Il laisse sa voiture un week-end sur un parking Lidl : la facture de 500 € qui a choqué tout un quartier

Vous pensiez que les parkings de supermarché étaient toujours gratuits. C’est ce que croyait aussi Mohammed, habitant de Rive-de-Gier dans la Loire. Sauf qu’en récupérant sa voiture un lundi matin à 5 heures, le terminal de paiement du parking Lidl lui a réclamé près de 500 euros. Derrière cette facture surréaliste se cache un changement de politique tarifaire qui a mis tout un quartier en ébullition.
Parking Lidl de Rive-de-Gier : quand la gratuité disparaît sans prévenir
Pendant des années, le parking du Lidl de Rive-de-Gier fonctionnait comme tous les parkings de supermarché : on se garait, on faisait ses courses, on repartait. Zéro barrière. Zéro ticket. Zéro stress. Sauf que depuis environ deux mois, des barrières ont été installées. Au-delà d’1h30 de gratuité, chaque quart d’heure supplémentaire est facturé 3 euros. Faites le calcul : ça représente 12 euros de l’heure. « C’est pire qu’à Lyon », résument les habitants interrogés par Le Progrès.
L’enseigne justifie cette décision par la saturation chronique du parking. Des véhicules y stationnaient parfois toute la journée, empêchant salariés et clients d’accéder au magasin. Sur le papier, l’argument se tient. Mais dans les faits, personne dans le quartier n’a vu venir le coup. Ni courrier, ni affichage visible selon plusieurs riverains. Ce sentiment d’avoir été mis devant le fait accompli alimente une colère qui ne retombe pas. Et Mohammed, lui, a découvert l’ampleur du tarif de la pire des manières — en ayant laissé sa voiture garée du samedi au lundi. Les barrières étaient d’ailleurs levées à son arrivée, sans qu’il puisse anticiper une telle note.
3 euros les 15 minutes : le mécanisme qui transforme un oubli en facture monstre
Le règlement intérieur du parking — affiché en principe à l’entrée — prévoit un système simple mais redoutable. Passé le créneau gratuit, la tarification au quart d’heure s’enclenche automatiquement. Et en l’absence de ticket, un forfait de 24 heures reconductible est appliqué. En clair, chaque jour et chaque nuit comptent. Un week-end entier, c’est la facture que Mohammed a encaissée : l’équivalent d’un petit loyer.
Contacté par Le Figaro, Lidl assume pleinement. L’entreprise rappelle que le parking est sa propriété privée et que cette tarification vise à assurer la rotation des véhicules. Le temps moyen de courses étant estimé à 30 minutes, l’enseigne estime offrir une marge confortable avec ses 1h à 2h de gratuité selon les zones. Sauf que Mohammed n’est pas un cas isolé. Une riveraine prénommée Leïla a laissé sa voiture de 17 heures à 21 heures et s’est retrouvée avec près de 40 euros à régler. « On ne s’était pas méfiés », confie-t-elle. Quand les enseignes changent les règles, ce sont les habitués qui trinquent en premier.
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Pétition en vue et colère des riverains : Lidl va-t-il reculer ?
Ce type de décision unilatérale ne passe jamais bien dans un quartier populaire. Et celle-ci ne fait pas exception. Plusieurs habitants ont lancé l’idée d’une pétition pour demander des aménagements. Parmi les propositions qui circulent : une carte de résident permettant un stationnement plus long, ou un abonnement mensuel à tarif raisonnable pour les riverains du quartier.
Car le fond du problème dépasse le simple parking. Ce stationnement gratuit faisait partie du quotidien. Des dizaines de familles y laissaient leur véhicule quelques heures sans y penser. Aujourd’hui, un retard de 15 minutes au-delà du créneau offert suffit à déclencher la facturation. Et le montant grimpe vite, très vite. Lidl, de son côté, ne montre aucun signe de recul. L’enseigne considère que son dispositif lutte contre les abus et protège l’accès de ses clients. Reste à savoir si la pression locale finira par ouvrir la porte à un compromis.
Morale de l’histoire : ne laissez plus jamais votre voiture sur un parking de supermarché sans lire le moindre panneau. La gratuité d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui, et 500 euros pour un week-end de stationnement, ça pique autant qu’un PV de grand excès de vitesse. Et vous, vous auriez payé sans broncher ou vous auriez contesté ?