Rappel massif de jambons et pâtés : ces bactéries qui menacent des supermarchés dans toute la France

Un jambon acheté cette semaine dans votre supermarché habituel. Rien d’anormal en apparence, la même marque que d’habitude, la même barquette. Sauf que ce produit fait partie d’un rappel massif lancé ce jeudi 20 août par le site officiel Rappel Conso. En cause : une rupture de la chaîne du froid qui pourrait avoir laissé proliférer des bactéries sur plusieurs références vendues dans toute la France.
Une rupture de la chaîne du froid qui inquiète les autorités
Tout est parti d’un incident logistique. Selon le site Rappel Conso, un transporteur a laissé la chaîne du froid se rompre lors de l’acheminement des produits vers une plateforme de distribution. Résultat : un risque d’altération microbiologique, autrement dit un possible développement de bactéries ou de moisissures sur la charcuterie concernée.
Le communiqué évoque aussi un risque organoleptique, c’est-à-dire un changement de couleur ou de texture des aliments. Deux marques bien connues des rayons de supermarché sont visées : Madrange et Paul Predault. Au total, neuf références différentes sont rappelées, allant du simple jambon sous vide à la mousse de canard en passant par le pâté de campagne.
Les produits ont été distribués un peu partout en France, notamment dans les magasins de la Coopérative U. Si vous faites vos courses régulièrement dans ce type d’enseigne, mieux vaut vérifier votre réfrigérateur avant de préparer le prochain sandwich. Une vigilance qui rappelle d’autres alertes récentes, comme celle sur des figurines pour enfants rappelées pour un tout autre danger sanitaire.
La liste précise des produits à écarter immédiatement
Chez Madrange, cinq références sont concernées. D’abord le jambon supérieur à l’étouffée sans nitrite, vendu en paquet de deux tranches (80 grammes), référence GTIN 3180940083121, lot 6160119674, à consommer avant le 9 septembre. Sa version six tranches de 240 grammes, GTIN 3180940083114, lot 6160118751, est également visée.
S’ajoutent le jambon supérieur au torchon sans nitrite (GTIN 3180940083183, lot 6160119137), le jambon gourmand et engagé à impact climat réduit (GTIN 3180940004126, lot 6160119559) et le jambon supérieur cuisiné à l’os (GTIN 3180940084272, lot 6160119808). Toutes ces dates limites de consommation courent jusqu’au 9 septembre 2026 maximum.
Côté Paul Predault, deux jambons sont rappelés : celui aux trois poivres (GTIN 3177340000032, lot 6160118793) et celui cuisiné à l’os (GTIN 3177340018174, lot 6160118575). Deux mousses de canard entrent aussi dans la liste, l’une de la marque Paul Predault, l’autre de Madrange au porto avec 25% de sel en moins.
Enfin, une mousse de foie et un pâté de campagne sans marque, tous deux distribués sous les références 3273625841779 et 3273625841786, complètent ce rappel qui touche autant les amateurs de produits transformés du quotidien que les fins gourmets de charcuterie fine.

Ce qu’il faut faire si vous avez l’un de ces produits chez vous
La consigne est simple et sans ambiguïté : ne consommez surtout pas ces produits, même s’ils semblent visuellement normaux dans votre frigo. Rappel Conso recommande de les détruire ou de les rapporter directement en magasin, où un remboursement intégral sera proposé, sans date limite fixée pour l’instant.
Le point sensible, c’est que le risque bactériologique ne se voit pas forcément à l’œil nu. Une rupture de la chaîne du froid peut favoriser le développement de bactéries pathogènes bien avant que la couleur ou l’odeur du produit ne change. C’est précisément pour cette raison que les autorités sanitaires préfèrent agir en amont, plutôt que d’attendre des signalements de troubles digestifs ou d’intoxications alimentaires.
Pour lever le moindre doute, un seul réflexe : comparer le numéro de lot inscrit sur votre emballage avec ceux listés dans cet article. En cas de correspondance, direction la poubelle ou le service après-vente. Pour toute question, un numéro dédié a été communiqué par les industriels concernés, le 05.55.30.03.61, joignable pour organiser le remboursement ou obtenir des précisions supplémentaires sur ce rappel.
Un simple coup d’œil dans votre réfrigérateur peut éviter bien des soucis dans les prochains jours. La prochaine fois que vous ferez vos courses, ce réflexe de vérification pourrait bien devenir une habitude durable face à la multiplication des rappels alimentaires ces derniers mois.