« Je lui ai laissé une seconde chance » : il paie 300 € une langouste au restaurant… pour la sauver

Un dîner entre amis, une carte de restaurant, et puis ce détail qui change tout : une langouste vivante, présentée fièrement sur un plateau. Pour la plupart des clients, ce serait juste le début d’un bon repas. Pour un homme attablé ce dimanche 9 août à Roquebrune-Cap-Martin, c’est le début d’un sauvetage.
Un dîner d’anniversaire qui tourne à l’opération sauvetage
Ce dimanche 9 août 2026, Stéphane Lamart fête l’anniversaire d’une amie au restaurant Loulou Pirate, à Roquebrune-Cap-Martin, dans les Alpes-Maritimes. Rien d’inhabituel jusqu’à ce qu’une serveuse s’approche de la table avec un plateau garni de la pêche du jour.
Au milieu des poissons, une langouste, encore vivante, attend son heure. Pour un client ordinaire, c’est un argument de vente. Pour Stéphane Lamart, fervent défenseur des animaux depuis des années, c’est « une scène d’horreur ».
L’homme a fondé sa propre association en 2000 pour sensibiliser le grand public au bien-être animal. Ce soir-là, il découvre que la vie de l’animal a un prix affiché sur la carte : 10 euros le gramme. Un tarif qui va déclencher une décision aussi rapide qu’inattendue, et que même les proches présents ce soir-là n’auraient pas anticipée.
300 euros pour ne pas la voir finir dans une casserole
« Sa vision m’était insupportable. On m’a annoncé qu’il était à 10 euros le gramme : j’étais profondément choqué qu’on puisse décider ainsi que la vie d’un animal vaut 300 euros », confie-t-il à France 3. Plutôt que de laisser filer, il sort son porte-monnaie et achète la langouste. Pas pour la déguster, mais pour lui offrir une chance de survie.
« Au début la serveuse était interloquée, elle pensait que je lui faisais une blague », se souvient-il, amusé. Le malentendu ne dure pas longtemps : Stéphane Lamart récupère l’animal et se dirige vers le bord de mer pour la relâcher dans la Méditerranée.
Son geste dépasse le simple coup de cœur. Il dénonce depuis longtemps l’absence d’étourdissement des crustacés avant leur mise à mort, une pratique pourtant remise en question par plusieurs études britanniques. « Je suis végétarien, mais je ne demande pas à ce que tous les restaurants arrêtent de vendre viande et poisson. J’aimerais déjà que les crustacés soient étourdis avant d’être ébouillantés », précise-t-il.

Une loi qui n’existe pas, et un combat qui ne s’arrête pas
En France, seuls les animaux abattus dans des établissements agréés doivent obligatoirement être étourdis avant la mise à mort. Les crustacés échappent totalement à cette obligation, contrairement à ce qui se pratique en Suisse depuis 2018, où l’étourdissement électrique est devenu la norme avant ébouillantage.
Stéphane Lamart ne cache pas son incompréhension. « Je ne saurai jamais si elle a fini par survivre ou non, mais au moins je lui ai laissé une seconde chance pour vivre », confie-t-il, presque soulagé d’avoir tenté quelque chose. Il espère désormais que les députés se saisissent enfin du sujet pour légiférer.
Ce sauvetage n’est pas une première pour lui. En 2024, il avait déjà racheté trois homards à un restaurateur de Menton, entreposés dans une vitrine en pleine canicule, avant de les relâcher en mer eux aussi.
Un combat récurrent, porté par une conviction simple : « Les gens pensent à tort que les poissons et crustacés ne souffrent pas parce qu’ils sont moins expressifs que les chats ou les chiens. Mais ce sont, eux aussi, des victimes silencieuses. »
Trois cents euros pour une seconde chance, ça peut sembler fou. Mais pour Stéphane Lamart, c’est le prix d’une conviction qu’il ne compte pas abandonner de sitôt. Et si la prochaine langouste sauvée, c’était la vôtre à repérer sur une carte ?
- 13/08/2026 à 14:55beau geste que je comprends car c'est pas parce qu'il ne sont pas expressif qu'il ne souffre pas.C'est aussi une vie comme les animaux domestiques et sauvage. imaginez si ont vous jettai vivant dans l'eau bouillante.
- 13/08/2026 à 11:50Bravo !Si chacun pouvait reconnaître que nous sommes les partenaires de tous les êtres vivants sur Terre, l'humanité ferait preuve de plus d'« humanité » dans ses interactions avec eux. Il s'agirait, à tout le moins, de ne pas les laisser souffrir inutilement et de ne pas les tuer lorsqu'il existe d'autres solutions — plutôt que d'éliminer des chiens et des chats en bonne santé, par exemple, faut de place. J'admire les personnes les plus intègres et les plus nobles qui sont révoltées et agissent lorsqu'elles voient d'autres créatures être torturées !
- 13/08/2026 à 11:19Mon commentaire a été supprimé donc je le remets et le remettrai jusqu'à ce que les pseudo-modérateurs islamoLFIstes acceptent toutes les opinions tant qu'elles ne sont pas insultantes ce qui était mon cas J'ai écrit que la dernière fois que j'ai acheté des huîtres, ça a été pour les remettre dans le Bassin d'Arcachon, loin des parcs à huîtres pour qu'elles ne soient pas de nouveau arrachées à leur espace vital
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