Ces métiers oubliés que vos arrière-grands-parents exerçaient au quotidien vont vous laisser sans voix

Réveilleur, rémouleur, loueuse de sangsues… Ces noms ne vous disent probablement rien. Pourtant, ils ont fait tourner la France pendant des siècles. Derrière chacun de ces métiers oubliés se cache un quotidien si éloigné du nôtre qu’il en devient presque irréel. Et certains ont survécu bien plus longtemps qu’on ne l’imagine.
Du télégraphiste au réveilleur : quand la technologie n’existait pas encore
Commençons par une surprise. Le dernier télégramme envoyé en France ne date pas du XIXe siècle, mais de 2018. Avec lui s’est éteint le métier de télégraphiste, celui qui prenait les messages et les traduisait en codes envoyés par câbles. L’ancêtre direct de notre internet, tout simplement.
Autre choc temporel : le réveilleur. En Angleterre, pendant la révolution industrielle, des personnes appelées knocker-uppers étaient payées pour tirer les ouvriers du lit. Leur arsenal ? Des cailloux lancés aux fenêtres, des bâtons, des sifflets. Tout sauf un réveil numérique. Aujourd’hui, on se plaint quand notre alarme de smartphone bugue. D’autres objets du quotidien ont connu une évolution tout aussi spectaculaire.
Et que dire du requilleur de bowling ? Avant l’automatisation, des adolescents relevaient les quilles à la main après chaque lancer. Un job fatigant, répétitif, confié à des gamins parce que personne d’autre n’en voulait. Le progrès technique a balayé tout ça sans prévenir.
Dans un registre plus spectaculaire, l’entre-deux-guerres a vu naître des guetteurs acoustiques équipés d’immenses cornets ressemblant aux oreilles de Dumbo. Leur mission : détecter les avions ennemis avant l’invention du radar. Le Minitel aussi semblait indispensable avant de finir au musée.
Rémouleurs, allumeurs de réverbères, laitiers : la France d’avant les machines
Le rémouleur a traversé les siècles avec sa charrette et sa meule. Il affûtait les couteaux des ménagères, les cisailles des jardiniers, les lames des bouchers. En 2017, il n’en restait plus que 5 à Paris. La société de consommation a tué son métier : pourquoi aiguiser quand on peut racheter ?
L’allumeur de réverbères, lui, a disparu en deux temps. D’abord remplacé par le gaz — qui s’allumait seul — puis définitivement effacé par l’électricité au milieu du XIXe siècle. Chaque soir, ces hommes arpentaient les rues pour y apporter la lumière. Un métier poétique, devenu inutile en une génération. Les fontaines publiques ont connu un sort similaire dans nos villes.
Le laitier, qu’on croise encore dans les vieux films américains, déposait ses bouteilles au petit matin devant les portes. Avant la réfrigération, le lait devait être bu quelques heures après la traite. Son métier n’était pas un luxe, c’était une nécessité absolue. Même chose pour le porteur d’eau : avant les canalisations, pas de robinet. Il fallait quelqu’un pour transporter l’eau jusqu’à votre porte.
Et dans les moulins, le rhabilleur de meules retaillait les pierres qui écrasaient le grain. De son travail dépendait la qualité de la farine. Un artisan de l’ombre, indispensable au pain quotidien de millions de Français. Les anciens avaient aussi des gestes précis au jardin qu’on a totalement oubliés.

Marchande de plaisir, ange gardien des ivrognes, loueuse de sangsues : les plus insolites
Nos ancêtres avaient des pratiques qui nous sembleraient surréalistes. La marchande de plaisir en est l’exemple parfait. Rien de sulfureux : il s’agissait de vendeuses ambulantes de pâtisseries fines. Au XIXe siècle, elles criaient le soir dans les rues « Voilà l’plaisir, mesdames ! » en proposant des oublies, de fins gâteaux croquants en forme d’entonnoir.
L’ange gardien, lui, raccompagnait les hommes ivres chez eux contre quelques pièces. L’ancêtre du VTC, en quelque sorte, mais avec une patience d’ange obligatoire et un salaire de misère. La marchande d’arlequins récupérait les restes des tables bourgeoises et des grands restaurants pour en faire des plats revendus aux plus démunis. Une sorte de cantine solidaire avant l’heure.
Et puis il y a les métiers qui donnent des frissons. Les loueuses de sangsues pataugeaient pieds nus dans la Seine en attendant que les bestioles s’accrochent à leur peau. Elles les revendaient ensuite aux médecins et pharmaciens. Le bourreau, lui, transmettait sa charge de père en fils, vivait en paria et exécutait des gestes codifiés. Loin du monstre sanguinaire, c’était souvent un homme redouté mais obéissant à des règles d’un autre temps.
Sans oublier le chiffonnier, populaire au XIXe siècle avec l’essor de l’industrie du papier. Il récupérait guenilles, cordes et vieux tissus pour les recycler. Personnage solitaire et inquiétant aux yeux de ses contemporains, il était pourtant le premier écologiste sans le savoir. Quant à la dactylographe, encore active il y a 30 ans, elle tapait sans regarder ses mains — et sans droit à l’erreur.
Télégraphiste en 2018, rémouleur en 2017… Ces métiers n’ont pas disparu il y a des siècles. Ils se sont éteints sous nos yeux, discrètement, avalés par des machines et des habitudes nouvelles. La vraie question, c’est : lequel de vos métiers actuels rejoindra cette liste dans 20 ans ?
- 22/06/2026 à 12:31J'ai connu aussi à Paris dans les années 40 les cardeurs de matelas.
- 21/06/2026 à 09:21je me permets de rajouter celui qui rachetait les métaux , pour les réutiliser ensuite. j'en ai vendu ,lorsque j'étais gamin. cela nous faisait un peu d'argent de poche. il y avait aussi la marchande d'escargot; le "chiacappant " ; peux être d'autres
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