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Un serpent parmi les plus mortels au monde se coince dans le vélo d’une cycliste et la mord à la cuisse

Publié par Mathieu le 17 Juil 2026 à 12:27

Une simple balade à vélo peut virer au cauchemar en quelques secondes. En Australie, une piste cyclable très fréquentée près de Burringbar a été le théâtre d’une rencontre aussi improbable que terrifiante. Une cycliste a roulé, sans le savoir, sur l’un des serpents les plus dangereux de la planète. Ce qui allait suivre a nécessité l’intervention rapide d’une professionnelle des reptiles, et le suspense a duré jusqu’à l’hôpital.

Une roue de vélo, un serpent de deux mètres et une piste cyclable très fréquentée

Tout se joue mercredi dernier, en Nouvelle-Galles du Sud, sur un chemin emprunté quotidiennement par des dizaines de cyclistes. La femme, sexagénaire, pédale tranquillement quand sa roue avant heurte quelque chose au sol. Elle ne réalise pas tout de suite qu’il s’agit d’un serpent brun oriental de près de deux mètres de long.

Le reptile, lui, comprend immédiatement la situation. Furieux d’être coincé dans la chaîne du vélo, il se retourne et mord violemment la cycliste à la cuisse. La scène, aussi brève que brutale, rappelle à quel point la nature peut surgir sans crier gare, un peu comme ces attaques d’animaux sauvages qui surviennent en pleine activité du quotidien. La piste cyclable, réputée pour sa fréquentation, se transforme en scène de sauvetage improvisée.

Les premiers témoins présents alertent immédiatement les secours. La police arrive sur les lieux pour sécuriser le périmètre, pendant qu’une professionnelle spécialisée dans la capture de reptiles est appelée en urgence. Le temps presse : ce type de rencontre, aussi rare que ce genre d’événement insolite qui circule sur les réseaux, exige une réactivité totale face à un venin capable de tuer en quelques minutes.

Le deuxième serpent le plus venimeux au monde, coincé dans une chaîne de vélo

Le Pseudonaja textilis, plus connu sous le nom de serpent brun oriental, n’est pas un adversaire ordinaire. Il est considéré comme le deuxième serpent le plus venimeux au monde, juste derrière le taïpan du désert, une autre espèce endémique d’Australie tout aussi redoutée. Son venin est d’une toxicité exceptionnelle, et l’animal a la réputation d’être particulièrement agressif quand il se sent menacé.

C’est Sarah Mailey, chasseuse de serpents professionnelle, qui intervient sur place. Elle a partagé des images impressionnantes du reptile coincé dans la chaîne du vélo, un cliché qui a rapidement circulé, un peu à la manière de ces contenus qui deviennent viraux en ligne. Extraire l’animal du mécanisme s’avère extrêmement délicat : l’arrière de son corps est solidement bloqué, mais sa tête et une grande partie de son corps restent libres de leurs mouvements.

« Il était extrêmement actif », confie l’experte, qui parvient finalement à maîtriser la tête du serpent pour l’immobiliser. Des passants l’aident à dégager le reptile de la chaîne, pendant que les forces de l’ordre maintiennent la foule à distance. Malgré tous les efforts déployés, les blessures du serpent se révèlent trop graves : l’animal doit être euthanasié sur place.

Un serpent parmi les plus mortels au monde se coince dans le vélo d'une cycliste et la mord à la cuisse

Une morsure « sèche » qui a évité le pire à la cycliste

C’est là que le hasard fait bien les choses : la cycliste n’a subi qu’une morsure sèche. Autrement dit, le serpent n’a injecté aucun venin dans son organisme au moment de la morsure, un phénomène qui se produit parfois chez les reptiles venimeux lorsqu’ils réagissent par réflexe plutôt que par volonté de tuer une proie.

Hospitalisée dans un état stable, la sexagénaire a rapidement pu regagner son domicile, bien qu’elle reste sous surveillance médicale dans les jours suivants par précaution. Un dénouement presque miraculeux au vu de la dangerosité de l’espèce impliquée, comme le rappellent régulièrement les récits d’animaux qui surgissent dans le quotidien des humains sans prévenir.

Selon Sarah Mailey, le serpent était probablement immobile sur la piste, à l’affût de petits rongeurs nichés sous les pierres environnantes. « La cycliste a sans doute cru qu’il s’agissait d’une branche ou d’une ombre », suppose-t-elle. Détail troublant : l’animal était aveugle d’un œil, et les températures fraîches du jour rendaient les reptiles moins vifs, ce qui explique pourquoi il n’a pas fui malgré sa réputation de serpent rapide et nerveux.

La spécialiste livre un conseil précieux aux cyclistes australiens : « Si vous apercevez un serpent, arrêtez-vous à distance et attendez qu’il s’éloigne de lui-même. » Et s’il reste immobile en plein soleil, mieux vaut descendre du vélo et le contourner largement plutôt que de tenter sa chance.

Un serpent, une chaîne de vélo et une morsure sèche : la marge entre l’anecdote et le drame tenait à un fil, ou plutôt à un venin resté dans les glandes du reptile. De quoi rappeler que même sur une piste cyclable banale, la nature garde toujours une carte en réserve.

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