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Septembre au jardin : les 6 gestes que les jardiniers pros ne loupent jamais avant les premières gelées

Publié par Elodie le 15 Sep 2026 à 11:03
Mains coupant des fleurs fanées de dahlias au jardin

Septembre semble annoncer la fin du jardin, avec ses premières brumes et ses nuits plus fraîches. En réalité, c’est un mois charnière où l’on récolte encore beaucoup tout en préparant déjà la saison suivante. Reste à savoir précisément quels gestes privilégier avant que le froid ne s’installe pour de bon.

Un mois charnière entre récoltes et anticipation

Au potager, les courges dodues, les dernières tomates et les maïs doux réclament encore la cueillette. Les pommiers et poiriers ploient sous le poids des fruits, et il faut faire vite avant les premières attaques de rongeurs qui rôdent autour des vergers. D’ailleurs, un simple crayon glissé près du bois peut suffire à les tenir éloignés.

La fermière Jane Scotter insiste sur un point souvent négligé : stocker pommes et poires dans un lieu sombre, frais et sec. Un détail qui change tout pour la conservation hivernale.

Côté sol, septembre est aussi le moment de vérifier que l’eau s’écoule correctement après les récoltes. Certains profitent de cette période pour questionner l’installation de leur cuve de récupération avant les pluies plus soutenues d’octobre. Ce mois n’est donc pas une pause, mais une bascule active vers l’hiver.

Les six travaux clés à cocher avant le froid

Penny Hemming, jardinière en chef au Riverford Field Kitchen, recommande de supprimer les fleurs fanées pour prolonger dahlias, cosmos et rudbeckias. Mais elle prévient : « ne soyez pas trop maniaque, laissez les tiges et têtes de graines en place tout l’hiver » dans les massifs d’ornement, un refuge précieux pour la petite faune.

Démarrer un tas de compost maintenant fait partie de ses priorités absolues. « Au printemps, vous pourrez étaler environ trois pouces de compost maison sur vos plates-bandes pour bien les lancer », soit près de 7 à 8 centimètres. Un geste simple qui prépare déjà les massifs de l’an prochain.

La productrice de fleurs Lowri Johnston confirme : « les dahlias ont offert un très beau spectacle et continueront d’être abondants tout au long du mois de septembre ». La fleuriste Julie Woodford abonde et conseille de couper régulièrement les tiges pour encourager de nouveaux boutons. Un rituel à ne pas négliger, comme ce geste des anciens sur les framboisiers qui double la récolte suivante.

Semer des annuelles rustiques dès l’automne, diviser les vivaces installées, planter bulbes de narcisses et alliums : autant de gestes qui ancrent déjà le printemps prochain. On sème aussi sous abri pensées et violas, tandis qu’au potager s’installent radis d’hiver et jeunes salades asiatiques, dans le prolongement de ces gestes de septembre qui décident du printemps.

Bouture de lavande posée près d'un pot de compost

La taille et le bouturage, les détails qui font la différence

En certains arbustes ne se taillent jamais n’importe quand, et septembre ne fait pas exception à cette règle silencieuse. On égalise les haies et donne un léger coup de sécateur aux arbustes persistants comme le laurier ou le troène, qui structurent le jardin en hiver. On évite en revanche de raccourcir les arbustes à floraison printanière, sous peine de sacrifier les fleurs de l’an prochain.

Pour multiplier gratuitement ses plantes, Lowri Johnston divise les touffes bien installées : « cette année, je vais diviser quelques graminées vivaces, des Geum et des Echinops ». Un geste économique que certains jardiniers appliquent aussi au potager sans jamais racheter de plants.

Julie Woodford, elle, mise sur les boutures semi-aoûtées de lavande, d’hortensia ou de romarin : « coupez juste sous un nœud, retirez l’excédent de feuillage et placez les boutures tout autour d’un pot rempli de compost sans tourbe ». On récolte enfin les graines de pois de senteur et de nigelle, garantie de floraisons gratuites l’année suivante.

Le potager, lui aussi, réclame un nettoyage : feuillages jaunis et légumes épuisés se retirent sans attendre, pour éviter que maladies et parasites ne s’installent avant l’hiver.

Six gestes, un mois, et déjà tout le printemps prochain qui se joue en silence dans la terre. Avez-vous déjà coché le vôtre cette semaine ?

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