la plus glaçante d’un homme qui n’a jamais renié sa haine. Comment expliquer qu’un tel passage à l’acte n’ait pas déclenché un signalement plus précoce ?

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