Poissons sur le fuselage, album en cabine… cet A320 de Toulouse a tout du sous-marin de Tournesol

Un lundi d’octobre, à Toulouse-Blagnac, un A320 s’élance sur la piste. Mais celui-là n’a rien d’un avion de ligne ordinaire : on dirait qu’il vient de sortir d’une case de bande dessinée. Poissons sur le fuselage, hommage à un album culte, lecture proposée à bord… Reste à savoir qui a imaginé un tel appareil, et ce que les passagers y trouvent vraiment.
Ce lundi 12 octobre, un A320 de Toulouse-Blagnac ne ressemblait à aucun autre
Ce lundi 12 octobre, un Airbus A320 a décollé de l’aéroport de Toulouse-Blagnac en direction de Bruxelles. Sur le papier, rien d’extraordinaire : les vols entre la Ville rose et la capitale belge n’ont rien d’exotique. Sauf que ce jour-là, l’appareil a fait tourner des têtes.
Selon La Rép’, cet avion de ligne n’avait rien de commun avec les autres. Sa livrée ne ressemblait ni à un logo d’entreprise ni à une campagne publicitaire classique. Elle racontait une histoire, et c’est une histoire que des générations de lecteurs connaissent par cœur.
L’avion était en effet peint aux couleurs de Tintin. Le célèbre reporter à la houppe, né sous le crayon d’Hergé, quittait le papier pour s’installer sur un fuselage. De quoi redonner un petit coup de jeune à une silhouette d’A320 que l’on croit connaître par cœur.
Dans le ciel comme sur le tarmac, un tel appareil ne passe pas inaperçu. Imaginez-vous derrière la vitre du terminal, café à la main, en train de voir surgir un héros de BD parmi les avions habituels. Le sourire vient tout seul, même chez ceux qui n’ont pas rouvert un album depuis l’enfance.
Cet univers a toujours eu le don de réunir plusieurs générations devant la même histoire. Mais ici, c’est surtout l’album choisi qui intrigue. Quel épisode des aventures du reporter a donc inspiré cette livrée ?
Un album, des poissons et un sous-marin : l’idée derrière cette livrée hors normes
L’appareil rendait hommage à un album très précis : Le Trésor de Rackham le Rouge. Ce choix a son importance, car il explique l’allure particulière de l’avion. Et il change complètement la façon dont on regarde l’appareil.
D’après la source, l’A320 ressemblait davantage au sous-marin du professeur Tournesol qu’à un avion. Les poissons peints sur le fuselage en sont la preuve la plus parlante. Un engin fait pour fendre les nuages qui donne soudain l’impression de fendre les océans : l’effet est immédiat.
Ce décalage fait tout le sel de l’opération. Un avion qui joue au sous-marin, c’est un clin d’œil aux lecteurs avertis et un sourire garanti pour les autres. Pas besoin de connaître l’intrigue sur le bout des doigts pour sentir que quelque chose sort de l’ordinaire.
Côté constructeur, l’A320 est un modèle d’Airbus, un groupe qui fait régulièrement parler de lui, comme quand Airbus reprend la main sur sa production avec un rachat industriel d’ampleur. Ici pourtant, l’industrie s’efface devant la bande dessinée. Le sérieux des ateliers laisse la place à la fantaisie.
Reste une question : comment une telle livrée voit-elle le jour ? Un appareil commercial ne se transforme pas sur un simple coup de tête. Il faut des accords, et la réponse se trouve dans une phrase publiée par la compagnie elle-même.
Voici ce que précise Brussels Airlines sur son site internet : « Ce projet unique a été rendu possible grâce à une coopération entre Brussels Airlines et Moulinsart, la société qui protège et promeut l’œuvre d’Hergé ». Autrement dit, la compagnie belge et Moulinsart ont travaillé main dans la main. Le Tintin du ciel n’est donc pas un hommage sauvage, mais un projet monté avec ceux qui veillent sur l’héritage du dessinateur.

À bord, la touche finale que les passagers n’attendaient peut-être pas
Autour de chaque départ, il y a tout un monde au sol, que l’on découvre dans les comptes de Corentin, technicien de piste à Toulouse-Blagnac. Mais revenons à notre A320, car l’histoire ne s’arrête pas à la peinture. Elle se poursuit une fois la porte refermée.
Brussels Airlines a en effet prolongé le concept : la compagnie propose à ses passagers, à bord, l’album d’Hergé en différentes langues. Le voyage ne se résume donc pas à un joli décor extérieur. Il devient une vraie parenthèse de lecture.
L’idée est maligne. Un vol, c’est du temps suspendu, souvent passé le nez dans un écran ou dans un hublot. Glisser un album entre les mains des voyageurs, c’est leur offrir une façon plus douce, presque nostalgique, de patienter avant l’atterrissage.
Et le fait de proposer l’album en plusieurs langues n’a rien d’anodin pour une compagnie qui relie des passagers de différents horizons. Chacun peut ainsi se plonger dans Le Trésor de Rackham le Rouge à sa manière. Le héros belge devient, le temps d’un trajet, un passager de plus.
C’est ce détail qui donne tout son sens à l’opération. Sans lui, l’avion serait une belle image. Avec lui, il devient une expérience complète, du tarmac jusqu’au siège.
Reste à voir comment le public, lui, a réagi à ce drôle d’oiseau.
Ce que ce clin d’œil dit de l’attachement des passionnés à Tintin
Selon la source, ce joli clin d’œil n’a pas échappé aux passionnés de l’univers de Tintin. C’est peut-être là le plus beau résultat pour la compagnie : toucher ceux qui connaissent les albums par cœur. Un fan repère tout de suite un détail comme un poisson sur une carlingue.
L’opération montre aussi qu’un avion peut devenir autre chose qu’un simple moyen de transport. Il se transforme en objet de curiosité, en support d’émotion, en sujet de conversation à l’embarquement. Pour certains, le vol Toulouse-Bruxelles a sans doute eu un parfum de souvenir d’enfance.
Une chose reste en suspens : la source ne précise pas combien de temps l’appareil conservera cette livrée, ni sur quelles autres lignes on pourra le croiser. Si vous avez un vol vers Bruxelles de prévu, mieux vaut garder l’œil ouvert. Un avion pareil se repère de loin.
Ce qui est certain, c’est que Hergé continue de faire voyager bien au-delà des pages. Quelques poissons peints sur un fuselage suffisent à le rappeler.
Un A320 déguisé en sous-marin, un album à lire à 10 000 mètres : parfois, un simple vol suffit à faire revenir un peu d’enfance. Et si vous croyez que Tintin n’a plus rien à nous apprendre sur ce que les parents aiment aujourd’hui, ce prénom tout droit sorti d’un album qui séduit à nouveau les parents risque de vous surprendre.