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Il rachète 10 dollars de tickets abandonnés, gagne 12,8 millions… et se fait licencier

Publié par Elsa Fanjul le 11 Sep 2026 à 9:02

L’histoire avait d’abord des allures de conte de fées version supermarché. Un employé récupère des tickets à gratter que des clients ont jetés à la poubelle, les rachète pour une poignée de dollars, et tombe sur le jackpot du siècle. Sauf que la suite ressemble davantage à une leçon de management ratée.

Car quelques jours après avoir touché le pactole, notre homme a reçu un tout autre genre de nouvelle : la porte. Et c’est précisément cette partie de l’histoire qui fait aujourd’hui parler.

Caissier stupéfait devant son ticket à gratter gagnant

Un geste anodin, un jackpot énorme

Homme pensif réfléchissant à son avenir après le jackpot

Tout commence dans une supérette américaine, un jour banal comme un autre. Des clients repartent sans leurs tickets à gratter, jugés perdants après un premier coup d’œil rapide.

Le caissier, lui, a l’habitude de leur laisser une seconde chance. Il récupère ces tickets abandonnés, en rachète plusieurs pour environ 10 dollars au total, une somme dérisoire à l’échelle d’un jackpot.

Il gratte tranquillement, sans grande conviction, un peu comme on tente sa chance en passant à la caisse d’une station-service. Sauf que cette fois, un des tickets affiche un montant qui donne le vertige : 12,8 millions de dollars.

De quoi changer une vie du jour au lendemain. Une histoire qui rappelle d’ailleurs celle de ce client qui avait acheté le mauvais ticket à gratter avant de découvrir l’impensable en rentrant chez lui.

La règle interne qui a tout fait basculer

Le problème, c’est que cette pratique — racheter des tickets délaissés par d’autres clients — semble avoir enfreint une règle interne de l’enseigne pour laquelle il travaillait.

Officiellement, les employés ne sont pas autorisés à acheter des jeux de grattage sur leur lieu de travail, une mesure censée éviter tout conflit d’intérêt ou soupçon de triche.

Résultat : quelques jours à peine après avoir encaissé la nouvelle du siècle, le caissier apprend qu’il est licencié. Une décision fulgurante, presque à contretemps du bonheur qu’il venait de vivre.

Difficile de ne pas y voir un paradoxe savoureux : l’homme a suivi une règle de politesse commerciale — offrir une seconde chance à un ticket jeté — et s’est retrouvé sanctionné pour un règlement qu’il ignorait, ou dont il n’avait pas mesuré la portée.

Tickets à gratter jetés dans une poubelle de supermarché

Pourquoi cette histoire divise autant

Sur les réseaux sociaux, le débat fait rage. D’un côté, ceux qui estiment que la règle est la règle, et que l’enseigne a simplement appliqué sa politique sans distinction, jackpot ou pas.

De l’autre, une majorité qui trouve la sanction disproportionnée, presque cruelle : licencier quelqu’un juste après qu’il ait touché le gros lot, cela ressemble à une double peine symbolique.

Certains y voient même une forme de jalousie institutionnelle, comme si l’entreprise ne supportait pas qu’un simple caissier devienne millionnaire du jour au lendemain sous son propre toit.

D’autres rappellent que ce genre de clause existe justement pour éviter les dérives : un employé pourrait être tenté de repérer des tickets gagnants avant les clients, un scénario que l’enseigne veut à tout prix éviter.

Reste une question qui traverse toute l’affaire : cette règle était-elle clairement affichée, ou le caissier l’a-t-il découverte en même temps que son licenciement ? C’est justement là que l’histoire prend une tournure presque comique. Car pendant que les internautes débattent de justice et d’équité, l’homme, lui, a d’autres préoccupations bien plus concrètes en tête.

Et maintenant, il fait quoi de ses 12,8 millions ?

Car sur le fond, difficile de le plaindre trop longtemps : 12,8 millions de dollars, ça change tout de suite la donne sur le marché de l’emploi. Le caissier aurait déjà évoqué ses projets pour la suite.

Il envisagerait de sécuriser une partie de la somme pour sa famille, avant de réfléchir à un nouveau projet professionnel, cette fois sans contrainte de règlement interne sur les jeux à gratter.

Une trajectoire qui rappelle d’autres histoires similaires, comme cette femme qui a découvert avoir gagné un million d’euros sur son téléphone et a immédiatement pensé à aider sa sœur.

Il n’a pour l’instant pas donné suite aux sollicitations des médias sur une possible action en justice contre son ancien employeur. Mais l’affaire a suffisamment fait de bruit pour que l’enseigne se retrouve, elle aussi, sous le feu des critiques.

Ce genre d’anecdote rappelle à quel point la frontière entre chance et malchance peut être fine. Un ticket jeté peut valoir une fortune, tout comme une simple habitude peut coûter un emploi.

De quoi, en tout cas, relancer le débat sur les règles parfois rigides imposées aux salariés du commerce, même quand la bonne fortune frappe à leur porte. Pas sûr, en tout cas, que l’enseigne concernée sorte grandie de cette histoire qui a fait le tour des réseaux sociaux en quelques heures à peine.

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