Journée mondiale des pâtes : 10 choses que vous ignoriez sur ce plat que vous mangez toutes les semaines
Elles sont dans tous les placards, sauvent les fins de mois et les soirées sans inspiration. Les pâtes, on croit les connaître par cœur. Pourtant, ce plat du quotidien cache des histoires qu’on ne raconte presque jamais.
Ce 25 octobre, c’est leur jour. L’occasion de dévoiler dix anecdotes pour épater la tablée. Et la dernière pourrait bien changer la façon dont vous remplissez votre casserole.
Le 25 octobre, une fête qui a de la bouteille
La Journée mondiale des pâtes fête cette année sa 28e édition. Elle a été lancée en 1998, à l’occasion d’un congrès mondial consacré aux pâtes organisé à Rome. Depuis, chaque 25 octobre, la planète entière trinque à la fourchette.
Côté italien, on ne compte pas laisser la fête aux autres. Une annonce a mis le pays en ébullition : la création d’une « Journée des pâtes italiennes dans le monde ». Une façon de rappeler que la péninsule entend bien garder la main sur son trésor national.
Alors, première anecdote : ce jour n’est pas une invention de réseaux sociaux. Il a presque trente ans. Mais la suite est encore plus savoureuse.
Marco Polo n’a pas tout inventé

Vous avez forcément entendu l’histoire : Marco Polo aurait rapporté les pâtes de Chine au XIIIe siècle. C’est une jolie légende, mais les historiens la considèrent comme très douteuse. Des textes anciens mentionnent des préparations à base de pâte séchée en Sicile bien avant son retour.
Deuxième anecdote : les pâtes italiennes n’ont donc probablement pas voyagé dans les bagages du célèbre explorateur. Leur véritable origine reste débattue entre historiens, et chaque région aime revendiquer sa part du récit.
Troisième anecdote, plus étonnante : la tomate, qu’on imagine indissociable des pâtes, est arrivée d’Amérique bien après la naissance du plat. Pendant des siècles, on a donc mangé des pâtes sans sauce tomate. Difficile à imaginer, non ?
Des centaines de formes, et pas pour faire joli
On connaît les spaghettis, les coquillettes, les penne. Mais l’Italie recense des centaines de formats différents, souvent propres à une région, voire à un village. Les orecchiette, petites « oreilles » des Pouilles, n’ont rien à voir avec les farfalle, ces « papillons » venus du nord.
Quatrième anecdote : la forme n’est pas qu’esthétique. Les pâtes creuses ou striées retiennent la sauce, les longues et fines préfèrent les préparations légères à l’huile ou aux fruits de mer. Associer le bon format à la bonne sauce, c’est tout un art.
Cinquième anecdote : certains noms prêtent à sourire. Les strozzapreti signifient littéralement « étrangle-prêtres ». La légende veut qu’un gourmand ait failli s’étouffer en les avalant trop vite. On vous laisse juger de la véracité de l’histoire, mais le nom, lui, est bien réel.
Et si les formes sont nombreuses, il en est une que beaucoup de gens cuisent mal chaque semaine. C’est le sujet de la prochaine section.
Ces erreurs de cuisson que vous commettez sûrement

Sixième anecdote, et sans doute la plus utile : non, l’huile dans l’eau de cuisson ne sert à rien. Elle flotte à la surface et empêche tout au plus la sauce d’accrocher aux pâtes une fois égouttées. Pour éviter qu’elles collent, mieux vaut remuer au début de la cuisson.
Septième anecdote : rincer les pâtes à l’eau froide est généralement une mauvaise idée. L’amidon qui reste à leur surface aide justement la sauce à adhérer. La seule exception, c’est la salade de pâtes servie froide.
La question du sel déclenche aussi de vifs débats. Certains chefs italiens sont intransigeants sur le moment où on le jette dans l’eau, comme on le détaille dans cette erreur que les chefs italiens ne laissent pas passer. De quoi relancer la guerre de la casserole dans votre cuisine.
Huitième anecdote : garder une louche d’eau de cuisson avant d’égoutter est le meilleur réflexe de cuisinier. Chargée d’amidon, elle lie la sauce et lui donne ce côté onctueux qu’on aime tant au restaurant.
Les Français et leurs pâtes : une histoire d’amour
Les pâtes sont l’un des plats préférés des Français. Elles se cuisinent vite, se conservent longtemps et se marient avec presque tout. Résultat : elles s’invitent régulièrement à table, du déjeuner d’étudiant au dîner de famille.
Neuvième anecdote : la France est souvent citée parmi les grands consommateurs de pâtes en Europe, derrière l’Italie. Impossible ici de vous donner des chiffres précis sans les sourcer, mais l’attachement des Français à leur paquet de coquillettes ne fait aucun doute.
Les rayons des supermarchés racontent d’ailleurs cet engouement. Quand une enseigne met l’Italie à l’honneur, comme lors de ses opérations spéciales, les paquets de pâtes partent vite. Et tous les paquets ne se valent pas, comme le rappellent les experts à propos de certaines pâtes industrielles à éviter.
Le détail italien qui fait toute la différence

Dixième et dernière anecdote : en Italie, la cuisson « al dente » est presque une religion. Le terme signifie littéralement « à la dent », c’est-à-dire des pâtes qui gardent un peu de résistance sous la mâchoire. Les Italiens jugent souvent les pâtes trop cuites comme une faute de goût.
Pour y parvenir, rien de compliqué : suivez le temps indiqué sur le paquet, puis goûtez une minute avant la fin. Une pâte al dente a aussi un avantage de taille : elle rassasie plus longtemps et supporte mieux la sauce.
Voilà de quoi briller ce soir devant votre assiette. Et si ces histoires de table italienne vous ont mis l’eau à la bouche, continuez le voyage avec cette ville sicilienne qui séduit les Français, un coin d’Italie où les pâtes se mangent à chaque repas.
Bonne Journée mondiale des pâtes à toutes et à tous. Et n’oubliez pas la louche d’eau de cuisson.