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Les 8 régions françaises où l’on mange le plus de poisson : la n°1 n’est pas la Bretagne

Publié par Claire le 09 Août 2026 à 17:01

Quand on pense poisson en France, on imagine tout de suite les ports bretons, les criées de Lorient ou les étals de Concarneau. Logique, non ?

Pourtant les chiffres de FranceAgriMer et du CREDOC racontent une autre histoire. La région qui mange le plus de poisson par habitant n’a pas un seul port de pêche digne de ce nom.

On te détaille le classement complet, région par région, jusqu’à cette surprise qui a de quoi faire tiquer les Bretons.

Les régions qui ferment le classement

À la 8e place, on trouve le Grand Est. Là-bas, la consommation moyenne tourne autour de 22 kg de poisson et produits de la mer par habitant et par an.

Rien d’étonnant : c’est une région continentale, loin des côtes, où la viande et la charcuterie dominent largement les habitudes alimentaires.

La Bourgogne-Franche-Comté occupe la 7e position avec environ 23 kg par an. Même logique géographique : pas de littoral, une tradition culinaire tournée vers le bœuf charolais et les fromages plutôt que vers la sole ou le cabillaud.

Le milieu de tableau réserve une première surprise

En 6e position, l’Auvergne-Rhône-Alpes s’en sort mieux que prévu avec 25 kg par habitant. La proximité de Lyon, ville gastronomique, et l’influence méditerranéaine du sud de la région jouent un rôle.

La Nouvelle-Aquitaine arrive en 5e place avec 27 kg. La façade atlantique, entre Arcachon et le Pays basque, tire logiquement la moyenne vers le haut.

Pêcheur souriant déchargeant des huîtres en Nouvelle-Aquitaine

Ce sont les huîtres du bassin d’Arcachon et le merlu basque qui font grimper les chiffres, bien plus que les rivières intérieures de la région.

Le podium commence : l’Occitanie surprend déjà

4e place pour l’Occitanie, avec 29 kg de poisson consommé par habitant chaque année. On pourrait croire que c’est Montpellier et sa proximité méditerranéenne qui expliquent tout.

En réalité, c’est surtout la tradition de la brandade de morue et des tielles sétoises, plats populaires transmis de génération en génération, qui maintient cette consommation élevée.

La Provence-Alpes-Côte d’Azur grimpe à la 3e position avec 31 kg par habitant. Bouillabaisse, poutargue, anchois de Collioure : la culture méditerranéenne du poisson y est ancrée depuis des siècles.

La Bretagne, grande favorite, se contente de la 2e place

Voilà le premier vrai choc du classement. La Bretagne, région pêcheuse par excellence, celle qu’on imaginait sans hésiter en tête, se classe seulement 2e avec 34 kg par habitant.

Pêcheur breton pensif face aux caisses de poisson exportées

Un chiffre élevé, certes, largement au-dessus de la moyenne nationale qui se situe autour de 26 kg. Mais insuffisant pour décrocher la première place.

La raison est presque ironique : une bonne partie de la pêche bretonne part directement à l’export ou vers d’autres régions françaises. Les Bretons pêchent beaucoup, mais n’en consomment pas proportionnellement plus que leurs voisins du littoral.

Le vrai numéro 1 du classement

C’est finalement les Pays de la Loire qui coiffent tout le monde, avec environ 36 kg de poisson et produits de la mer consommés par habitant et par an.

La région combine plusieurs atouts décisifs : le port de pêche de La Turballe, la Vendée et ses fermes ostréicoles, et une forte tradition de consommation de sardines et de merlan sur toute la côte atlantique.

Nantes joue aussi un rôle clé. La ville s’est imposée comme une place forte de la criée et de la transformation du poisson, ce qui facilite l’accès à des produits frais et moins chers pour les habitants de toute la région.

Autre facteur souvent oublié : le vieillissement de la population dans certaines zones littorales des Pays de la Loire, où les seniors ont statistiquement une consommation de poisson plus élevée que les jeunes actifs urbains.

Ce que révèle vraiment ce classement

La tendance générale confirme une règle simple : plus on s’éloigne du littoral, moins on mange de poisson. Le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté, régions continentales, ferment logiquement le classement.

Mais la vraie leçon, c’est que posséder des ports de pêche ne garantit pas la première place. Les Pays de la Loire l’emportent grâce à un écosystème complet : production locale, criées actives et habitudes culinaires transmises sur plusieurs générations.

La Bretagne reste une référence pour la pêche française, mais son poisson voyage plus qu’il ne se consomme sur place. Alors, tu aurais deviné ce numéro 1 avant de lire cet article ?

1 commentaire

  • T
    Thierry
    09/08/2026 à 18:39
    Et la Guadeloupe, la Martinique etc... , nos îles Française compte pour du beurre ?????

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