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Ces bonbons cultes des années 80 ont disparu des rayons d’Halloween en France

Publié par Elsa Fanjul le 29 Sep 2026 à 22:30

Chaque 31 octobre, les mêmes sachets de bonbons industriels envahissent les rayons des supermarchés. Fraises Tagada, Dragibus, sucettes en forme de tête de mort : tout ça, on connaît par cœur.

Mais il fut un temps où Halloween version française rimait avec des friandises qu’on ne trouve quasiment plus nulle part. Des bonbons qui coûtaient trois francs six sous et qui pourtant, trente ou quarante ans après, nous font encore saliver rien qu’en y repensant.

On a fait l’inventaire de ces trésors sucrés disparus des radars. Et bonne nouvelle : certains existent encore, à condition de savoir où chercher.

Le règne du chewing-gum qui collait à tout

Avant les paquets sous vide bien propres, il y avait le distributeur de chewing-gums à boules colorées planté à l’entrée de la boulangerie. Une pièce, une manivelle, et la loterie commençait : allait-on tomber sur la boule rouge ou la bleue ?

Le Malabar avec son tatouage éphémère à l’intérieur de l’emballage a lui aussi quasiment disparu des grandes surfaces. On se souvient tous d’avoir passé plus de temps à décoller le tatouage qu’à mâcher le chewing-gum lui-même.

Autre disparu notable : le Bubblicious, ce chewing-gum ultra sucré qui explosait littéralement en bulle géante. Aujourd’hui, il faut fouiller sur des sites spécialisés en produits vintage pour espérer en dénicher un paquet.

Femme souriante tenant un distributeur de chewing-gums vintage

Ces confiseries qui sentaient bon le comptoir d’antan

Avant l’ère des sachets préemballés, il fallait se déplacer. Le comptoir à bonbons du bureau de tabac proposait un choix impressionnant, vendu au poids dans un petit sac en papier kraft.

Le Roudoudou, ce petit coquillage en plastique rempli de sucre coloré qu’on léchait avec les doigts, en faisait partie. Aujourd’hui presque introuvable en supermarché, il refait pourtant surface chaque année dans quelques confiseries artisanales spécialisées en produits d’antan.

Même chose pour la sucette Pierrot Gourmand vendue en vrac avec son papier cristal froissé, ou pour les bonbons Krema à la menthe extra-forte qu’on retrouvait toujours au fond des poches des grands-parents. Certains bocaux de bonbons vendus en vrac comme ceux-là faisaient tout le charme des épiceries de quartier.

Et ce n’est pas le plus étonnant : certaines de ces confiseries ont carrément traversé les frontières avant de disparaître ici.

Le Carambar géant et les blagues qui ont disparu avec lui

Le Carambar classique existe toujours, rassurez-vous. Mais sa version géante, vendue spécialement pour Halloween dans les années 80 et 90 avec une blague encore plus longue à l’intérieur, elle, s’est volatilisée des rayons.

Impossible aujourd’hui de trouver ce format XXL en grande distribution. Certains sites de vente en ligne spécialisés en produits rétro en proposent parfois, à prix fort, pour les nostalgiques prêts à payer le prix de leurs souvenirs d’enfance.

Un détail amusant : contrairement à une idée reçue tenace, le fameux slogan des M&M’s qui « fond dans la bouche, pas dans la main » n’a rien à voir avec le Carambar. Cette formule culte cache une histoire vieille de 80 ans, née de l’autre côté de l’Atlantique.

Pourquoi ces bonbons ont-ils vraiment disparu ?

La réponse tient en un mot : rentabilité. Les grandes enseignes préfèrent aujourd’hui référencer des produits industriels standardisés, faciles à stocker et à écouler en masse plutôt que des confiseries artisanales à rotation lente.

Les normes sanitaires ont aussi joué un rôle. La vente en vrac, jadis reine des comptoirs, s’est heurtée à des réglementations d’hygiène de plus en plus strictes depuis les années 2000.

Bonbons vendus en vrac dans des bocaux en verre rétro

Résultat : ces bonbons qui faisaient toute la magie d’Halloween version française ont peu à peu cédé la place à des marques internationales, plus faciles à produire en masse et moins coûteuses à distribuer.

Où retrouver ces pépites aujourd’hui

Bonne nouvelle pour les nostalgiques : tout n’est pas perdu. Certaines confiseries artisanales, notamment en Normandie et dans le Nord, continuent de fabriquer roudoudous et sucettes à l’ancienne selon des recettes quasi inchangées.

Les brocantes et vide-greniers regorgent aussi parfois de stocks oubliés, encore emballés, qui dorment depuis des décennies dans un grenier. Un vrai jackpot pour qui sait chercher.

Sur internet, plusieurs boutiques spécialisées dans les produits vintage proposent désormais un vrai catalogue de bonbons d’antan, livrés dans toute la France. Le prix est souvent plus élevé qu’à l’époque, mais l’émotion, elle, reste intacte.

Femme surprise découvrant des bonbons vintage en brocante

D’ailleurs, cette nostalgie des confiseries n’est qu’un symptôme parmi d’autres d’une époque qui s’efface peu à peu. On la retrouve aussi dans la transformation spectaculaire des salles de cinéma que des générations entières ont fréquentées, ou dans la disparition progressive des disquaires de vinyles qui faisaient autrefois le tour des centres-villes.

Une chose est sûre : cette année encore, à l’heure de remplir le saladier pour les enfants qui sonneront à la porte, beaucoup repenseront à ces bonbons d’un autre temps. Et si vous tombiez justement sur l’un d’eux dans une brocante ce week-end ?

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