« On aurait dit un film » : enterré par sa famille le matin, cet homme réapparaît vivant quelques heures plus tard

Imaginez pleurer un proche, organiser ses funérailles, mettre son corps en terre… puis le voir débarquer devant vous quelques heures plus tard. C’est exactement ce qu’a vécu une famille ougandaise le 17 avril 2026. Un corps décomposé, une identification trop rapide, un enterrement expédié — et un retournement de situation digne d’un scénario hollywoodien. Voici comment une simple erreur a transformé un deuil en scène de panique collective.
Ouganda : un fils disparu, un corps retrouvé et une identification bâclée
Tout commence à Kijura, dans l’ouest de l’Ouganda. Un jeune homme souffrant de troubles mentaux quitte le domicile familial sans prévenir personne. Les jours passent, l’inquiétude grimpe. Puis la police appelle le père : son fils serait décédé. Au même moment, un corps en décomposition avancée a été découvert dans un champ de canne à sucre, à plus de deux heures de route.
Les frères du disparu se rendent sur place pour l’identification. Le corps est en très mauvais état, mais ils affirment reconnaître leur proche. Le père, effondré, accepte la nouvelle. « Nous leur avons fait confiance et accepté l’annonce de son décès », confie-t-il. Les funérailles sont organisées dans la foulée. Pas d’autopsie poussée, pas de vérification ADN. Juste la parole de proches face à un corps méconnaissable. Ce genre d’erreur d’identification peut sembler impensable, et pourtant elle est plus fréquente qu’on ne le croit dans les zones rurales où les moyens médico-légaux restent limités.
La rumeur qui fait basculer le deuil : « Il a été vu vivant »
La cérémonie vient à peine de s’achever quand une rumeur commence à circuler dans le voisinage. Le défunt aurait été aperçu… bien vivant. La sœur du jeune homme raconte : « Au début, nous n’y avons pas cru. Le corps avait déjà été enterré. Mais nous avons fini par vérifier. » La famille se rend alors dans le village de Kihanguzi, à quelques kilomètres de là.
Et là, le choc. L’homme est debout, en chair et en os. « Quand nous l’avons vu, nous n’arrivions pas à croire qu’il était encore vivant », témoigne sa sœur. Autour d’eux, les voisins oscillent entre stupeur et effroi. Une riveraine résume la scène d’une phrase devenue virale : « On aurait dit un film. » Les gens étaient confus, effrayés. Personne ne comprenait ce qui était en train de se passer. Le jeune homme, lui, avait tout simplement erré loin de chez lui pendant plusieurs semaines, sans que personne ne sache où il se trouvait. Des situations où la santé mentale joue un rôle central, et que beaucoup de familles traversent dans l’ombre.
À lire aussi

Un corps exhumé, une enquête ouverte : qui repose dans cette tombe ?
Des situations absurdes qui virent au cauchemar administratif, on en voit partout — mais celle-ci atteint un autre niveau. Car si l’homme est vivant, alors qui est enterré dans sa tombe ? La police régionale ougandaise a confirmé l’incident et ordonné l’exhumation du corps. Une enquête est désormais en cours pour identifier la personne réellement inhumée.
Le porte-parole de la police a tenu à rappeler une règle essentielle : « L’identification doit être menée avec la plus grande rigueur. Les familles doivent collaborer étroitement avec le personnel médical afin d’éviter ce genre d’erreur. » En clair, la parole des proches ne suffit pas quand un corps est décomposé. Des analyses complémentaires — dentaires, ADN, voire vestimentaires — auraient pu éviter ce fiasco. Quelque part en Ouganda, une autre famille ignore encore qu’elle n’a pas enterré son proche. Et ça, c’est peut-être le plus glaçant de toute cette histoire.
Un homme pleuré, enterré, puis retrouvé vivant : la réalité a parfois un goût de fiction mal écrite. Mais derrière l’incroyable, il y a une vraie question — combien de corps non identifiés reposent encore sous le mauvais nom, faute de moyens ? Si cette histoire vous a retourné l’estomac, attendez de la raconter à quelqu’un ce soir.