Les 8 métiers où les Français partent le plus souvent en solo en vacances : le n°1 dépasse 40%
Partir seul en vacances n’a plus rien d’exceptionnel en France. Selon plusieurs enquêtes sur les habitudes de départ des actifs, certaines professions affichent un taux de solo-voyageurs largement supérieur à la moyenne nationale, qui tourne autour de 15 à 20%.
Rythmes de travail décalés, célibat plus fréquent, revenus permettant l’indépendance financière : les raisons varient selon les métiers. Mais un point commun ressort dans presque tous les cas.
Le classement qui suit dévoile les 8 professions où l’on part le plus souvent sans compagnon de voyage. Le n°1 dépasse 40%, un chiffre qui questionne sur l’équilibre vie professionnelle-vie sociale de toute une catégorie de travailleurs.

Les métiers de terrain qui isolent malgré eux
En 8e position, les chauffeurs routiers affichent un taux de départ en solo proche de 28%. Leur métier les éloigne déjà de leur foyer une grande partie de l’année.
Beaucoup profitent de leurs congés pour voyager léger, sans organiser de séjour en couple ou en famille. La logique du « je pars quand je veux, où je veux » domine chez cette population.
En 7e place, les agriculteurs et exploitants agricoles atteignent 30%. Le calendrier des récoltes impose des fenêtres de congés très restreintes, souvent incompatibles avec celles du conjoint ou des amis.
Résultat : nombreux sont ceux qui partent seuls, sur des périodes courtes, faute de synchronisation possible avec leur entourage.
Le monde du soin et de la santé, largement représenté
À la 6e place du classement, les infirmiers et infirmières affichent 32% de départs en solo. Les rotations en 3×8 et le travail de nuit compliquent sérieusement la vie sociale.
Beaucoup de professionnels de santé interrogés dans les enquêtes sectorielles confient qu’ils partent « quand la fenêtre se libère », indépendamment des disponibilités de leur entourage.

En 5e position, les médecins généralistes exerçant en zone rurale grimpent à 34%. Leur charge de travail et leurs astreintes rendent la planification à deux quasi impossible.
Un chiffre qui rejoint une tendance plus large observée dans les départements où les dépenses loisirs explosent malgré des emplois du temps contraints.
Les métiers du numérique et du conseil, terrain inattendu
À la 4e position, un secteur surprend : les consultants en informatique et développeurs freelance atteignent 36%. Leur statut d’indépendant et leurs missions ponctuelles favorisent une grande liberté de mouvement.
Beaucoup enchaînent télétravail et voyage, une pratique connue sous le nom de « digital nomadisme », qui brouille la frontière entre travail et vacances solo.
En 3e place, les cadres commerciaux itinérants affichent 38%. Habitués à voyager seuls pour le travail, ils reproduisent naturellement ce schéma pendant leurs congés.
L’habitude professionnelle devient un réflexe personnel : voyager seul ne leur pose simplement plus aucun problème psychologique.
Le podium : deux professions loin devant tout le monde
En 2e position, les artistes et intermittents du spectacle atteignent 39%. Leurs plannings imprévisibles, souvent calés sur des tournées ou des castings, rendent toute organisation collective compliquée.
Beaucoup expliquent partir seuls « par nécessité » plus que par choix, faute de trouver un créneau commun avec leurs proches.
Et le n°1 du classement ? Les photographes et journalistes reporters décrochent la première place avec un taux impressionnant de 41% de départs en solo.
Leur métier les pousse déjà à voyager seuls pour le travail, souvent dans l’urgence ou sur des missions courtes. Ce mode de vie professionnel finit par façonner leurs habitudes personnelles.
Beaucoup avouent avoir perdu l’habitude de coordonner un départ avec quelqu’un d’autre, et certains disent même préférer cette liberté totale, loin des contraintes de groupe.
Une tendance qui dépasse la simple question du métier
Ce classement révèle surtout une chose : plus un métier impose une vie professionnelle irrégulière ou solitaire, plus il favorise des vacances en solo par la suite.
L’habitude professionnelle contamine la sphère personnelle, jusqu’à devenir un mode de vie assumé chez une partie croissante des actifs français.
Alors, aurais-tu deviné que les photographes et reporters arrivaient en tête devant les intermittents du spectacle ? Le classement complet réserve clairement sa part de surprises.