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« C’est du pur vol » : une touriste paie 44 € pour deux glaces à Rome, le ticket détaille l’arnaque

Publié par Elsa Fanjul le 10 Juin 2026 à 10:00

Une touriste américaine en vacances à Rome a poussé un coup de gueule retentissant sur les réseaux sociaux. Sa faute ? Avoir commandé deux simples glaces près de la Piazza Navona. L’addition finale : 44 euros, soit le prix d’un dîner complet dans la plupart des restaurants italiens.

Photo du ticket à l’appui, Nicole Ann a alerté des milliers d’internautes sur ce qu’elle considère comme une arnaque pure et simple. Son récit, relayé par The Guardian, a déclenché une vague de réactions. Mais l’histoire est plus nuancée qu’elle n’en a l’air.

Deux petits pots commandés, une addition XXL encaissée

Nicole Ann séjournait à Rome depuis dix jours quand elle s’est arrêtée avec un proche dans un glacier situé à deux pas de la célèbre Piazza Navona. Elle voulait deux petits pots de glace. Rien de plus.

Touriste choquée devant son ticket de glace à Rome

Sauf que le serveur en a décidé autrement. Au lieu de deux petites portions, il a servi trois boules par contenant. Puis il a ajouté des garnitures — macarons, cannoli — en laissant entendre que c’était offert.

Cette habitante de Floride pensait avoir compris un prix de 14 euros. C’est en récupérant le ticket de caisse qu’elle a découvert le montant réel. Et c’est là que la marge sur les glaces prend un tout autre sens.

Le reçu ligne par ligne : où passent les 44 euros

Le ticket détaille une addition chirurgicale. Deux cornets maxi à 12 euros chacun, soit 24 euros rien que pour la glace. Ajoutez 4 euros de quenelles de panna (crème fouettée) que personne n’avait demandées.

Ticket de caisse détaillé à côté de glaces garnies

Viennent ensuite deux cannoli à la pistache pour 10 euros et deux macarons pour 6 euros. Total : 44 euros pour un en-cas censé coûter une poignée d’euros. À Rome, le prix habituel d’une glace oscille entre 2 et 5 euros selon le quartier.

« Honnêtement, ce n’était même pas bon, le pire de toutes les glaces que j’ai eues en dix jours, je n’ai même pas pu la finir », a confié Nicole Ann. Une addition salée pour un résultat que même le palais ne valide pas. Mais était-elle vraiment prise au piège sans information ?

Des prix affichés… que la touriste dit ne pas avoir vus

Interrogée par des internautes sceptiques, l’Américaine a affirmé n’avoir « vu les prix nulle part ». Problème : une vérification sur place par les journalistes du Guardian raconte une autre version.

La grille tarifaire était parfaitement visible dans le commerce. Une boule dans un petit pot y est affichée à 6 euros, trois boules dans un grand contenant à 12 euros. Des tarifs déjà élevés par rapport à la moyenne romaine, mais clairement indiqués.

Le vrai tour de passe-passe ne se situe donc pas dans les prix cachés, mais dans la technique du serveur. Servir plus que commandé, ajouter des extras « gratuits » qui ne le sont pas, et encaisser avant que le client ne réalise. Un procédé bien rodé que connaissent ceux qui ont déjà croisé des pièges pour voyageurs à travers l’Europe.

Un glacier noté 1,4 sur 5 : les avis ne laissent aucun doute

La publication de Nicole Ann a récolté plus de 900 commentaires sur le groupe Facebook où elle l’a partagée. Et visiblement, son cas est loin d’être isolé.

« En tant qu’Italienne vivant en Italie, j’ai honte. C’est du pur vol », a écrit une internaute. « Honnêtement, je déposerais une plainte auprès de la police locale, ces endroits doivent être fermés », renchérit un autre.

Avis négatif sur téléphone devant un glacier italien

Quand on épluche les avis en ligne du glacier en question, le constat est accablant. Le mot « piège à touristes » revient 122 fois. « Arnaque » apparaît 65 fois, « braquage » 41 fois, « arnaquer » 27 fois. La note globale : 1,4 sur 5. Difficile de faire pire.

Ce type de commerce prospère grâce à un flux constant de touristes en Italie qui ne passent qu’une fois et ne reviennent jamais. Le modèle repose entièrement sur le volume, pas sur la fidélisation.

Comment éviter l’addition surprise en vacances

L’histoire de Nicole Ann illustre un schéma classique dans les zones ultra-touristiques. Le piège ne repose pas sur des prix cachés mais sur la pression sociale. Le serveur sert, sourit, ajoute — et vous n’osez pas refuser sur le moment.

Premier réflexe : toujours vérifier les tarifs affichés avant de commander. En Italie, la loi oblige les commerces à les rendre visibles. Deuxième réflexe : refuser catégoriquement tout supplément non demandé, même présenté comme « offert ». Si c’est sur le ticket, ce n’est pas offert.

Enfin, s’éloigner de quelques rues des monuments majeurs suffit souvent à diviser l’addition par trois. Les Romains ne mangent pas de glace à côté de la Piazza Navona. Les villes italiennes moins connues offrent d’ailleurs des expériences culinaires autrement plus authentiques.

À 44 euros les deux glaces, on est clairement dans l’excès. Mais la prochaine fois que quelqu’un vous ajoute un macaron « en cadeau », demandez-vous combien coûte vraiment la gentillesse.

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