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Jonquilles : cette astuce en pot dès août fait gagner plusieurs semaines de floraison au printemps

Publié par Elodie le 06 Sep 2026 à 12:32
Pots en terre cuite remplis de bulbes de jonquilles

Les sacs de bulbes envahissent déjà les rayons des jardineries alors que l’été n’est même pas terminé. Chaque année, c’est la même frustration : on achète ses jonquilles avec enthousiasme, mais la terre du jardin reste dure comme du béton après des mois de chaleur.

Résultat, la plantation traîne, se fait mal, et la floraison de printemps n’a jamais l’éclat espéré. Monty Don, figure incontournable du jardinage britannique, propose une méthode radicalement simple pour éviter ce piège chaque année.

Le problème que tout jardinier connaît sans le nommer

Dès la fin de l’été, un rituel bien connu s’installe : on craque pour des filets de bulbes de jonquilles, de crocus ou de muscaris en jardinerie, souvent sans plan précis. Le souci, c’est que la pelouse et les massifs n’ont pas encore retrouvé leur souplesse après les mois secs. Planter directement en pleine terre à cette période relève parfois du forçage, avec des bulbes mal enfouis et une reprise aléatoire.

Ce constat, beaucoup de jardiniers amateurs le vivent sans forcément comprendre pourquoi leurs plantations de fin d’été donnent des résultats décevants. On peut d’ailleurs retrouver la même logique de préparation anticipée avant l’hiver dans bien d’autres gestes de la maison, où l’anticipation change tout au résultat final.

Face à ce dilemme, Monty Don ne propose pas de forcer le sol ni d’attendre que la terre s’assouplisse toute seule. Sa solution évite complètement l’obstacle : il change simplement de support. Une astuce presque trop évidente, mais qui change concrètement la donne pour qui la suit à la lettre, un peu comme certaines habitudes régionales qui paraissent anodines mais font toute la différence sur le résultat final.

La méthode de Monty Don, simple et redoutablement efficace

Sur son blog personnel, le jardinier explique sans détour sa technique. « Les bulbes de printemps sont maintenant en vente, mais le sol est souvent beaucoup trop dur pour les planter dans la pelouse à ce moment de l’année, alors je commence toujours par planter quelques bulbes en pots », écrit-il. La solution consiste donc à contourner totalement le problème de la terre trop compacte.

Sa sélection ne se limite pas aux jonquilles. Il précise : « Je commence avec des crocus, des jonquilles – en particulier les plus petites comme ‘Tête-à-Tête’ – des iris réticulés, des muscaris et des scilles ». Le choix des variétés naines n’est pas anodin : elles s’adaptent particulièrement bien à la culture en contenant et offrent un rendu compact très photogénique.

L’avantage ne s’arrête pas à la simplicité du geste. Selon Monty Don, ces bulbes plantés en pots dès maintenant « fleuriront un peu plus tôt et pourront être disposés pour un effet maximal au printemps prochain ». Autrement dit, on gagne des semaines de floraison et surtout, on maîtrise totalement la mise en scène finale du jardin, comme on organiserait n’importe quel projet de réaménagement extérieur à petite échelle.

Une fois les pots installés au pied de la terrasse ou près de l’entrée, il suffira de les déplacer au moment opportun pour créer un effet de floraison groupée, bien plus spectaculaire qu’une plantation dispersée en pleine terre, un peu à la manière d’un décor naturel savamment orchestré.

Jardinier souriant observant ses pots fraîchement plantés

Le détail technique qui fait vraiment la différence

Avant de foncer acheter un pot, mieux vaut connaître la bonne méthode de plantation, car un mauvais drainage ruine tous les efforts. Placez d’abord quelques tessons ou une couche de gravier au fond du contenant, puis ajoutez un mélange terreau-gravier. Les bulbes de jonquilles se posent pointe vers le haut, avec un léger espacement entre eux.

La Royal Horticultural Society recommande même une technique dite en « lasagne » : superposer plusieurs étages de bulbes différents dans le même pot, en terminant par une couche de substrat de 5 à 10 centimètres au-dessus de la dernière rangée. Cette méthode permet d’étaler les floraisons dans le temps, un principe qui rappelle certaines astuces d’organisation intelligente appliquées à d’autres domaines du quotidien.

Une fois le pot rempli, arrosez généreusement pour bien tasser le substrat autour des bulbes. Monty Don insiste ensuite sur un point souvent négligé : « Placez les pots plantés dans un endroit abrité, prêts à être déplacés au soleil quand la nouvelle croissance apparaît ». L’exposition doit donc rester progressive, pas immédiate.

Contrairement à la pleine terre qui ne réclame un arrosage qu’en cas de sécheresse prolongée, les pots demandent une vigilance constante. La Royal Horticultural Society précise que le terreau en contenant sèche vite, il faut donc arroser régulièrement pendant toute la croissance, jusqu’au jaunissement du feuillage. Un engrais liquide riche en potassium, type engrais pour tomates, peut aussi accélérer une floraison généreuse dès l’apparition des premières pousses.

La règle d’or à retenir : dès la fin de l’été, un pot bien préparé vaut mieux qu’une pleine terre trop dure. Et vous, allez-vous tenter la technique lasagne cette année pour votre jardin ?

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