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L’homme qui a refusé 10% d’Apple en 1976 : sa part vaudrait 300 milliards aujourd’hui

Publié par Elsa Fanjul le 02 Sep 2026 à 10:01

Trois hommes signent un contrat dans un garage de Los Altos en Californie. Steve Jobs, Steve Wozniak, et un troisième nom que presque personne ne connaît : Ronald Wayne. Douze jours plus tard, il revend ses parts pour 800 dollars et disparaît de l’histoire d’Apple pour toujours.

Homme pensif dans un garage californien vintage

Le troisième homme d’Apple, celui qu’on a oublié

En avril 1976, Apple Computer Company voit officiellement le jour. Steve Jobs a 21 ans, Wozniak 25, et ils ont besoin d’un adulte dans la pièce pour arbitrer leurs désaccords.

Ronald Wayne a 41 ans. Il travaille chez Atari avec Jobs et possède déjà une expérience entrepreneuriale, ratée mais réelle. Les deux jeunes le convainquent de rejoindre l’aventure.

Le contrat fondateur lui accorde 10% de la société, contre 45% chacun pour Jobs et Wozniak. Wayne rédige lui-même les statuts, dessine le premier logo d’Apple, et négocie les premiers accords fournisseurs.

Douze jours plus tard, il vend tout pour 800 dollars

Le problème, c’est que Wayne a déjà connu une faillite d’entreprise par le passé. Il sait ce que ça représente : dettes personnelles, huissiers, nuits blanches.

Quand un fournisseur menace de poursuivre Apple pour une facture impayée de matériel électronique, Wayne panique. En tant qu’associé, il pourrait être tenu responsable sur ses biens propres.

Douze jours après la signature, il retourne voir Jobs et Wozniak. Il veut sortir de l’affaire, tout de suite, avant que les dettes ne s’accumulent davantage.

Signature d'un contrat historique à la lumière dorée

Les deux fondateurs acceptent sans discuter. Wayne signe un document renonçant à ses 10%, en échange de 800 dollars cash. Il touchera 1 500 dollars supplémentaires quelques semaines plus tard pour solder définitivement le dossier.

300 milliards de dollars envolés en une signature

Apple pèse aujourd’hui plus de 3 000 milliards de dollars en bourse. Si Wayne avait gardé ses 10% sans jamais les diluer, sa part vaudrait aujourd’hui plus de 300 milliards de dollars.

Même avec les multiples levées de fonds et dilutions survenues au fil des décennies, sa participation initiale resterait l’une des plus grandes fortunes personnelles du monde. Un chiffre qui donne le vertige, digne des écarts financiers les plus absurdes de l’histoire de l’entreprise.

Wayne, lui, ne regrette rien publiquement. Il a expliqué avoir pris la meilleure décision possible avec les informations qu’il avait à l’époque. Rester associé d’une startup fauchée en 1976, ça ne payait pas les factures.

Le contrat original vaut plus que ses parts jamais vendues

Voici le twist qui rend cette histoire encore plus folle. En 2011, Ronald Wayne a vendu aux enchères sa copie originale du contrat fondateur d’Apple, celui-là même qu’il avait rédigé de sa main.

Le document s’est envolé pour 1,6 million de dollars. Autrement dit, le papier qui prouvait qu’il avait quitté Apple lui a rapporté 2 000 fois plus que la vente de ses parts elle-mêmes.

Ronald Wayne vit aujourd’hui une retraite modeste au Nevada, loin des paillettes de la Silicon Valley. Il a occupé divers emplois après Apple, sans jamais retrouver le même coup de génie entrepreneurial.

Maintenant tu sais que le vrai troisième fondateur d’Apple n’est pas une légende urbaine. Raconte ça à un pote obsédé par son iPhone, il va halluciner.

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