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En juillet, cette erreur d’arrosage que 90% des jardiniers commettent ruine tout leur gazon

Publié par Elodie le 07 Juil 2026 à 19:22
Mains taillant une rose fanée dans un jardin

Juillet, c’est le mois où le jardin devrait être à son apogée. Les fleurs explosent, les fruits mûrissent, la pelouse verdit sous le soleil. Sauf que la chaleur estivale peut tout gâcher en quelques semaines si on ne s’y prend pas correctement.

Des jardiniers professionnels britanniques ont listé les gestes à adopter d’urgence pour éviter le désastre. Certains vont à l’encontre de ce que tout le monde pense faire de bien.

Pourquoi votre pelouse souffre déjà sans que vous le sachiez

Simon Parry, paysagiste chez Trex, est formel : en juillet, il faut tondre souvent et court, mais pas trop ras. Une herbe légèrement plus longue retient mieux l’humidité et pousse plus sainement. Un geste tout bête, mais qui change tout sur la résistance de votre pelouse face aux fortes chaleurs.

Autre conseil surprenant : ne jamais tondre en plein soleil. Le matin ou le soir, c’est le bon créneau, pour vous comme pour votre gazon. Simon Parry recommande aussi d’apporter un engrais spécial été, sous peine de rater le dernier coup de boost de la saison avant l’automne.

Côté arrosage, tout dépend de l’âge de votre pelouse. Un gazon bien établi supporte la sécheresse : un bon arrosage en profondeur une fois par semaine suffit à stimuler les racines, même si l’herbe jaunit temporairement. C’est souvent normal et réversible.

En revanche, un gazon fraîchement posé a besoin d’attention constante. Comptez un à deux arrosages quotidiens les deux premières semaines, puis deux à trois fois par semaine ensuite. L’eau de pluie récupérée fait très bien l’affaire, et évite de voir sa facture s’envoler, comme pour ceux qui traquent les astuces anti-canicule à la maison.

Le geste contre-intuitif qui fait refleurir vos plantes

Voici l’info qui surprend le plus de jardiniers amateurs : couper les fleurs, ça fait fleurir davantage. Le fameux deadheading, ou l’art de retirer les fleurs fanées, encourage la plante à produire de nouvelles pousses au lieu de gaspiller son énergie dans la fabrication de graines.

Simon Parry cite les delphiniums, les géraniums, les roses, les dahlias, les lupins, les pivoines, les cosmos et les salvias. Sur toutes ces variétés, un simple pincement entre pouce et index, ou un coup de sécateur, suffit à relancer la machine à floraison. C’est le genre de petit geste que même les passionnés de décoration extérieure tendance ignorent souvent.

Morris Hankinson, directeur des pépinières Hopes Grove, insiste sur un point précis : certaines fleurs préférées des papillons, comme les échinacées, les monardes, les zinnias ou les cosmos, s’épuisent vite en juillet. Retirer leurs fleurs fanées maintient une source de nectar continue pour les pollinisateurs.

Mais avant de sortir le sécateur, un réflexe s’impose : vérifier qu’aucune chenille ou chrysalide ne se cache dans le feuillage. Morris Hankinson est catégorique sur ce point, tout comme sur l’usage d’insecticides, à bannir absolument pour ne pas décimer les larves de papillons ni les autres insectes utiles au jardin.

C’est aussi le bon moment pour récolter graines et boutures en vue de l’année prochaine, et pour repérer les trous dans vos massifs à combler à la rentrée.

Chenille verte sur une feuille abîmée au jardin

Chenilles et fourmis : la méthode sans produit chimique qui change tout

Tessa Cobley, experte en nuisibles chez Ladybird Plantcare, casse une idée reçue tenace : non, toutes les chenilles ne sont pas à éliminer. Beaucoup d’espèces animales jouent un rôle essentiel dans l’écosystème du jardin, et les chenilles nourrissent oiseaux et autres animaux sauvages. L’objectif n’est pas l’éradication totale, mais la gestion.

Comment repérer une invasion problématique ? Des feuilles trouées de façon irrégulière, des bords rongés, un feuillage squelettisé. Autres indices : de petites déjections noires, des toiles, ou des feuilles repliées formant de petits abris protecteurs. Les papillons pondent souvent leurs œufs sous les feuilles, invisibles au premier coup d’œil.

La bonne nouvelle, selon Tessa Cobley : pas besoin de pesticides pour reprendre le contrôle. Un filet à mailles fines empêche les papillons de pondre sans bloquer la lumière, l’air ni l’eau. Inspecter régulièrement ses plantes et retirer à la main œufs et chenilles, avec des gants, fonctionne aussi très bien sur les infestations légères.

Encourager les prédateurs naturels reste la méthode la plus durable : oiseaux, insectes prédateurs et guêpes parasites adorent s’installer dans un jardin varié, avec fleurs mellifères, points d’eau et zones de nidification. Les nématodes bénéfiques, ces micro-organismes invisibles à l’œil nu, ciblent spécifiquement les chenilles nuisibles sans toucher aux plantes, aux animaux domestiques ni aux insectes utiles.

Reste le cas des fourmis, redoutées en été. Simon Parry rappelle qu’elles participent à la biodiversité du jardin, mais leurs nids créent des monticules qui déstabilisent le sol et favorisent les mauvaises herbes. Sa solution : attendre une journée sèche et balayer simplement les monticules de terre avec un balai. Si elles reviennent, direction les répulsifs naturels.

Un jardin d’été réussi, c’est finalement une somme de petits gestes à contretemps de nos réflexes : tondre moins ras, couper pour mieux fleurir, tolérer certaines chenilles. Et vous, quel geste allez-vous tester ce week-end dans votre jardin ?

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