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Tesla lance son premier deux-roues, et ce n’est ni une moto ni un scooter électrique

Publié par Elodie le 21 Juil 2026 à 11:08
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Tesla lance son premier deux-roues, et ce n'est ni une moto ni un scooter électrique

On attendait tous la même chose depuis des années : le jour où Tesla se lancerait enfin sur deux roues. Une moto électrique futuriste, un scooter urbain siglé du logo T, quelque chose qui ferait trembler Harley-Davidson. La marque vient effectivement de sortir son premier deux-roues officiel, mais pas du tout comme on l’imaginait. Et la raison de ce choix inattendu tient en réalité à un traumatisme personnel d’Elon Musk.

Pourquoi Tesla a toujours fui les deux-roues

Depuis la création de Tesla, jamais la marque n’avait osé s’aventurer sur le terrain des motos ou des scooters électriques. Un choix étonnant pour une entreprise obsédée par l’innovation dans l’électrique, du pick-up Cybertruck aux voitures électriques classiques.

Elon Musk a toujours été très clair sur ce sujet précis. Il rappelle régulièrement avoir frôlé la mort adolescent, victime d’un grave accident à deux roues. Pour lui, un tel engin ne pourra jamais être rendu suffisamment sûr, quelles que soient les innovations technologiques. Cette conviction personnelle a longtemps bloqué tout projet chez le constructeur, alors même que la concurrence multiplie les annonces sur les produits premium à forte marge.

La draisienne qui change (un peu) la donne

Le fameux premier deux-roues Tesla est en réalité une draisienne baptisée Balance Bike for Kids. Pas de pédales, pas de moteur : seulement un cadre léger et deux roues pour apprendre l’équilibre. Le modèle vise les enfants de 2 à 5 ans, qui se propulsent avec leurs jambes ou avec l’aide d’un parent qui pousse derrière.

La draisienne supporte un poids maximal de 35 kilos, avec une limite recommandée autour de 30 kilos. Pour grimper dessus, l’enfant doit afficher une longueur de jambe d’environ 35 centimètres minimum. La selle propose cinq niveaux de réglage en hauteur, de quoi couvrir plusieurs années d’usage sans changer d’engin.

Le châssis en alliage de magnésium reste ultra léger, avec un design épuré digne des véhicules de la marque. Le logo T trône à l’avant, et le nom Tesla s’affiche en toutes lettres sur le flanc. Les pneus gonflables, à 35 PSI, complètent un objet qui ressemble déjà à un jouet collector.

Enfant souriant apprenant l'équilibre sur une draisienne

Un prix premium réservé à une clientèle très ciblée

Selon Frandroid, cette draisienne s’affiche à 225 dollars aux États-Unis, soit un peu plus de 200 euros. Au Canada, la note grimpe à environ 310 dollars canadiens, près de 210 euros. À titre de comparaison, les draisiennes d’entrée de gamme se négocient plutôt entre 28 et 46 euros, avec des cadres en acier ou en plastique bien plus lourds à manœuvrer pour un enfant.

Les modèles premium en magnésium chez Strider, Woom ou Prevelo oscillent entre 100 et 350 dollars. La Balance Bike for Kids se situe donc au milieu de cette fourchette, sans être la moins chère du marché. Mais son vrai levier n’est pas le prix : c’est la rareté organisée. L’achat reste réservé aux propriétaires d’un véhicule Tesla, identifiés via leur compte et leur numéro de châssis.

Les premières livraisons sont annoncées pour août 2026, et le produit affichait déjà complet en ligne quelques jours après son lancement, avec une simple liste d’attente par e-mail. Tesla propose même un t-shirt assorti pour enfants, histoire de compléter le look miniature de fan. Pour l’instant, aucune date n’est évoquée pour une arrivée en France ou en Europe.

Voilà donc le tout premier deux-roues signé Tesla : un jouet sans moteur, pensé pour les tout-petits plutôt que pour les fans de deux-roues électriques. Les amateurs de moto ou de scooter siglés du logo T devront encore patienter, sans certitude sur le jour où Musk changera d’avis. En attendant, ce sont les enfants des actionnaires qui roulent les premiers.

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