Les 4 départements où plus d’un adulte sur quatre possède 2 logements : la Lozère devance Paris
Un Français propriétaire sur trois ne possède pas un logement, mais au moins deux. L’Insee a cartographié ces multipropriétaires, département par département.
Dans quatre d’entre eux, plus d’un adulte sur quatre est dans ce cas. Et le classement réserve une vraie surprise : Paris n’est même pas sur le podium.
9,7 millions de Français, et un chiffre qui retourne le marché
Les chiffres de départ donnent le ton. 9,7 millions de personnes possèdent, seules ou en commun, au moins deux logements, soit un tiers des propriétaires, selon l’Insee (données 2022, publiées en 2025).
Autre résultat qui pique : deux logements sur trois du parc privé appartiennent à au moins un multipropriétaire. Autrement dit, ce n’est plus un cas marginal.
Le profil type ? Cela s’installe avec l’âge : vers 60 ans, près de 30 % des personnes possèdent plusieurs logements. Reste à savoir où ils se concentrent. Le décompte commence par la 4e place.
4e place : un département des Alpes qui n’a rien d’un favori
Les Alpes-de-Haute-Provence ferment le top 4 avec 25,4 % de multipropriétaires parmi les 25 ans et plus. Un habitant sur quatre, donc, possède au moins deux logements.
Ce n’est pas la Côte d’Azur voisine qui brille ici, mais un territoire de montagne et de villages. Les Alpes-Maritimes, elles, restent à 22,4 %.
C’est un schéma que l’Insee relève : les départements alpins, de la Haute-Savoie aux Alpes-de-Haute-Provence, dépassent la moyenne. Mais l’effet « montagne » n’explique pas tout, comme le prouve la suite.
Le podium qui se joue à égalité, et pas là où on l’attend
Deux départements se partagent la 2e place avec 26,4 % : les Hautes-Alpes et l’Aveyron. Le premier est une destination de ski et de randonnée, le second un département rural du sud du Massif central.
Deux mondes très différents, un même résultat. Dans les Hautes-Alpes, le tourisme explique en bonne partie la présence de résidences secondaires.
Dans l’Aveyron, c’est plus discret : l’Insee classe le sud du Massif central, du Lot à l’Ardèche, parmi les zones où l’on cumule plus souvent les logements. Ce phénomène touche aussi des ménages qui déménagent peu et héritent de maisons de famille.

Cette égalité parfaite cache pourtant un détail : le département en tête les devance d’une courte tête. Lequel ?
N°1 : le département le moins peuplé de métropole passe devant Paris
La Lozère arrive en tête avec 27,2 % : plus d’un habitant de 25 ans ou plus sur quatre y possède au moins deux logements. Elle devance les Hautes-Alpes et l’Aveyron d’0,8 point.
Le chiffre surprend, car la Lozère n’est pas réputée pour sa flambée immobilière. Les prix y sont loin de ceux de la capitale, où la part atteint 24,0 %.
L’explication n’est pas dans le prix, mais dans la nature des biens. Maisons de famille gardées, résidences secondaires, petits logements loués : on cumule plus facilement quand les logements sont accessibles.
Ce phénomène rappelle ce que racontent ces retraités qui cherchent la ville la moins chère de France : quand les prix sont bas, on peut se permettre plus de pierre.

Qui vient juste derrière, et qui reste loin
La bataille est serrée. La Savoie affiche 24,8 %, le Lot 24,7 %, la Corse-du-Sud et la Haute-Savoie 24,4 %. Paris suit à 24,0 %.
Dans la capitale, la logique est inverse : des prix hauts, des ménages aisés et beaucoup de logements loués. À Paris et en Corse, jusqu’à huit logements privés sur dix appartiennent à des multipropriétaires.
À l’opposé, le nord du pays est bien moins concerné. L’Aisne tombe à 16,5 % et les Ardennes à 17,3 %, soit presque dix points de moins que la Lozère.
Ce que contiennent vraiment ces logements en plus
Qu’en font-ils ? Plus de la moitié de ces logements sont mis en location, un quart servent de résidences secondaires, le reste est vacant. Et les deux tiers des logements loués se trouvent dans le même département que la résidence principale du propriétaire.
Beaucoup de Français vont chercher du soleil ailleurs, comme cette retraitée partie à Madère ou ces retraités installés à Dakhla. Mais l’Insee montre que la plupart des propriétaires multiples restent près de chez eux.
Le classement raconte donc une France où la propriété se joue autant à la campagne et à la montagne qu’en ville. La tendance générale : les territoires touristiques et ruraux du sud tiennent le haut du tableau, le nord le bas.
Et toi, tu aurais parié sur la Lozère devant Paris ? Dis-nous en commentaire si tu connais quelqu’un qui possède plusieurs biens.
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