Selon une étude IFOP 2026, ce fantasme fait vibrer 36% des Françaises
Le professeur et son élève. Le médecin et sa patiente. Le plombier venu « dépanner » une cliente esseulée. Ces scénarios, popularisés par la pornographie, ont longtemps semblé être les seuls codes possibles pour pimenter une vie sexuelle.
Mais en 2026, un nouvel imaginaire s’impose dans les chambres françaises. Et il n’a rien à voir avec un cabinet médical ou une salle de classe.

Un fantasme qui ne ressemble à aucun autre
Selon une étude IFOP réalisée pour JOYclub, première communauté sexpositive d’Europe avec plus de sept millions de membres, plus d’une Française sur trois déclare être attirée par les jeux de rôle érotiques mettant en scène des créatures fantastiques.
Elfes, sirènes, vampires : ces personnages remplacent peu à peu le prof et le plombier dans l’imaginaire de 36% des Françaises. Une bascule qui interroge sur ce que cherchent vraiment les couples quand ils jouent un rôle au lit.
Contrairement aux scénarios classiques, aucun script n’existe pour un elfe ou une sirène. Personne ne sait comment ces créatures sont censées se comporter, ni qui doit les incarner.
Pourquoi l’absence de règles change tout
C’est justement cette liberté totale qui séduit de plus en plus de couples. Il n’y a ni dialogue attendu, ni comportement imposé, ni cliché à respecter pour être un bon amant.
Le jeu repose sur l’improvisation et la complicité plutôt que sur des stéréotypes de genre déjà vus mille fois dans les films X.
L’intérêt est avant tout psychologique. En incarnant un personnage fictif, il devient plus facile de mettre de côté les injonctions liées au corps ou à la performance.
Ce n’est plus soi qui agit, mais un personnage inventé. Cette distance permet d’oser exprimer des désirs sans avoir l’impression qu’ils définissent qui l’on est au quotidien.

Les scénarios qui cartonnent déjà chez les couples
Parmi les univers les plus populaires cités par JOYclub, l’elfe des bois arrive en tête. Le décor n’est plus une salle de classe mais une forêt mystérieuse où une rencontre inattendue ouvre la porte à l’aventure.
Le scénario peut évoluer selon les envies : une personne égarée, un sortilège à lever, une confiance à construire ensemble.
Autre univers plébiscité : la sirène, fascinée par le monde des humains qu’elle découvre avec curiosité. JOYclub cite aussi le duo vampire et loup-garou, deux tempéraments opposés où la tension repose sur les regards plus que sur un script figé.
Aucun de ces scénarios n’exige de costume sophistiqué ni d’expérience particulière. Il suffit de laisser place à l’imagination, un peu comme on le ferait pour renforcer la complicité dans un couple par d’autres moyens.
Comment se lancer sans se sentir ridicule
L’idée est de rester simple. Choisissez un personnage avec une caractéristique dominante, puis définissez ensemble l’ambiance voulue : romantique, joueuse ou plus intense.
Posez clairement vos limites avant de commencer. Une scène de départ suffit ensuite à lancer l’imaginaire, le reste s’improvise naturellement.
JOYclub recommande de démarrer en douceur, avec quelques mots ou une intonation différente. L’objectif n’est pas de jouer un rôle parfaitement, mais de créer un moment de connexion totale avec son partenaire.
Le consentement et la communication restent, comme toujours, les deux piliers indispensables avant de se lancer.

Ce que ce fantasme révèle sur l’écart de plaisir hommes-femmes
Cette évolution rappelle une évidence trop souvent oubliée : le désir ne dépend pas uniquement du contact physique. L’excitation est aussi liée au cerveau, à l’imagination et au contexte émotionnel.
Cette dimension psychologique pourrait expliquer un écart frappant révélé par la même étude IFOP. 92% des hommes déclarent atteindre l’orgasme en position du missionnaire, contre seulement 64% des femmes.
Le plaisir ne dépendrait donc pas que de la position adoptée, mais aussi de la capacité à sortir de la routine. Les elfes et vampires ne seraient finalement qu’un prétexte pour réinventer le désir à deux.