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Après le 20 juillet, ce geste précis sur votre glycine évite qu’elle n’arrache vos tuiles

Publié par Elodie le 14 Août 2026 à 12:30
Mains taillant une jeune tige de glycine près d'une gouttière

Vous vous souvenez du jour où vous avez planté cette glycine, en rêvant de cascades de fleurs parfumées contre la façade ? Quelques années plus tard, la même liane grimpe dans les gouttières et commence à soulever une tuile. Passé le 20 juillet, la plante peut coloniser toute la toiture en quelques semaines à peine. Un seul geste de taille, réalisé au bon moment, permet pourtant d’éviter le pire sans renoncer aux grappes de l’année prochaine.

Une liane increvable qui adore s’attaquer aux toitures

La glycine, ou Wisteria de son nom botanique, n’a rien d’une plante grimpante ordinaire. Cette liane ligneuse à feuilles caduques peut atteindre une vingtaine de mètres de haut et s’étaler sur une dizaine de mètres à l’horizontale. Chaque été, elle émet de longues tiges volubiles, parfois surnommées « gourmands », capables de pousser de plusieurs mètres en une seule saison.

Tant qu’elles restent vertes et souples, ces pousses semblent inoffensives, presque décoratives. Le problème arrive à l’automne, quand elles se lignifient : le bois durcit, grossit, et exerce une pression continue sur tout ce qu’il enserre. Une descente de gouttière, une tuile ou un relevé de zinc peut alors céder sous cette poussée, un peu comme un coin qu’on enfonce lentement dans le bois.

Résultat concret : l’eau de pluie s’infiltre derrière la couverture, provoquant traces d’humidité et micro-fuites difficiles à repérer avant qu’elles ne s’aggravent. Ce scénario démarre presque toujours de la même façon, avec une innocente tige verte qu’on laisse filer en se disant qu’on s’en occupera plus tard dans la saison. Sauf que plus tard, il est souvent déjà trop tard.

Le geste précis à faire juste après le 20 juillet

Passé le 20 juillet, la floraison de printemps est terminée. Les jeunes tiges souples, longues parfois de 1 à 2 mètres, n’ont pas encore formé leurs futurs bourgeons à fleurs. C’est exactement la fenêtre idéale pour pratiquer ce qu’on appelle la taille d’été, dite « en vert » : on raccourcit les pousses qui filent vers le toit sans toucher à la charpente principale de la glycine.

Munissez-vous d’un sécateur bien affûté, désinfecté à l’alcool pour éviter de transmettre des maladies d’une plante à l’autre. Faites le tour de la façade, du mur ou de la pergola en regardant vers le haut. Repérez toutes les tiges de l’année, longues, fines, vert tendre, qui s’échappent de la structure principale en direction des tuiles, des chéneaux, des fenêtres ou des câbles électriques.

Ne les arrachez surtout pas. Raccourcissez-les proprement en un seul geste net, sans écraser le bois. Sur ces « fouets » de l’année, rabattez à environ 20 à 30 centimètres, soit 5 ou 6 feuilles depuis la base. Cette méthode laisse un petit tire-sève qui porte encore quelques feuilles actives, essentielles pour que la plante continue à respirer normalement.

Sur les zones les plus denses, vous pouvez descendre à 10 ou 15 centimètres, juste au-dessus d’un bourgeon tourné vers l’extérieur. Règle absolue : toute liane située à moins de 50 centimètres de la toiture ou des descentes d’eau doit être supprimée à sa base, sans exception, même si elle a l’air encore inoffensive.

Tige de glycine enroulée serrée autour d'une gouttière

L’erreur qui coûte cher : couper trop court

Le piège classique, celui que beaucoup de jardiniers amateurs commettent sans le savoir, consiste à couper trop court en pensant bien faire. Une taille à ras en plein été stresse la glycine en pleine montée de sève et déclenche l’émission de rejets encore plus vigoureux au même endroit. Autrement dit : plus vous coupez sévèrement, plus la plante repart fort, et souvent pile là où vous ne le vouliez pas.

En gardant toujours un petit tronçon feuillé sur chaque tige raccourcie, vous canalisez l’énergie de la plante vers la formation des futurs boutons à fleurs plutôt que vers une repousse anarchique. Les coupes sévères, celles qui servent à rajeunir une vieille glycine fatiguée, se réservent exclusivement à l’hiver, en février, sur du bois nu et sans sève active.

Une fois cette taille d’été terminée, il reste un dernier réflexe à adopter : le palissage. Une glycine livrée à elle-même devient vite ingérable, tandis qu’une plante guidée sur quelques branches principales bien choisies se maîtrise facilement d’une saison à l’autre. Attachez les charpentières sur un support solide avec un lien souple, de préférence à l’horizontale.

Conservez seulement deux ou trois axes majeurs sur une pergola, pas plus. Ensuite, laissez la plante tranquille jusqu’à l’hiver, en surveillant simplement que de nouveaux gourmands ne repartent pas discrètement vers le toit pendant les chaleurs de fin d’été.

Un coup de sécateur bien placé aujourd’hui vaut mieux qu’une tuile soulevée dans six mois. La glycine reste une plante généreuse et spectaculaire, à condition de lui rappeler chaque année, fin juillet, qui décide vraiment où elle grimpe.

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