Les 8 départements français où les habitants regardent le plus la télévision : le n°1 dépasse 4h par jour
Depuis le canapé jusqu’à l’écran, il y a en moyenne 3h30 par jour de trajet pour un Français. Mais dans certains départements, ce chiffre explose largement au-dessus de la moyenne nationale.
Médiamétrie mesure chaque année cette consommation, département par département, âge par âge. Et le classement 2025 réserve une vraie surprise sur la première marche du podium.
Les habitudes qui varient selon là où tu vis
La consommation télé n’est jamais uniforme sur le territoire. Elle dépend de l’âge moyen, du climat, du taux d’emploi et même de la distance aux grandes villes.
Les zones rurales et les départements vieillissants affichent systématiquement des scores plus élevés que les métropoles jeunes et actives. La logique est simple : moins de sorties, plus d’écran.
Mais certains résultats cassent cette règle générale. Direction le classement, du 8e au 1er rang.

Du 8e au 5e rang : des surprises dès le bas du classement
En 8e position, la Creuse affiche 3h58 de télévision quotidienne par habitant. Un département rural, peu peuplé, où la télé reste le lien principal avec l’actualité nationale.
En 7e place, la Nièvre suit de près avec 4h01. Ici, plus d’un habitant sur trois a plus de 60 ans, une tranche d’âge particulièrement fidèle au petit écran.
La Haute-Marne occupe le 6e rang avec 4h04 quotidiennes. Le département cumule un vieillissement marqué et un réseau de transports limité qui pousse à rester chez soi.
Cinquième surprise : l’Aisne, dans les Hauts-de-France, grimpe à 4h07 par jour. Un chiffre porté par un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale, qui allonge le temps passé à domicile.
Top 4 à 2 : le podium se resserre
En 4e position, l’Yonne atteint 4h11 quotidiennes. La proximité relative avec Paris n’y change rien : la Bourgogne rurale reste fidèle à ses habitudes télévisuelles.

Le Cher grimpe à la 3e place avec 4h14 par jour. Une population âgée en moyenne de 45 ans, contre 41 ans au niveau national, explique en grande partie cet écart.
Sur la 2e marche, l’Allier enregistre 4h19 de télévision quotidienne. L’Auvergne rurale confirme la tendance : plus la densité de population baisse, plus le temps d’écran grimpe.
Mais aucun de ces départements ne détient le record. Il faut aller chercher ailleurs, dans un territoire que peu de monde aurait spontanément cité.
Le n°1 : un département qui n’a rien d’une zone rurale isolée
C’est le Pas-de-Calais qui truste la première place, avec 4h27 de télévision consommée chaque jour par habitant en moyenne. Un score qui dépasse de près d’une heure la moyenne nationale.
Contrairement aux départements du top 5, le Pas-de-Calais n’est pourtant pas un désert rural. Il compte plus d’1,4 million d’habitants et des villes moyennes comme Calais, Boulogne-sur-Mer ou Lens.
L’explication tient à un cocktail spécifique : un taux de chômage parmi les plus élevés de France métropolitaine, un climat peu clément une bonne partie de l’année, et une offre culturelle et de loisirs plus restreinte que dans les grandes métropoles.
Les habitants du bassin minier reconverti restent aussi particulièrement attachés aux chaînes d’information et aux programmes régionaux, un réflexe hérité d’une culture populaire forte autour du poste de télévision.
Une fracture Nord-Sud qui ne dit pas son nom
En creusant les données Médiamétrie, un motif se dessine clairement. Les départements du Nord et du Centre concentrent l’essentiel du top 8, quand les régions méditerranéennes affichent des scores nettement plus bas.
À Paris, la moyenne tombe sous les 2h30 par jour. Une différence de deux heures avec le Pas-de-Calais, soit près de 730 heures par an, l’équivalent de 30 jours pleins.
Le climat joue clairement un rôle : plus il fait beau et chaud, moins on reste devant l’écran. Mais l’âge moyen de la population et le taux d’activité pèsent tout autant dans la balance.
Alors, tu avais deviné que le Pas-de-Calais serait sur la plus haute marche du podium ? La plupart des gens auraient plutôt misé sur un département rural du centre de la France.