À 30 ans, elle achète un lac entier avec deux maisons pour 370 000 € et vise 140 000 € de revenus par an

Acheter un lac, avec deux maisons et trois hectares de terrain, à 30 ans. Ça ressemble à un rêve un peu fou. Pourtant, Alice l’a fait — et elle compte bien en tirer 140 000 € de chiffre d’affaires annuel d’ici 2028.
Entre financement participatif, cabanes flottantes sur Airbnb et coliving pour entrepreneurs, la jeune Lilloise a monté un plan redoutable. On vous raconte comment elle a transformé un coup de cœur en van en business immobilier grandeur nature.
Un coup de foudre en van et un lac à 370 000 € dans le Lot-et-Garonne
Tout commence par une halte imprévue. Alice, entrepreneuse hyperactive de 30 ans, fait un arrêt avec son van au bord d’un lac. Le calme, l’eau, le silence. Le contraste avec sa vie à cent à l’heure la frappe. « Je me suis dit que, pour mon équilibre personnel, ce serait cool d’avoir ça près de chez moi », confie-t-elle au Figaro Immobilier.
Dès 2024, elle épluche les annonces. Un lac dans le Lot-et-Garonne, affiché à 398 000 €, retient son attention. Après négociation, elle signe en 2026 pour 370 000 € hors frais de notaire. Le terrain fait trois hectares et comprend deux maisons : une de 70 m², qu’elle occupe, et une de 130 m² avec quatre chambres.
Pour financer l’opération, Alice contracte un prêt de 300 000 €. Les travaux de rénovation, eux, sont couverts par ses économies et l’aide de sa famille. Mais ça ne suffit pas. Alors elle innove. Elle lance un financement participatif : des contrats de prêt entre particuliers sur cinq ans, à 4 % d’intérêt.
Résultat : 48 personnes embarquent et devenir propriétaire prend un tout autre sens. Alice récolte 215 000 €. « 70 % des participants, je les connaissais. Les 30 % restants m’ont trouvée via LinkedIn et Instagram. »
Cabanes flottantes, coliving et tiny houses : le plan à 140 000 € par an
Alice ne veut surtout pas s’isoler. Lilloise et extravertie, elle redoute la solitude rurale. Sa solution : transformer ce lac en lieu de vie partagé. Et surtout, en machine à revenus diversifiés.
Premier levier : la maison de 130 m². Quatre chambres, louées en coliving à des entrepreneurs ou artistes pour quelques nuits à trois mois. Deuxième levier : deux cabanes flottantes posées directement sur le lac, proposées sur Airbnb. Troisième levier : plusieurs tiny houses installées sur le terrain pour de la location saisonnière.
Et ce n’est pas fini. Le hangar agricole existant sera converti en espace d’accueil pour groupes : coworking à la journée, séminaires, avec salle de formation, salle de sport et même des dortoirs. La mairie a déjà donné un accord de principe pour les autorisations d’urbanisme.
Pour la première année, Alice vise 40 000 € de chiffre d’affaires — sachant que l’activité locative n’a démarré qu’en avril 2026. D’ici 2028, une fois tout aménagé, l’objectif grimpe à 140 000 € : 30 000 € pour les cabanes flottantes, 35 000 € pour le coliving, 30 000 € avec le hangar et 45 000 € pour les tiny houses.

Le secret d’Alice : un financement participatif à 48 investisseurs que personne n’avait vu venir
Ce qui rend ce projet vraiment atypique côté finances, c’est la méthode. Pas de levée de fonds classique, pas de banque pour les travaux. Alice a contourné le système en signant des contrats de prêt entre particuliers, un par un, avec un taux fixe de 4 % sur cinq ans.
Quarante-huit personnes ont accepté de miser sur elle. Des amis proches, de la famille, mais aussi des inconnus séduits par son storytelling sur les réseaux sociaux. Au total, 215 000 € récoltés sans passer par une plateforme de crowdfunding traditionnelle. Une approche directe, artisanale, presque à l’ancienne.
Le pari est risqué, évidemment. Les remboursements commenceront bientôt, et la montée en puissance du chiffre d’affaires doit suivre le calendrier. Mais Alice assume. « Ce rêve que j’avais, un peu lointain, d’un jour acheter un lac, est finalement réalisable, sans pour autant devoir m’isoler seule en pleine campagne. » Elle veut prouver qu’on peut créer sa propre économie, loin des grandes villes, en misant sur l’hospitalité et la nature.
L’accord de la mairie, les premiers locataires dans les cabanes flottantes, les réservations qui tombent : pour l’instant, tout suit le plan. Reste à voir si le Lot-et-Garonne deviendra le prochain hotspot des entrepreneurs en quête de verdure.
À 30 ans, Alice prouve qu’un lac peut être un business plan. Cabanes flottantes, coliving, tiny houses : chaque mètre carré travaille. Et si le vrai luxe en 2026, c’était de posséder un plan d’eau plutôt qu’un appartement en ville ?