Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Jardinage

Selon un pro du potager, ces 5 graines semées en août promettent une récolte abondante à l’automne

Publié par Elodie le 31 Juil 2026 à 8:05
Semis de légumes d'automne dans un jardin potager

Le mois d’août sonne souvent le glas du potager dans la tête des jardiniers. Vacances, chaleur, sachets de graines rangés au fond du tiroir : on croit la saison finie. Pourtant, un spécialiste britannique très suivi affirme exactement le contraire, et il a de bonnes raisons de le penser.

Pourquoi août n’est pas la fin du potager

Benedict Vanheems, jardinier et auteur, figure connue de la chaîne GrowVeg, tient un discours qui détonne en pleine torpeur estivale. Pour lui, la fin de l’été n’est pas un renoncement, mais une opportunité. Il la résume d’une formule limpide : cette période est « une saison de secondes chances ».

L’idée centrale tient à la baisse progressive des températures. Certaines cultures, dites de saison fraîche, détestent la canicule mais adorent démarrer quand l’air se rafraîchit doucement. C’est le cas du pak choï, star de sa sélection, qui pousse alors sans stress et sans se précipiter vers la floraison.

Ce raisonnement change la donne pour quiconque pense que le potager se résume à la récolte de juillet. D’ailleurs, comme pour certaines plantes résistantes à la sécheresse, le bon timing fait toute la différence entre une culture qui rate et une culture qui régale. Reste à savoir quelles graines miser sur ce créneau encore trop peu exploité par les jardiniers pressés de ranger leurs outils.

Les 5 graines à semer maintenant pour une récolte rapide

Benedict Vanheems mise sur cinq cultures précises : le pak choï, la roquette, le chou chinois, la coriandre et les navets. Toutes partagent un point commun : une croissance rapide, capable de fournir légumes et feuilles jusque tard en automne.

Le piège à éviter reste la chaleur résiduelle du plein été. Semé trop tôt, le pak choï « monte en graines », c’est-à-dire qu’il fleurit avant même d’avoir formé ses têtes bien fermes. Même mécanique pour la coriandre : en pleine canicule, elle grimpe presque immédiatement en graines, alors qu’avec des températures plus douces, elle produit enfin ces feuilles aromatiques tant recherchées en cuisine.

Côté méthode, chaque graine a ses habitudes. Le pak choï se démarre en plaques de semis, deux graines par alvéole, avant de ne garder que le plant le plus vigoureux et de le repiquer trois à quatre semaines plus tard, avec un espacement de 20 centimètres.

La roquette, elle, se sème directement en ligne puis s’éclaircit à environ 10 cm ; elle peut être prête en moins de six semaines. Les navets, plus simples encore, se sèment en pleine terre avec une fine pincée de graines, pour une récolte annoncée entre six et huit semaines.

De quoi transformer une fin d’été jugée trop tardive en véritable garde-manger, à condition de respecter deux détails qui font toute la différence.

Chenille et limace sur une feuille de chou trouée

L’erreur qui ruine ces semis d’automne

Comme souvent avec les gestes du quotidien, un détail négligé peut tout faire échouer. Ici, le vrai danger ne vient pas de la météo, mais des limaces. Benedict Vanheems est catégorique sur ce point : « Les limaces ont vraiment bon goût et adorent le pak choï probablement encore plus que nous ». Démarrer les plants les plus fragiles en godets, à l’abri, permet d’éviter ce carnage silencieux avant la mise en pleine terre.

Deuxième menace, tout aussi discrète : les chenilles. Le chou chinois appartient à la famille des brassicacées, très prisée des papillons et des mites. Le spécialiste recommande sans détour de poser un filet dès le semis pour empêcher ces insectes d’atteindre les jeunes pousses. Un geste simple, souvent oublié, qui évite des feuilles trouées et des récoltes décevantes.

Pour prolonger le plaisir, il conseille aussi de récolter la roquette régulièrement et de ressemer quelques rangs toutes les deux ou trois semaines. Quant à la coriandre, elle reste selon lui indispensable dans « les trois S » : sauces, salades et soupes. Sa conclusion résume tout l’enjeu de cette méthode : ce qui est semé aujourd’hui donnera quelque chose de savoureux à cueillir en quelques semaines seulement, bien après que les autres auront rangé leur sécateur.

Cinq petites graines, deux ennemis à surveiller, et un potager qui continue de nourrir même quand l’été touche à sa fin. La prochaine fois que vous hésitez devant vos sachets de graines en plein mois d’août, vous saurez qu’il n’est pas trop tard, bien au contraire.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *