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Champignons : ces 8 départements où l’on cueille le plus, le n°1 devance les Landes

Publié par Claire le 13 Sep 2026 à 11:37

L’automne arrive et avec lui, le grand rituel des paniers d’osier et des bottes crottées. Chaque année, des milliers de Français partent en forêt à l’aube pour dénicher cèpes, girolles et autres trésors du sous-bois. Mais tous les départements ne se valent pas.

Certains cumulent forêt dense, tradition ancrée et sol parfait pour les champignons. D’autres, malgré leur réputation, arrivent loin derrière. Voici le classement qui va surprendre pas mal de cueilleurs.

La surprise qui détrône les Landes

On imagine souvent les Landes comme le paradis du cèpe grâce à ses immenses pinèdes. Pourtant, ce département n’occupe même pas la première place du classement.

C’est la Dordogne qui rafle la mise, portée par ses forêts mixtes de chênes et de châtaigniers, un terrain de jeu idéal pour le cèpe de Bordeaux. La région combine surface boisée massive, tradition de cueillette séculaire et une météo humide propice aux poussées automnales.

Les habitants du Périgord parlent de la cueillette comme d’un sport national. Les bons coins se transmettent en famille, parfois sous serment de silence total.

Femme cueillant des cèpes dans une forêt de Dordogne

Le podium qui fait mentir les clichés

Juste derrière la Dordogne, on retrouve les Landes, forcément, avec leurs cèpes et leurs bolets bais qui poussent sous les pins par milliers dès les premières pluies fraîches.

La troisième place revient à la Lozère, département méconnu mais redoutablement efficace côté champignons. Ses forêts de hêtres et ses altitudes fraîches favorisent la girolle et le pied-de-mouton, deux espèces très recherchées par les connaisseurs.

Le point commun entre ces trois départements ? Une surface forestière qui dépasse largement la moyenne nationale, combinée à un climat océanique ou montagnard qui maintient l’humidité au sol pendant des semaines.

Les outsiders qui grimpent chaque année

Passé le podium, le classement réserve quelques surprises. La Corrèze arrive en quatrième position, portée par ses forêts de châtaigniers et une tradition de cueillette du cèpe presque aussi vieille que celle du Périgord voisin.

La Haute-Vienne suit de près, avec une spécialité locale : la trompette de la mort, ce champignon noir en forme d’entonnoir qui pousse en tapis entiers sous les feuilles mortes de novembre.

Sixième du classement, la Creuse mise sur ses bois de hêtres pour offrir des girolles en quantité, tandis que le Puy-de-Dôme, septième, profite de son altitude pour produire des cèpes plus tardifs mais particulièrement charnus.

Ferme la marche des huit territoires, la Haute-Saône complète ce top avec ses forêts vosgiennes riches en chanterelles jaunes, une espèce particulièrement prisée des restaurateurs de la région.

Mains cueillant une girolle dorée en sous-bois

Ce que la loi autorise vraiment en forêt

Beaucoup de cueilleurs ignorent encore les règles précises qui encadrent leur passe-temps favori. En forêt domaniale, la tolérance générale se situe autour de 5 litres par personne et par jour, soit à peu près un panier moyen.

Au-delà, on entre dans une zone grise qui peut valoir une amende, voire des poursuites pour vol si la quantité prélevée est jugée abusive par l’Office national des forêts.

Autre point souvent oublié : en forêt privée, la cueillette est interdite sans l’accord du propriétaire, même si aucune clôture ne signale la limite de terrain. Le Code civil est clair sur ce point, et certains propriétaires n’hésitent pas à porter plainte.

Certaines communes vont plus loin encore avec des arrêtés municipaux spécifiques, parfois plus restrictifs que la règle nationale. Mieux vaut se renseigner en mairie avant de partir, surtout dans les zones très fréquentées comme le Périgord ou les Landes.

Les trois confusions qui envoient aux urgences chaque automne

Chaque année, les centres antipoison enregistrent des centaines d’intoxications liées à des confusions d’espèces. La plus fréquente concerne l’amanite phalloïde, souvent prise pour une simple russule ou un champignon de couche par des débutants pressés.

Cette confusion est particulièrement dangereuse car les premiers symptômes n’apparaissent que 6 à 12 heures après l’ingestion, quand les toxines ont déjà attaqué le foie. Dans certains cas graves, seule une greffe permet de sauver le patient.

Deuxième piège classique : la fausse girolle, ou clitocybe orangé, dont la couleur et la forme trompent même certains cueilleurs expérimentés. Elle provoque des troubles digestifs violents mais rarement mortels, contrairement à sa cousine authentique.

Enfin, le bolet Satan, confondu avec le cèpe classique à cause de sa forme trapue, cause des intoxications sévères malgré sa couleur rougeâtre qui devrait pourtant alerter au premier coup d’œil.

La règle d’or reste la même depuis toujours : en cas de doute, on ne consomme jamais. Un passage en pharmacie ou chez un mycologue amateur agréé permet d’écarter tout risque en quelques minutes.

Homme comparant deux champignons pour éviter une confusion

Pourquoi cette saison s’annonce particulière

Les épisodes de canicule répétés cet été ont laissé des traces dans les sous-bois, selon plusieurs mycologues qui suivent l’évolution des populations fongiques d’année en année.

La sécheresse prolongée a retardé certaines poussées, mais les pluies de septembre pourraient déclencher une explosion tardive, surtout dans les départements les mieux classés où l’humidité résiduelle du sol reste plus élevée.

De quoi donner encore plus de valeur aux bons coins bien gardés de Dordogne, des Landes et de Lozère, où les cueilleurs aguerris s’apprêtent déjà à sortir les paniers.

1 commentaire

  • C
    Carte Champignon
    13/09/2026 à 12:46
    Et pour trouver les meilleurs coins a champignons rdv sur Carte Champignon 😊🍄

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