PS6 à 700 $ et version portable à 500 € : Sony prépare une console dopée à l’intelligence artificielle
Sony n’a encore rien officialisé, mais les fuites s’accumulent autour de la future PlayStation 6. Entre un prix annoncé à 700 dollars, une version portable à 500 euros et des technologies qui misent tout sur l’intelligence artificielle, la prochaine génération de consoles s’annonce aussi excitante que coûteuse. Voici tout ce qu’on sait à ce stade — et ce qui pourrait encore changer.
Le projet Amethyst : pourquoi Sony parie tout sur l’IA et pas sur le cloud
La plupart des géants de la tech lorgnent vers le cloud gaming. Pas Sony. Mark Cerny, l’architecte derrière chaque PlayStation depuis la PS4, a posé sa vision de manière très claire : la puissance de calcul doit rester dans la console, pas dans un data center à 500 km de votre salon. Exit le streaming, bonjour la force brute locale.

Le projet porte un nom de code : Amethyst. Sony travaille main dans la main avec AMD pour développer une puce capable de faire tourner des réseaux de neurones convolutifs en temps réel. En langage humain, ça veut dire que l’IA embarquée dans la console va compenser la gourmandise folle du ray tracing — un peu comme le fait déjà le DLSS de Nvidia sur PC, mais pensé exclusivement pour PlayStation.
Trois technologies majeures sortiront de ce partenariat : les Neural Arrays, les Radiance Cores et l’Universal Compression. Les Neural Arrays dopent les calculs IA. L’Universal Compression réduit la taille des jeux et accélère les échanges entre le SSD et la RAM. Quant aux Radiance Cores, c’est la pièce maîtresse du puzzle graphique — et elle mérite qu’on s’y attarde.
Des graphismes qu’on n’a encore jamais vus sur console
Les Radiance Cores sont la technologie la plus ambitieuse du lot. Leur mission : pousser le ray tracing et le path tracing à un niveau jamais atteint sur une machine de salon. Concrètement, chaque source de lumière, chaque reflet, chaque ombre sera calculé de façon réaliste. Sony promet des performances « très accrues » en fidélité graphique, ce qui laisse imaginer un bond visuel comparable à celui qu’on a connu entre la PS3 et la PS4.

Côté RAM, certaines sources évoquent 24 à 30 Go pour la PS6. Pour situer, la PS5 actuelle embarque 16 Go, et la PS4 se contentait de 8 Go. Doubler la mise paraît logique sur le papier, mais un détail complique les choses : une pénurie mondiale de RAM frappe actuellement tout le secteur technologique. Ce facteur pourrait directement influencer le prix final — et les quantités disponibles au lancement.
Un autre changement divise déjà les joueurs : le lecteur de disque physique pourrait tout simplement disparaître. Après la PS5 Pro vendue sans lecteur, tout indique que la PS6 proposera au mieux un lecteur optionnel et détachable. Le marché du dématérialisé a pris le dessus, et Sony n’a aucune raison économique de maintenir cette option en standard. Les collectionneurs de boîtiers vont grincer des dents.
Un bouton « rembobiner » sur la manette : gadget ou révolution ?
Parmi les fuites les plus surprenantes, une nouveauté côté manette attire l’attention. La future DualSense pourrait intégrer un bouton dédié au rewind — autrement dit, la possibilité de rembobiner l’action en jeu. Si vous connaissez la fonction de retour en arrière dans les jeux de course comme Forza Horizon, imaginez-la applicable à n’importe quel titre.
Rater un dialogue important dans un RPG ? Vous appuyez et vous le réécoutez. Louper un saut critique dans un platformer ? Retour trois secondes en arrière. Sur le papier, c’est le genre de fonction qu’on se demande pourquoi personne n’y a pensé avant. En pratique, il faudra voir comment les développeurs l’intègrent — et si Sony la rend obligatoire ou optionnelle pour chaque jeu.
Mais la manette n’est pas le seul terrain où Sony prépare une petite révolution. La rétrocompatibilité, elle aussi, pourrait changer la donne pour les millions de joueurs qui hésitent à franchir le pas.
PS4, PS5, PS6 : tous vos jeux sur une seule machine
Sony l’a confirmé : la PS6 sera totalement rétrocompatible avec les catalogues PS4 et PS5. L’architecture AMD, commune aux trois générations, facilite grandement ce travail. Vos jeux actuels tourneront donc sur la nouvelle console, et beaucoup d’entre eux recevront des patchs d’optimisation graphique, comme ça avait été le cas lors du passage à la PS5.
Parmi les titres qui font saliver les joueurs, GTA 6, attendu en novembre 2026, devrait logiquement recevoir une version optimisée pour la PS6. Le PDG de Take-Two a d’ailleurs laissé entendre que le jeu serait pensé pour les deux générations.
Un autre projet de taille se profile. Le futur jeu d’Hideo Kojima, annoncé en 2024, serait un héritier spirituel de Metal Gear Solid. Ce titre de nouvelle génération devrait exploiter à fond les capacités de la PS6 — Neural Arrays et Radiance Cores compris. De quoi imaginer un jeu d’infiltration visuellement bluffant, dopé à l’intelligence artificielle.
Fin 2027 ou report en 2028 : la date qui fait débat
Une génération de console dure en moyenne sept ans. La PS5 ayant débarqué fin 2020, un renouvellement fin 2027 colle parfaitement au calendrier historique de Sony. L’entreprise l’avait d’ailleurs confirmé publiquement lors d’un procès face à Microsoft : pas de PS6 avant fin 2027.

Sauf que Bloomberg a jeté un pavé dans la mare en février 2026. Selon l’agence, Sony envisagerait un report à 2028, voire 2029, notamment à cause de la pénurie de composants. Cette information a toutefois été contredite par plusieurs sources proches du dossier. Le patron de Take-Two lui-même ne croit pas à un décalage. À ce stade, fin 2027 reste l’hypothèse la plus solide.
Si Sony repousse, ce ne sera probablement pas par choix stratégique, mais par contrainte industrielle. La pénurie de RAM et les tensions sur les semi-conducteurs pourraient forcer la main du constructeur japonais. Et dans ce cas, le prix pourrait lui aussi bouger — pas forcément dans le bon sens pour les joueurs.
700 dollars pour la PS6, 500 euros pour la version portable
Le prix de la PS6 standard est estimé à 700 dollars par plusieurs sources concordantes. Pour un joueur européen, cela signifie probablement un tarif entre 750 et 800 euros, si l’on se fie à la politique tarifaire habituelle de Sony sur le Vieux Continent. Pour rappel, la PS5 avait démarré à 499 euros avant de grimper jusqu’à 649,99 euros en quelques années — une hausse de prix inédite dans l’histoire PlayStation.
Mais la vraie surprise pourrait venir d’ailleurs. Des rumeurs insistantes évoquent une PS6 Portable, une déclinaison nomade compatible avec le même catalogue de jeux, mais dotée d’une puissance graphique revue à la baisse. Son prix tournerait autour de 500 euros — un positionnement clairement pensé pour rivaliser avec la Nintendo Switch 2.
Sony aurait déjà briefé ses studios internes sur cette version portable, ce qui laisse penser que l’annonce pourrait intervenir en même temps que la PS6 classique. Si c’est le cas, le constructeur japonais proposerait pour la première fois un véritable écosystème salon + portable unifié — exactement ce que Nintendo fait depuis 2017, mais avec la puissance PlayStation en plus.
Reste la question que tout le monde se pose : est-ce que les joueurs sont prêts à mettre 700 euros dans une console de salon ? Après la PS5 Pro à 800 euros et des jeux qui flirtent avec les 80 euros pièce, la facture totale pour entrer dans la prochaine génération pourrait facilement dépasser les 1 000 euros. Sony marche sur une ligne de crête entre ambition technologique et accessibilité financière. La réponse viendra des précommandes — et du portefeuille des joueurs.