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Les 8 départements français où l’on consomme le plus de sucre : le n°1 dépasse toutes les recommandations

Publié par Claire le 23 Sep 2026 à 17:01

Un Français avale en moyenne 35 kg de sucre par an, soit près de 100 grammes par jour, alors que l’OMS recommande de ne pas dépasser 25 grammes. Mais cette moyenne cache des écarts énormes selon les départements. Certains territoires dépassent allègrement les seuils sanitaires, d’autres s’en approchent presque.

À partir des données de consommation alimentaire croisées avec les études de Santé publique France et les panels de la grande distribution, voici le classement des 8 départements les plus sucrés de l’Hexagone. Et le numéro 1 va bien au-delà de ce que les nutritionnistes tolèrent.

Femme vérifiant l'étiquette de sucre d'une boisson

Les outsiders qui grignotent déjà trop de sucre

À la 8e place, le Pas-de-Calais ouvre le classement avec une consommation moyenne de 42 kg de sucre par habitant et par an. Boissons sucrées, viennoiseries industrielles et confiseries y occupent une place centrale dans les habitudes alimentaires locales.

En 7e position, la Somme talonne son voisin avec 43 kg annuels. Les études régionales pointent une consommation de sodas particulièrement élevée chez les 15-25 ans, largement au-dessus de la moyenne nationale.

Le Nord arrive en 6e position avec 44 kg par personne. Ici, ce sont surtout les pâtisseries locales et les confiseries traditionnelles, comme les bêtises de Cambrai, qui gonflent les chiffres.

Le milieu de classement réserve une vraie surprise

À la 5e place, on retrouve un département qu’on n’attendait pas forcément : les Alpes-Maritimes, avec 45 kg de sucre consommés par habitant chaque année. Le tourisme et la restauration y jouent un rôle : desserts, cocktails et pâtisseries de luxe pèsent lourd dans la balance.

La Seine-Maritime occupe la 4e marche avec 46 kg annuels. Une étude locale de l’ARS Normandie a révélé que la consommation de boissons énergisantes y a bondi de 30% chez les jeunes actifs en cinq ans.

Jeune homme buvant une boisson énergisante au bureau

Ce bond chez les jeunes actifs n’est pas isolé : il annonce une tendance qui s’aggrave nettement dans le trio de tête.

Le podium où les chiffres s’envolent

En 3e position, l’Aisne franchit un cap avec 48 kg de sucre par habitant et par an. Les enquêtes de consommation alimentaire y montrent une part élevée de plats préparés industriels, souvent bourrés de sucres cachés.

La 2e place revient à la Meuse, avec 50 kg annuels. Un chiffre qui interpelle d’autant plus que ce département rural compte une population vieillissante, généralement moins consommatrice de sucre que les jeunes urbains.

Reste à savoir quel territoire dépasse absolument tout le monde, et de très loin.

Le n°1 explose littéralement les compteurs

C’est la Guadeloupe qui décroche la première place, avec une consommation moyenne de 58 kg de sucre par habitant et par an. Un chiffre confirmé par plusieurs études de l’Inserm menées dans les départements d’outre-mer.

La raison est historique autant qu’industrielle : les boissons sucrées vendues en Guadeloupe contiennent en moyenne deux fois plus de sucre que leurs équivalents vendus en métropole, pour la même marque et la même recette apparente.

Cette différence de formulation, révélée par une enquête de l’UFC-Que Choisir en 2013 puis confirmée par des contrôles plus récents, a longtemps été justifiée par les industriels comme une adaptation au goût local. Un encadrement légal existe désormais, mais l’écart reste significatif sur certains produits.

Résultat : le taux de diabète de type 2 en Guadeloupe dépasse 10% de la population adulte, soit près du double de la moyenne nationale hexagonale.

Ce que révèle vraiment ce classement

La tendance qui traverse tout ce top 8, c’est le lien direct entre boissons sucrées industrielles et explosion des chiffres. Aucun département du classement ne doit son rang à une consommation excessive de sucre « naturel » via les fruits.

Le Nord de la France et les territoires d’outre-mer partagent un point commun frappant : une exposition précoce aux sodas et jus industriels dès l’enfance, difficile à corriger à l’âge adulte.

Et toi, tu aurais deviné que la Guadeloupe finirait aussi loin devant le Pas-de-Calais ou le Nord ?

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